L'Europe de 476 à 987,

 

CHAPITRE I : LES MEROVINGIENS.

Vers 480 on a 3 types de Royaume qui se développe au cours du V et VI ième siècle :

  • Des Royaumes Romano-germanique (Sud), ce sont les anciens Royaumes fédérés ; Wisigoths de la péninsule Ibérique à l'Aquitaine, le Royaume d'Odoacre ou Ostrogoths en péninsule Italienne et le Royaume Burgonde (Suisse et une partie de la Provence actuelle).

  • Par de conquête tel que les Francs (Nord de la France actuel)

  • à partir du VI ième, en 560 l'arrivée des Lombards en péninsule Italienne.

 

    1. La conquête Francs et ses conséquences :

 

  1. Origine des Francs :

 

On a 3 éléments, d'une part des textes historique basé sur des mythes religieux : Les Francs viendraient de Scandinavie voir même pour certains de Troie et se serait installé en Germanie au Ier siècle après JC. Ces écrits sont remis en cause par les historiens, émanant de la Royauté  Mérovingienne et qui sont écrits tardivement au VI ième siècle dans un but de légitimité du peuple Franc à s'installer en ancienne Gaule. Ainsi, ces récits ne sont pas pris au pied de la lettre.

Au début, la tribut est issu de peuple divers, les rapports avec l'Empire Romain d'Occident on trois 3 étape :

  • III ième siècle, tribut fédérés et se désigne comme des Francs, terme qui trouve sa source étymologique germanique « hardi » ou « libres », libres par rapport à la domination de l'Empire.

  • Fin III ième siècle, les francs sont battus pas les Romains et sont intégrés pour les neutralisés : ils reçoivent des terres en échange ils sont chargés de défendre l'Empire.

  • V ième siècle, statut de fédérés ; pacte avec l'Empire Romain et on un statut clair avec l'Empire.

On distingue 2 groupes de Francs → les Francs Saliens de la Somme au Pays-Bas actuel et sont eux-mêmes divisés en 2 tributs. → les Francs Ripuaires (Rhénan) à l'Est du Rhin qui sont eux unifiés avec une organisation autour de la ville de Cologne.  

 

    1. L'émergence Mérovingienne :

 

La famille Mérovingienne est d'origine des Francs Saliens, avec deux ancêtres mythique : Clodion et Mérovée (Grégoire de Tours). Le premier Roi attesté est Childéric 1er (mort vers 481), il est connu par sa tombe retrouvé par hasard près de Tournai au XVII ième siècle.

Son fils, Clovis règne entre 481 et 511, il étends considérablement du point de vue territorial. Il unifie les Francs Salien et Ripuaires, et commence sa conquête : 486, il annexe le territoire de Syagirus (chef de l'armée Romaine), vers 500 il fait un intervention en Royaume Burgondes sans qu'il annexe une part de Royaume. En 506, Clovis tue l'un des Rois Alamans et annexe donc une partie du territoire Alamans. Enfin, en 507 il s'attaque au Wisigoths (territoire qui va de la Loire à l'Andalousie). Bataille de Vouillé où Clovis tue le Roi Wisigoths Alaric II et annexe toute l'Aquitaine. Cette domination nouvelle est remarqué par l'Empire Byzantin et l'Empereur lui donne le titre de consul en 508.  

 

    1. La question religieuse :

 

Rapport des Barbares au Christianisme au moment où Clovis prend le pouvoir? Les Francs sont des païens (Paganisme : admiration des Dieux Germaniques). Les autres sont Royaumes sont Homéens (Homéisme). L'Homéisme est une déviance du Christianisme (Wisigoths, Ostrogoths et Burgondes) qui sont Chrétien Homéens (Peuple ariens dans les sources).

Il s'agit donc d'une déviance Chrétienne, Arianisme viens de Arius qui est un prête d'Alexandrie vers 320. L'ariansime a une vision particulière sur la trinité. Elle est hiérarchisée. Le Père est supérieur au Fils qui est supérieur au Saint-Esprit. Lors du Concile de Nicée en 325, cette forme de déviance est condamnée, ils sont considérés comme hérétique (erreur de doctrine). La bonne doctrine qu'il faut suivre est celle du Concile de 325 (cf. introduction). En Occident, les évêques acceptent la définition de Nicée. Cependant, il y a un retournement de situation vers 360 où l'Empereur Romain qui cherche une doctrine proche de l'arianisme pour mieux regrouper l'Empire. L'Homéisme né donc à cette date. Ainsi entre 330 et 380, la seule bonne doctrine pour l'Empire est celle d l'Homéisme.

Les Goths se convertissent vers 360-380, et donc adopte la version Homéenne du Christianisme. (Ulfila, traduit la Bible en Goths). Or, un nouveau retournement de situation a lieu en 381 où l'Empereur Théodose réaffirme qui se sont les dogmes de Nicée qu'il faut suivre qui sont orthodoxes. On rejettent les autres doctrines dans l'hérésie, donc l'Homéisme. Le dogme de Nicée, en 381 s'appellera désormais « catholique » qui signifie universel.

La qualification d'ariens dans les Royaumes Barbares dans les sources, sont partisanes de 

 l'illégitimité de ces Royaumes. L'arianisme est une hérésie depuis longtemps déjà.

Clovis, se convertit au Catholicisme pour deux raisons, d'une part parce qu'il est en conflits avec ces voisins Homéen comme nous l'avons vu, est ainsi en se convertissant il espère un soutien de l’Église. Les évêques Gallo-Romain sont majoritairement catholiques et donc espère un appui militaire de leurs parts. Réciproquement, les catholiques espèrent que Clovis convertit aidera à surplanter la catholicisme face à l'Homéisme. Il y a depuis longtemps un contact entre les évêques et Clovis, et notamment Remi de Reims depuis 480. De plus Clovis épouse Clotilde, fille du Roi Burgonde et qui est déjà catholique. Le baptême de Clovis se fait à Reims par Remi de Reims le jour de Noël. On ne sait pas exactement l'année de son baptême, entre 496 et 508. L'année 496, puisque Grégoire de Tours la montre après une bataille contre les Alamans. Sauf que se pose deux problèmes face à cette date : Grégoie de Tours a calqué la conversion de Constantin à celle de Covis, et de plus l'idée de l'auteur (qui est ecclésiastique) est de montrer que la victoire contre les Alamans découle de la conversion de Clovis. Ainsi, Grégoire de Tours veut en faire un nouveau Constantin.

 

Cadre de l'Europe en 511 : Clovis est le seul prince catholique avec l'Empereur de l'Empire Byzantin. Cela il vaut d'être qualifiés comme Empereur d'Occident. Par référence à la religion et à sa Romanisation. En 511 Concile d'Orléans, qui règle les problèmes les principes de l'organisation Catholique. Après cela la religion Catholique s'étend à l'ensemble de l'Occident. Vers 540, le seul Roi Homéen qui reste et celui des Wisigoths.

 

    1. La Royauté Mérovingienne :

 

  1. La nature de la Royauté :

 

Appartenance à une famille élu que les sources désigne comme les Rois Chevelus (Reges Criniti). De faite la famille Royale Mérovingienne est lié au prestige et de sang. Ils sont légitimes, les Mérovingiens portent les cheveux longs. Le Roi est élu, mais l'on choisit toujours le Roi au sein de la même famille. La Royauté Mérovingienne est donc électif et héréditaire. La Royauté Mérovingienne est avant tout guerrière, la guerre et la victoire qui confie au Roi butin et respect. De même, le Roi élu est tissé sur un pavois (bouclier) : rituel purement militaire. A partir de Clovis, on dit Rex Francorum (Roi des Francs), population issu des Francs au Nord et au Sud une population plus Gallo-Romaine.

La Royauté Mérovingienne, oscille entre le principe d'indivision et un principe de partage entre tous les héritiers. Partage de 511 entre ces 4 fils : Reims à Thierry Ier, Soisson à Clotaire Ier, Paris à Childebert Ier et Orléans à Clodomir. Entre 558 et 561, Clotaire réunit de nouveau le Royaume (avec les acquisitions faite durant la période). 561, partage de nouveau entre les 4 fils de Clotaire puis en 567 en 3 (mort l'un des fils de Clotaire). Ainsi, le Royaume est un et divisible. Royaume unitaire : Regnum Francorum et Regna en période partage.  

 Division : → méthode de gouvernement

→ guerre civile, période de crise, absence de principe par de transmission reconnu par tous.

On assiste à une mutation de la Royauté qui passe d'une Royauté guerrière à une Royauté de territoire.

On a 3 régions : la Neustrie, l'Austrasie et la Burgondie. L'apogée des Francs territorialement entre 614 et 639 avec Clotaire II et Dagobert.

 

    1. Les attributs de la Royauté :

 

a) La justice Royale :

 

La justice sert à régler les conflits entre population du territoire. Elle existe sous forme traditionnel :

  • Le compromis

  • La Faide : vengeance privée qui repose sur la solidarité familiale. Par exemple, un individu d'une famille A tue un individu de la famille B, la famille B peut tuer un 

    •    individu de la famille A.

    Le Roi met en place un tribunal public. La justice du Roi est suprême et elles est ouverte à tous. Pour y faire appel, le Roi ne peut pas tout traiter, il lègue donc son pouvoir à des Comtes (Comes) dans les mallus (tribunal public) présidé par le Roi ou les Comtes. Il y a un groupe de personne que l'on appelle Rachimbourgs qui sont des juristes et qui conseille le Roi ou le Comte dans sa justice. La justice cléricale à sa propre justice via les évêques qui son juge.

    Il y a deux principes, → existence de la Wergeld : prix du sang, c'est une amende que paie le coupable d'un meurtre au Roi pour arrêter la faide et donc limiter la vengeance.

    → la personnalité des lois : chacun est jugé en fonction du droit qui émule de son peuple : il y a les lois Romaines pour les Gallo-Romain, les lois Barbares (loi salique au V ième siècle qui s'applique et qui juge les Francs), les canon de concile droit de l’Église et enfin les édits Royaux promulgué par le Roi. Cependant, avec le temps c'est les lois Barbares et Gallo-Romaine seront les mêmes que les France donc la loi Salique.

     

    b) L'entourage Royal :

     

    Le Roi vit entouré de fidèle qui forme sa cour : ils bénéficient de la générosité du Roi. Il y a 3 statuts différents :

    • les « nourris » qui sont les enfants de la noblesse formé à la cour Royal pour les futures élites destiné à devenir évêques ou comte...

    • les Leudes, noble lié au Roi par un serment de fidélité

    • les Trustes : garde rapproché du Roi, fonction militaire et serment au Roi. Les membres de la truste => antrustion et qui forme le noyau dur du pouvoir.

    De point de vue administratif, c'est le palais qui apparaît comme le cœur du système administratif Mérovingien. La cour était itinérante, le plais l'ai de même. Major dumos (maire du Palais), (~ au premier ministre) assiste le Roi dans la gestion du Royaume. Le pouvoir du maire de Palais s’accroît à partir du VII ième siècle. Lorsque la Royauté Mérovingienne se territolarise. La structure administratif de base est la cité : (hérité de Rome), elle est administrée par un Comte, qui reçoit n honor (honneur) : terre qui lui permet de vivre. Revenu attaché à la fonction de Compte. De même dans ces cités on retrouve l'évêque.

     

      1. Les ressources de la Royauté :

     

    Le trésor Royal, administré par le trésorier du Roi, il gère les comptes et déplace les coffres. Ce trésor est composé d'argent mais aussi d'objet précieux. Le trésor est alimenté par 4 moyens :

    • butin de guerre

    • revenu titre des domaines Royaux : le Roi s'approprie les anciennes terre Romaine (fisc : ancienne terre public Romaine).

    • Amende de justice

    • système fiscal Romain maintenu de manière inégal.

    Le Roi touche peu d'impôt direct, conserver les revenus de taxe avec les impôts indirect : taxe sur les marchandises à l'entrée des villes notamment... (Tonlieux). Le droit de gîte : obligation de loger le Roi et aussi les taxes pour l'entretien des routes.

     

    Conclusion : la société Mérovingienne. La société est traversé par 3 lignes de partages.

    On oppose les libres et non-libres : les libres se sont eux qui ont tout les droits juridique, assiste au Plaid : assemblée des hommes libres, fonction judiciaire et on un devoir de répondre en cas de convocation de l'armée.  

    Il y a aussi les Proceres et Optimates : ancienne noblesse sénatoriale Romaine et Germanique. Au VI ième siècle, il n'est reste une seule noblesse issu de la fusion des ceux anciennes noblesses.

    Enfin les clercs et laïcs.

    CHAPITRE II : LES CAROLINGIENS.


    L'ordre Carolingien, se définit sous 3 sens : → une nouvelle conception du pouvoir.

    → une redéfinition de l'organisation sociale.

    → une nouvelle dynastie, les Carolingiens < Carolus : Charles.

    I. Des Mérovingiens aux Carolingiens :

     

    1. La fin des Rois Mérovingiens :

     

    On assiste à une décadence de la dynastie Mérovingienne avec une idée de Rois fainéants, ces Rois fainéants n'est pas tout à fais exact : elle est le produit des sources propagande Carolingienne et est amplifié au XIX ième siècle par l'historiographie Républicaine. Après le règne de Dagobert (†629), ce ne sont que des enfants Rois qui montent sur le trône. Ce qui fragilise le pouvoir de ces derniers au profit des maires de palais. Même si, les Rois restent actifs sur le plan de la vie politique :

    → Ils continuent à présider le tribunal Royal, le Roi est toujours considéré comme le premier des justicier.

    → Présence des Rois pour émettre de diplômes, traités...

    Un deuxième facteur, fait aussi que les derniers Rois Mérovingien perdent le pouvoir, de plus des maires de palais. En effet, c'est ce qui concerne le trésor et les ressources, il n'y a plus de conquête, donc plus de butin à entrer dans les coffres de la Royauté. Ainsi, que les dons pour l’Église dont les monastères, ont été nombreux et on diminué les réserves des coffres.

    L'une des plus grandes conséquences de cette diminution du trésor, et la perte de fidèle, le Roi ne peut plus puiser dans son trésor pour alimenter sa clientèle.

    Enfin, un dernier facteur, c'est la montée des grandes familles aristocrates, à l'échelle de chaque Royaume (Austrasie...), ce sont elles qui choisissent le Roi parmi la grande famille Mérovingienne. Chaque famille est en compétition, notamment sur le plan de la carrière de maire de palais et qui est demandé et qui est une moyen de s'affirmer. 

     

     

      1. Le montée en puissance des Pippinides :

     

     

     

    Les Pippinides sont originaire de l'Austrasie issu de l'alliance entre la famille de Saint Arnould, évêque de Metz et de Pépin 1er de Landen (†640) qui est maire de palais d'Austrasie. Son fils Pépin II (†714) rattache les maires de palais de Neustrie et d'Austrasie sous sa coupe grâce à un réseau de clientèle formé par son père dans au alentour de leur terres. Pépin II, renforce la position des Francs au Nord, en Frise Occidentale et lance le début de la politique que vont suivre ces suiveurs, entre les missionnaires, la Papauté.

     

    Pépin II, meurt en 714, lui succède Charles, fils qu'il a eu avec Alpaïde. La première femme de Pépin II, Plectrude ne veut pas voir l'héritage de la famille tombé à Charles Martel. Après une succession difficile Charles Martel réussit à s'imposer en 719, il prend le titre de Duc et prince de France. C'est le second personnage du pays après le Roi.

     

    Causes de l'ascension des Pippinides :

     

    • alliance matrimoniale avec d'autres grandes familles d'Austrasie notamment, ce qui conduit à avoir un réseau social important.

    • richement possessions : ressource de départ qui augmente par la captation des ressources publiques au dépend du Roi.

    • fondation de nombreux monastères.

     

    En outre, Charles Martel, possède de nombreux bien de l’Église pour alimenter l'ensemble des fidélités. De plus il acquiert de nombreux prestiges avec les conquêtes tel que la Frise, Thuringe, Bavière, Alémanie. L’Aquitaine en 735 avec fidélité puis la Province et Languedoc en 737-739.

     

     

     

      1. Une nouvelle Royauté :

     

     

     

    Pépin le Bref (751-768) coup d'état.

     

    Charlemagne (768-814)

     

    Louis 1er le Pieux (814-840)

     

     

     

    1. Légitimité le coup d'état de Pépin le Bref :

     

     

     

    Clercs : idée nouvelle de la Royauté. Vrai monarchie, c'est un pouvoir pour une seule personne. Avant les Carolingiens, il y a le Roi et le maire de palais qui occupe un pouvoir grandissant, pose le problème du pouvoir.

     

    De plus, réflexion sur le pouvoir Royal, pouvoir sacralisé : il viens de Dieu. L'onction (huile sainte) : mission sainte, change le nature du Roi. Le Roi est donc désormais sacré, sur le modèle du Roi David en Israël. Ce sacra a pour but de légitimité la destitution des Mérovingiens. L’Église apporte en deux étapes la légitimité du coup d'état de Pépin le Bref :

     

    → Novembre 751, à Soissons on élit le Roi Pépin le Bref est sacrée par les évêques : Boniface archevêque de Mayence.

     

    → En 754, il est sacré une deuxième fois par le Pare Étienne II, procédé de la cérémonie, le Pape lui confère l'onction Royale à lui et ses deux fils, Charles et Carloman. Intervention du Pape pour 2 raisons :

     

    • Les Pippinides on une forte relation avec la Papauté depuis Charles Martel. 

      • Le Pape a fait appel à cette famille pour se protéger des Lombards qui tente de conquérir la péninsule Italienne, Pape menacé et demande l'intervention des Pippinides.

      • Le Pape prend ses distances avec l'Empereur Byzantin qui n'est pas intervenu.

       

      Le sacre de Pépin le Bref, et de ces deux fils par le Pape. Ce sacrement installe la descendance héréditaire des Carolingiens. Une fois sacré on ne peut le destituer.

       

      Ainsi, avec le sacre de Pépin le Bref on passe à une nouvelle dynastie : Pépin, patrice des Romains qui été avant l'Empereur Byzantin, Pépin le Bref deviens le nouveau protecteur du Pape. Pour le Pape, c'est une aubaine puisque désormais il a des alliées contre les Lombards. Alliance, se concrétise en 755-756 où Pépin le Bref mène une expédition contre les Lombards, ce qui donne la naissance de l’État Pontifocal.

       

       

       

        1. Une Royauté sacerdotale :

       

       

       

      Le Roi par le sacre deviens en quelque sorte un prête : le sacre est réservé aux évêques. Charlemagne à un pouvoir surnaturel qui viens de Dieu. Le Roi-prête se développe sous Charlemagne. Alcuin (†804), Rex et sacardos, titre de docteur qui gouverne les Hommes et de mener son peuple vers le salut. Le peuple des Francs est identifié comme le peuple élu. Les Rois Carolingiens, comparé aux Rois Bibliques et au peuple. Intervention active dans la sphère religieuse. Puisqu'on réorganise l’Église, on lutte contre la paganisme. Le souverain est un médiateur entre Dieu et les Hommes.

       

      Aix-la-Chapelle : palais construit par Charlemagne. 

       

      Plan du palais, tradition de la basilique Romaine et Chrétienne : exemple Byzantin de Ravenne, Constantinople...La chapelle et le seul vestige qu'il reste aujourd'hui.

       

      Dans la coupole (cf photographie), le Christ est représenté en majesté, sur un trône. Positio de Charlemagne : médiations, siège sur le trône à l'image de Salomon. Premier étage de la basilique : autel du saveur qu'il est le seul à pouvoir regarder. La coupole est éclairé par le Soleil. Enfin au rez-de-chaussé, c'est le cour Royale présente et se tourne vers Charlemagne. Ainsi, Charlemagne met en place un programme théocratique, Dieu mis en avant.

       

       

       

        1. L'Empire retrouvé :

       

       

       

      1. La restauration Impériale :

      Sous l'Empire Romain, la domination de Rome et la religion Chrétienne formait un tout, c'est ce qu'on appelle Oikoumène. Ce système est interrompu par la mise en place des Royaumes Barbares. Ainsi, la religion Chrétienne n'est plus dans un seul état mais dans plusieurs.

       

      Charlemagne est couronné Empereur à Noël 800 à Rome. Le couronnement de Charlemagne en Empereur est du à deux circonstances particulières dans le contexte de l'époque.

       

      → Dans l'Empire Byzantin, Irène exerce le pouvoir. Irène a crever les yeux de son fils pour prendre le trône Byzantin, or c'est une femme et pour l'Occident ce n'est pas possible qu'une femme gouverne. Le titre d'Empereur n'est donc plus porté, il y a une place d'Empereur à prendre.

       

      → Léon III (799), a un problème avec l'aristocratie Romaine, il est accusé d'adultère en 799. Il se réfugie auprès de Charlemagne en Germanie. En 800, le Pape est jugé à Rome par un concile présidé par Charlemagne. Lieu de couronnement donne lieu à une importante mise en scène, à l'époque en dispute avec l'Empire Byzantin, le patriarche de Constantinople intronise l'Empereur en trois étapes :

       

      • acclamation de la foule

      • couronnement par la patriarche

      • la patriarche s’agenouille devant le nouvel Empereur.

       

      Lors de la cérémonie de Charlemagne, cela change de procédé, le couronnement par le Pape se fait d'abord l'acclamation de la foule et le Pape ne s'agenouille plus devant le nouvel Empereur. Contrairement au rituel Byzantin, c'est le Pape qui fait l'Empereur et non la foule. Cela explique qu'en 813, tous les Rois Européens sont couronnés par le Pape.

        1. Quel Empire ?:

      En 800, la Pape n'est pas d'accord sur la version de l'Empire. La Pape à une conception classique à Rome pour centre de cet Empire. Idée du Pape, faire un Empire tel que celui de Byzance qui a Constantinople au centre. Charlemagne à un conception différente de l'Empire, il veut un Empire sans Rome, Charlemagne se considère comme Empereur mais pas comme Empereur Romain. Il est Empereur des Francs.

       

      Nouveau titre pour Charlemagne, son pouvoir et son titre ne sont pas liés au au couronnement cela qui lui rend Empereur, et c'est la reconnaissance par les peuples qu'il gouverne. Dès 790, l'Empire apparaît comme une super structure qui intègre plusieurs Royaumes Barbares, issu des conquêtes. En Saxe entre 768 et 788. Le Royaume des Lombards entre 773 et 776.

       

      Empire Chrétien → passage au titre impérial radicalise la mission du Roi : bâtir sur terre la « cité de Dieu », référence à un grand texte de l'Antiquité tardive écrit par Augustin. (IV ième siècle). Il fait un parallèle entre les deux cités : terrestre et la cité de Dieu, la vie dans l'au-delà. Il faut réussir à amener les Hommes au salut. Les pays qui sont conquis sont tout de suite convertit (exemple de la Saxe). La religion Chrétienne, est le ciment qui maintiens l'Empire, et qui est universel entre les Hommes de cet Empire. 

       

       

      CHAPITRE III : LES CAROLINGIENS ET LE CONTROLE SOCIAL. 

        1. Le gouvernement des Hommes :

      1. Structures de gouvernement :

      Réseau de palais (cf carte). La résidence du Roi est itinérante, néanmoins elle privilégie l'espace de la Francie pour la convocation de l'armée notamment. Chaque printemps (Mai), les hommes libres vont dans l'armée.

      On assiste à un développement de la chancellerie, qui rédige et authentifie les Royaumes et expédient, ce qui permet la continuité (suivent le Roi et la gestion du Royaume lors des déplacements).

      On a des divisions en circonscriptions de l'Empire,

      → avec le Pagus (contrôle par un comte, représentant du Roi) ; ils sont environ au nombres de 200 pagi dans l'Empire. Le comte à des fonctions de juge dans les tribunaux publics, c'est un chef militaire et le percepteur des impôts. Dans leurs fonctions les comtes perçoivent les revenus du comitatus (ressources octroyés : soit les impôts et terres publiques). Au départ, les comtes sont mobiles (pour éviter l'attachement). A partir de 850, les fonctions des comtes et accaparés par les grandes familles → avec une tendance à l’hérédité de la fonction de comte sans remise en cause par le Roi.

      → Marches (marquis) qui sont les régions frontalières (cf carte Chapitre IV). Ces marquis ont les mêmes fonctions que les comtes en ayant plus de pouvoirs sur les affaires militaires.

       

       

       

        1. Contrôle des agents du pouvoir :

       

       

       

      Il y a un vrai problème majeur de transmission des ordres sur un territoire immense avec les moyens de transport de l'époque : il faut contrôler les comtes, évêques et les abbés. Le premier moyen de contrôler les comtes reste la généralisation des missi dominici avec leurs 4 fonctions principales :

       

      • transmet les lois

      • l'armée

      • recueillir les plaintes déposer en particulier contre les comtes et évêques

      • jugé en particulier les comtes.

       

      Les missi dominici sont au nombres de deux : un laïc et un évêque. Les missi dominici nomme les échevins (remplace les Rachimbourgs chez les Mérovingiens). Dans les régions périphériques qui sont l'Aquitaine, la Provence, la Bretagne, Le Septimanie et la Gascogne. Ces régions sont organisés en Royaume qui sont confiés à des héritiers Carolingiens (exemple de Louis, Roi d'Aquitaine jusqu'en 814).

       

      A partir de 792, on doit prêter serment de fidélité de tous ces sujets (hommes libres de plus de 12 ans), renouveler en 802 en faveur de l'Empereur.

       

      Le moyen de contrôle généralise le système de commendatio. Chez les Mérovingiens, ce système se situe au niveau de la sphère privée et qui concernait avant tout le groupe des aristocrates.

       

      Chez les Carolingiens, c'est un moyen de gouvernement apparu comme une courroie de transmission des ordres et plus généralement de l'autorité. En effet, les comtes mais aussi l'ensemble des agents Royaux, deviennent obligatoirement des agents du Roi, en échange de l'honneur que le Roi leur a conféré. Un honneur est une charge publique qui est concédé par le Roi, charge qui concerne les comtes, évêques et abbés. Cette délégation du pouvoir Royal se concrétise par des revenus.

       

      Cette rémunération se fait sous forme de terre. Ces terres qui forme la rémunération de l'agent Royal et qui concédé temporairement. La conséquence sont que l'agent est doublement lié au Roi :

       

      → premier lien : en temps que sujet, il doit prêter un serment public.

       

      → second lien : pour l'honneur, il faut un deuxième serment de la commendatio.

       

      Les Carolingiens interdisent les formes de solidarité horizontale, c'est-à-dire sur le même plan social et notamment des Trustes : qui sont des guerriers qui entoure l'aristocratie et se prête des serments entre eux. Pourquoi l'interdire ? → les Carolingiens veulent privilégiés les formes de solidarité hiérarchique. Le dernier élément de contrôle, concerne le contrôle idéologique des guerriers par l’Église. En effet, les clercs Carolingiens assigne à au noble laïcs du Royaume d'assurer la paix et la défense de l’Église. Cette mission est exercer avec le Roi et son autorité : militia : armée qui a un sens religieux. La noblesse doit servir Dieu par les armes : service de Dieu en protégeant les plus faibles : mission Royal délégué à la Noblesse aristocratique.

       

       

       

        1. La législation Carolingienne :

       

       

       

      Les Carolingiens légisfaire avec des capitulaires (> capitula) : loi divisé en chapitre. Ces textes de loi porte sur des sujets varié, en partie tout de même au ¾ prennent des mesures religieux : mission Impériale. Élaboré par l'Empereur avec son entourage. Ce texte est soumis à l'assemblée des Hommes libres (Plaide), il est discuté, approuvé et parfois amendé. Cela montre aussi que la plaide à quelques fonctions législatives. La lecture de l'Empereur lui donne force de loi. La diffusion de ces lois : elles sont copiées et envoyées aux Comtes et les missi dominici la fit circuler dans tout l'Empire.

       

      En ce qui concerne le justice, Charlemagne ne remet pas en cause le personnalité des Rois (lois spécifique pour les Royaumes conquis). Au fur et à mesure, des conquêtes, on met à l'écris les lois. Ainsi, en 802, chez les Frissons, Saxons et Thuringiens. Du côté de la justice , Charlemagne tente de limiter le recours à la violence. En 779, on interdit la Faide (cf. Chapitre 2) puis en 802, la faide apparaît comme un crime qui est jugé dans un tribunal public.

       

      l'intervention dans la justice fait partit de la fonction Royale : « ministère Royal ». Il y a une connotation religieuse et signifie que le Roi et au service de Dieu. A ce titre, il est responsable devant Dieu de la paix et de l'ordre : c'est la raison pour laquelle les Carolingiens interviennent dans le domaine de la Justice.

       

      Malgré tout, c'est un Roi qui construit son pouvoir sur la violence notamment en Saxe avec de nombreuses répressions.

       

       

       

        1. Le rôle central de l’Église :

       

       

       

      1. Une Église Impériale :

       

       

       

      On désigne par Église Impériale, dont les représentants qui sont nommés et contrôlés par le souverain qui est le chef de l’Église et de l'Empire.

       

      a) Les évêques :

       

      Ils sont issus de l'aristocratie, et habitent dans les sièges épiscopaux (cf. chapitre 3). La charge de l'évêque est un honneur, une charge publique et est le représentant du Roi. Ils son prêtent serment au Roi pour l'honneur qu'il lui a conféré. Les évêques sont formés dans les monastères ou à la cour Royale (Impériale) d'Aix-la-Chapelle ce qui garantit un peu mieux leurs fidélités. Une fois nommé par le pouvoir Royal évêques, ils vivent dans le quartier de la Cathédrale et sont entouré de clercs : chanoines. Les évêques sont chargés de surveiller les écoles cathédrales : école assigné. Charlemagne renforce les rôles des évêques : multiplie les cérémonies, l'ordonation est le seul sacrement monopolisé par l'évêque, il est le seul à pouvoir consacré les églises. Il a un rôle d'encadrement important : pouvoir de juridiction, l'évêque est juge, tous ceux qui contreviennent contre la morale Chrétienne. Il est concurrent mais en même temps complète la justice du Comte.

       

      Il gère le patrimoine ecclésiastique : donation qu'il a reçut.

       

      Il a un rôle d'encadrement dans son diocèse. Prédication : prise de parole en public (équivaut au sermon) pour enseigner la foi Chrétienne et pour appeler à une amélioration des comportements. Il le dis non pas en latin mais en langue vulgaire, des langues dérivés du latin. Concile de Tours de 813, langue vulgaire pour le peuple, la latin n'est plus compris pas les masses, seulement pour les élites.

       

      Le dernier élément du service au Roi se décline en 3 obligations :

       

      → convoquer son armée où ils doivent se renter avec des troupes.

       

      → ils doivent se rendre au plaide.

       

      → peut exercer de temps en temps la fonction de missi dominici (cf. I) et il fait partit de l'entourage Royal et conseille le Roi (de plus de plus sous Louis 1er).

      b) Les abbayes :

       

      Beaucoup d'établissements deviennent des abbayes Royales, sur 650 abbayes en France, 200 appartiennent à la Royauté. Ce sont des abbayes Royales, dont l'abbé est choisit par le Roi, dans sa famille ou des proches (fidèle du Roi). Elles servent de relais à l'autorité Royale, centre intellectuel de premier plan. Lieu d'entretiens et de logement des armées de passage. Les autres abbayes appartiennent à des grandes familles : choisit l'abbé pas d'élection véritable comme le dis beaucoup 

      de loi monastique (cf. Chapitre III). Parfois, l'abbé n'est même pas moine, mais un laïc => abbé laïc : détient le titre de l'abbaye comme un honneur mais de possède pas de vie religieuse. Pour diriger la communauté, le rôle de prévôt émergent de plus en plus. Cette fonction d'abbé permet de capté une grande partie des revenus de l'abbaye.

       

       

       

      c) L'immunité :

       

      L'immunité chez les évêques et les monastère date de l'époque Mérovingienne et est un privilèges accordé par le Roi. Soustrait le bénéficiaire au pouvoir du comte (impôt et justice). L'abbaye qui exerce les fonctions de loi judiciaire et fiscal pour le Roi. En échange, les moines prient pour le Roi et le Royaume (salut). Cela constitue un contre pouvoir à la justice du comte au niveau local. Le comte représentant du Roi mais peut prendre certaines libertés, que le clergé peut vieller : véritable contre poids.

       

      Les évêques et abbés ne peuvent pas exercer tous les pouvoirs : pas le droit de verser le sang (utilisation des avoués qui représente les abbés et évêques, ils sont laïcs qui reprennent l'immunisme de l'abbé ou évêque : apparaît comme un vassal de ces derniers).

       

       

       

        1. L'uniformisation de l’Église :

       

       

       

      Le Roi (ou Empereur) interviennent dans la sphère de l’Église : président du concile. Ils renforcent la structure hiérarchique de l’Église en 3 niveau :

       

       

       

      Autorité supérieur de l’Église.

       

       

       

      Archevêque → réaffirmation de la fonction de métropolitain qui dirige une province ecclésiastique.

       

       

       

      diocèse.

       

       

       

      Archidiacre → dirige les archidiaocres. 

      paroisse, définit comme un ensemble de personne qui défend l'église dirigés par un prête : sacrement, paiement de la dîme, l'immunisation.

      Le Pape et situé au sommet de la hiérarchie : lointain et peu de pouvoir pour intervenir dans les Royaumes.

      Courroie de transmission des ordres uniformisé les pratiques dans 3 domaines :

       

      • Assiste à un uniformisation des professionnels du sacré : les prêtes doivent acquérir une connaissance minimal : « Notre père », le credo et un peu de latin lors de la messe. On effectue une vérification des ces acquis par les visites pastorales : soumet le prête à un questionnaire. On impose la règle de Saint Benoît dans tous les monastères (816-817 par Benoît d'Aniane et Louis 1er).

      • Liturgie : uniformiser sous Charlemagne. Rythe qui ponctue les messes (cf chapitre 3 cours sur le fait religieux). → uniformiser par un sacramentaire. Livre liturgique qui contient toutes les prières à dire durant la messe. Il est copié et envoyé dans tout l'Empire, le Bible est aussi de même uniformiser et retraduite.

      • Écriture en minuscule Caroline : copie de Bible deviens le symbole de renaissance culturelle Carolingienne

       

      3) Une société ordonnée sous trois ordres :

      Durant l'époque Carolingienne, la notion d'ordre n'est pas la même qu'après. C'est un groupe d'hommes qui exerce une fonction au service de l'ensemble de la société. Schéma qui ne concerne que la noblesse. De plus, ce schéma décrit la société et l’Église, confond entre les deux.

       

      On a une redéfinition du mariage en 3 plans :

       

      → monogamie, but de lutter la polygamie (successif et hiérarchie).

       

      → indissolubles, idéal de un mariage dans une vie : lutter conter les répudiations.

       

      → notion d'inceste (consanguinité), au delà de 7 degré de parenté.

       

      Influent sur les stratégies matrimoniales de l'aristocratie ; avant la transformation du mariage, les aristocrates était monogame (même niveau social), et endogame (même groupe familial). Cela donne ensuite l'hypergamie (statut social plus haut) et l'exogamie (hors du groupe de parenté).Cependant, les aristocrates peuvent détourner ces règles en demandant des dérogations à l’Église et l'assassinat des femmes « divorce à la Carolingienne » : but de faire cessez la Faide.

       

        1. L'économie Carolingienne :

       

      1. La gestion des domaines :

       

       Au VIII et IX, on a encore des alleutiers : paysans propriétaire de leurs terres (paysans libres). Alleu : terre possédé en pleine propriété, de superficie modeste. Toutefois, on observe une tendance à la concentration foncière : multiplication des grands domaines (villa). L'origine des grands domaines remonte vers le VI et VII ième siècle, autour de l'axe Paris, Aix-la-Chapelle : cœur de Royaumes Francs. L'initiative serait à la famille des Carolingiens : abbaye qu'elle détient, ensuite ce système se développe entre la Loire et le Rhin, puis dans d'autres régions de Germanie et Italique. On le connaît seulement par des sources monastique : polyptique : revu des biens des domaines monastiques. Ce modèle s'étend à terme au monde laïc.

       

      Les Grands domaines sont structurés en deux parties :

       

      → les réserves : terre la plus proche de la cour (endroit où loge le maître du domaine). Réserve en faire valoir-direct → propriétaire cultive lui-même la terre par sa familia, des dépendants : statut de serviles et ne cultive pas d'autres terres.

       

      → les manses/tenures : petite exploitation dont la taille doit faire vivre théoriquement une famille. Ces manses, ont toujours la même structure, manses cédé par le maître : tenanciers (location). Les paysans donnent un loyer :

       

      • cens (des revenus fixent, donner en argent le plus souvent).

      • redevance diverses : produit agricole.

      • Corvées pour le maître.

       

      Ces paysans ont des statuts juridiques différent : Calons (libres) et les esclaves (pas la même notion que durant l'Antiquité) → dépendants de leurs maîtres. Ces manses sont exploités en faire valoir-indirect.

       

      Ces types de domaines ont permis un essor économique à l'époque. Durant les Carolingiens, on a une amélioration de l'équipement : moulin fréquent, une commercialisation plus importante dans les marchés locaux.

       

        1. Le commerce international :

       

      On a une moindre échange entre la Méditerranée et la Mer du Nord. En contrepartie, on a une explosion de la Manche et de la Mer du Nord comme plaque tournant du commerce Européen, dont les Anglo-Saxons, les Norvégiens et les Frissons. 

       

      Conclusion : Le devenir de l'Empire

       

      Les Carolingiens hésitent, tout comme les Mérovingiens entre le principe de division ou d'unité de l'Empire. En 817, Louis le Pieux partagent son Empire entre ces 3 fils, qui sera mis en œuvre après une guerre entre 840 et 843 par le traité de Verdun : en 3 Royaumes : La Francie Occidental, La Lotharingie et le Francie Orientale. La Lotharingie basculera vers le Francie Orientale pour donner naissance à la Germanie. Charles le Chauve (840-888), sera le dernier à gouverner l'Empire entier après la mort de ces deux frères.

       

      L’État Carolingien a t-il vraiment existé ? Son fonctionnement n'a pas vraiment fonctionner du à un manque de ressource fiscale importante. En revanche, l'Empire existe en tant que idéal forgé par les Clercs. C'est l'âge d'or de l'Occident durant le Moyen Age.

      CHAPITRE IV : DES CAROLINGIENS AUX CAPETIENS.

       

      A la fin du IX ième siècle, on a une dispersion définitive entre deux ensemble : la Francie Orientale (=Germanie) et la Francie Occidentale (=Royaume de l'Ouest). Le dernier Carolingien à régner sur l'ensemble de l'Empire est Charles le Gros, entre 876 et 888. Après sa mort, l'Empire est divisé en deux définitivement.

       

      Ce qui apparaît comme un moment de transition ce sont les élections pour désigner les Rois. Il n'y a plus d'héritier direct des Carolingiens, ainsi pour trouver des Rois, on effectue le principe électif dans les territoires. La nomination des Rois est souvent des aristocrates qui sont affiliés au Carolingiens.

       

      De plus on voit apparaître de nouveaux Royaumes, tel que le Royaume de Bourgogne pour les Rodolphiens et de Provence pour les Bosonides.

       

       

       

        1. L'irruption de nouveaux pillards :

       

       

       

      1. Le cas emblématique des Normands :

       

       

       

      L'origine du phénomène commence à la fin du VIII ième siècle et s'étend sur plus d'une siècle. Le terme Normands signifie « Homme du Nord » ou Vikings. Ces Hommes viennent des pays du Nord, de Scandinavie (Norvège, Suède et surtout du Danemark).

       

      Les causes de leurs pillages reste assez obscur, il y a peu d'écrits et/ou des écrits légendaires. On peut émettre trois hypothèses sur leur motivations :

       

      • soif d'aventure et la recherche de richesse et notamment l'or (décrit dans les récits légendaires).

      • Des problèmes politiques ont lieu dans cette région et la structure royale change de forme, ce qui pousse les opposants à partir et à s'attaquer à l'Europe de l'Ouest. C'est ce qu'il y a de plus probable.

      • Enfin, pour des raisons commerciales : les Vikings sont des pillards et des marchands.

       

      Le phénomène Normands peut se décrire en trois étapes :

       

      → Fin VIII ième siècle, ont lieu les premiers raids. Ces raids sont saisonnier entre le Printemps et l'Automne. Lors des ces raids, les Normands se déplacent en bateau que l'on appelle drakkars et procède aux pillages. Les drakkars, ont un avantage puisqu'ils ont le fond plat et donc peuvent naviguer sur les mers et fleuves.

       

      → Milieu du IX ième siècle, marqué par une installation des Normands en hiver sur leurs lieux de pillages et continue de soumettre la région en continuant les pillages. Ils peuvent partir sous condition de somme d'argent : tribut (Danegeld).

       

      → Deuxième moitié du IX ième siècle, incursions plus fréquente à l'intérieur des continents. Par exemple, la ville de Paris est assiégé à quatre reprises notamment en 885. Les tactiques est supérieur à celle des Francs, car ils évitent les combats frontales, ils attaquent par surprise et assez rapidement. Seuls les éléments fortifiés peuvent résister à ce type d'attaque. La conséquence importante est la politique de Charles Le Chauve pour faire un effort de fortifications sur le territoire.

       

      Dans les sources, les Normands sont décrits comme des Hommes sanguinaires, qui veulent tout mettre à feu.. Ce sont des Barbares, avec notamment la pratique des anges sanguinaires. On a tout de même un problème de source, ce sont principalement des auteurs ecclésiastique qui écrivent dont les moines qui sont les cibles préférés des Normands, notamment dans les abbayes où il y a beaucoup de richesse (reliquaires) et que les abbayes sont peu défendus.

       

      On a donc des sources monastiques Francs, ce qui explique l'interprétation de ces raids par le fait d'une punition de Dieu, car les Francs héritiers Carolingiens se font la guerre entre eux pour gouverner avec donc un affaiblissement de la Royauté.

       

      Certaines communauté monastiques se sont enfuis avec leurs reliques, ce qui désorganise le patrimoine monastique.

       

      Les raids Normands avait un but commercial, mais les raids ont été aussi bénéfiques. Les Vikings commencent à concurrencer de plus en plus les Frissons, et remet en circulation des biens précieux. Les trésors de l’Église reviennent sur le marché et relance l'économie.

       

      Pour trouver une solution, Charles le Simple, concède en 911 la Normandie à Rolon qui est un chef Normand. Rolon deviens donc vassal du Roi et se convertit au Christianisme.

       

       

       

        1. Autres pillages :

           

       

      En plus des Normands, les Sarrasins et les Hongrois pratiquent la même chose.

       

      Les Sarrasins sont des pirates musulmans qui viennent de la péninsule Ibérique et d'Andalousie notamment pour la plupart (Al-Andalus). C'est à partir de 860 que les raids commencent en Mer Méditerranée, dont Rome au cours de ces années. Les Sarrasins s'installe parfois aussi sur la côte Provinciale, à Freinet entre 890 et 972.

       

      Les Hongrois, eux viennent de l'Est par la terre. La cible est la Germanie mais parfois avance jusqu'en Francie Occidentale, en Bourgogne. Ils sont arrêtés par Otton 1er en 955.

       

      Ces attaques jouent un rôle direct et symbolique pour les principautés.

       

       

       

        1. L’éclosion des principautés territoriale en Francie Occidentale :

       

       

       

      1. Les origines de ces principautés :

       

       

       

      On a trois évolutions qui explique la naissance de ces principautés :

       

      → mesure contre les pillages, notamment contre les Normands :

       

      • encourager les fortifications et château confiés à la charge des Comtes.

      • Autorise vers 860, le regroupement de plusieurs comtés dans un ensemble militaire : « marches » à l'intérieur du Royaume, dont le but est de mobiliser plus vite les armées en cas d'attaque, les marches sont confiés au grands Nobles : marquis.

       

      → l'arrêt des conquêtes à déstabiliser le système des honneurs (charges publiques), ainsi à la moitié du IX ième siècle, ces charges deviennent héréditaires. De faite, la conséquence est que l'aristocratie trouve un ancrage local et cet ancrage et reconnu par un capitulaire de 877 : Capitulaire de Quierzy qui dis que la charge comtale est reconnu comme héréditaire et décrète que les décisions Royales doivent être prise avec les aristocrates ecclésiastique et laïcs. Cela signie en autre que le Roi n'a plus de réel pouvoir sur son aristocratie.

       

      → la lignée s’éteint en 888, avec plus de descendant direct, on choisit un autre Roi : Eudes, qui est de la famille des Robertiens qui est élu par ses pairs. Au X ième siècle, on voit alterner des Rois d'affiliation Carolingienne et Robertienne. Cette décision reviens au grands nobles, on a donc une montée en puissance des nobles ou appelés prince par les historiens. Ces princes portent des titres tel que comte, marquis ou duc.

       

      Ces princes ont tous des points communs :

       

      • Ils sont issus de la haute noblesse : Reichsaristokratie.

      • Pouvoir qui proviens d'une concession Royale et en particulier acquérit de nouveaux titres : ils sont battus contre les Normands avec le cas de Eudes qui s'est illustrer lors du siège de Paris en 885.

       

      Les principautés sont des regroupements de plusieurs comtés Carolingiens entre les mains d'une même personne puis d'une même famille. Cela apparaît comme une nouvelle unité de pouvoir : échelle nationale et que l'on voit émerger véritablement après 888, avec des tailles variables. Parfois certaines principautés deviennent des Royaumes dans le cas de la Provence et de Bourgogne.

       

      Les princes médiatisent les fidélités. La fidélité n'est plus prêté au Roi mais aux princes par la noblesse. Le prince devient l'interface entre le souverain et le noblesse locale.

       

       

       

        1. Le pouvoirs des princes :

       

       

       

      Les princes possèdent 3 prérogatives conféré par le Roi :

       

      → exercice de la justice qui est exercé pour préserver la paix. Il convoque les hommes libres à son tribunal. Il y a plusieurs tribunaux comtales dans la principauté, au cœur de la principauté, le prince exerce lui-même la justice, et aux périphéries ce sont les comtes ou les vicomtes.

       

      → protection des églises, dans ce cadre les princes ont deux terrains d'actions, protection des monastères immunisés : fonction d'avoué. On observe au X ième siècle que cette charge d'avoué deviens héréditaire. Il existe un autre cas de figure déjà vu, les abbés-laïcs.

       

      → puissance militaire qui débouche sur trois droits : services armées de leurs vassaux, prestation et redevance qui sont liés à l'exercice de la guerre, enfin ils détiennent le monopole de la chasse, qui permet un entraînement pour les batailles.

       

      Les princes possèdent donc des moyens pour pouvoir exercer leurs prérogatives :

       

      → cour du prince, qui comme la cour Royale est composée de parents, clerc pour la liturgie et aussi de gens nobles (nourris) : fosterage qui apprennent les métiers d'armes notamment. Cour importante : décision militaire, politiques et de finances.

       

      → agents qui sont la représentation, en particulier le vicomte qui exerce les mêmes pouvoirs que les princes mais sur un espace plus restreint qui sont aussi présent à la cour princière.

       

      → les châteaux qu'ils détiennent : offre aux princes des points d'appuis dans leurs principautés. Le château est l'instrument de la domination princière et symbolise l'autorité publique, de légitimité.

       

      En ce qui concerne la relation entre les princes et le Roi, les liens sont faibles, lâches mais qui parfois peuvent être à resserré à certaine occasion, la plupart des princes reconnaissent le cadre de la Royauté. Les princes négocient davantage leurs fidélités qu'auparavant. Les personnes qui élisent le Roi sont des grands aristocrates et il est plus difficile de traiter avec une personne égale : plus de droits et de devoirs. Négociation du rythe de fidélité. L'Hommage, désormais les princes se considère comme égaux au Roi, à l'époque Carolingienne, les comtes lorsqu'il faisaient leurs Hommage au Roi, ils venait à pied et devaient embrasser les pieds du Roi, à partir de maintenant, on vient en cheval comme le Roi et on ne lui baise plus les pieds.

       

       

       

        1. La légitimation du pouvoir des princes :

       

       

       

      Le modèle Royal constitue le socle sur lequel le pouvoir des princes s'appuis.

       

      Dans un premier temps, ils sont titulaires : titre qu'il possède et deviens héréditaire et ne sont plus forcément liés à un territoire, de plus les femmes deviennent comtesse, reine, duchesse... Les princes commence à utiliser l'adjectif de « très noble » qui montre un empreins au modèle Royal, car au siècle précédents, ceci était exclusivement réservés au Roi Carolingien.

       

      De plus, les princes se disent comte ou duc par la grâce de Dieu à la fin du IX ième siècle. Une interprétation peut être mal interprétée, on a une imprégnation du modèle Royale Carolingien. Les usages sont une volonté d'un pouvoir supérieur mais pas vis à vis du Roi, et n'usurpe pas les pouvoirs du Roi.

       

      Dans un second temps, on a une structuration en lignage à partie de la fin du IX ième siècle.

       

      → il s'agit d'un groupe noble qui se reconnaissent un ancêtre commun.

       

      → les structures ce centre sur les hérités mâle

       

      → fait de privilège par un patrimoine onomasture familial : non de la famille bien identifié et son fixé à l'exercice du pouvoir.

       

      Le lignage se structure en mariage qui viennent consolider le pouvoir des familles. En effet, les princes vont aller chercher comme épouse des Carolingiens pour acquérir une légitimité Carolingienne et on donne ses filles à ses vassaux pour favoriser un ancrage social.

       

      Enfin, dans un troisième temps, se situe au niveau de l’Église qui se situe dans le continuité des Carolingiens. Les princes se voient comme défenseur de l’Église et interviennent dans les abbayes comme avoué de monastère immunise, élections des abbés ou réforme les établissements, et, aussi les évêchés et font pression pour faire élire des parents à eux comme évêque.

       

      Le pouvoir familial contrôle les évêchés et les monastères.

       

      → presque tous les princes sont des abbés-laïcs, établissent un prestige qui deviens le centre symbolique de leurs pouvoirs et qui parfois leurs servent de nécropole. Par exemple les Robertiens ont trois établissements (St Martin de Tours, St Germain des Près, Saint Denis) → abbaye permet d'acquérir trois types de légitimité :

       

      • Pouvoirs fisc.

      • Prince bénéficie des prière des moines pour la victoire, la paix et le pouvoir.

      • Captent le prestige des reliques détenu dans l'abbaye.

       

      Le prince collabore avec l’Église pour légitimer son pouvoir, de plus il fait appel à des clercs pour faire la généalogie de sa famille (exemple, en Normandie Histoire des Normands, fin X ième siècle).

       

       

       

        1. Le rêve Impérial des Ottoniens :

       

       

       

      1. La résurrection de l'Empire en Germanie :

       

       

       

      En Germanie, la descendance Carolingienne s'étend en 911 avec la mort du dernier Carolingien. Il y a élection d'une nouvelle famille qui détient le pouvoir à partir de 919 qui sont les Ottoniens qui prenne donc le pouvoir en Germanie. Cette famille dura jusqu'en 1024 avec l'arrivé des Saliens ensuite.

       

      Otton 1er ressuscite l'Empire en 962, la dignité Impériale étant vacante depuis 888.

       

      Les Ottoniens marque leur idéologie sur la continuité des Carolingiens :

       

      • Pratique fondé sur les Duchés, avec nomination dans la famille Royale : entité qui englobe plusieurs comtés.

      • Souverain mobile et itinérant : le souverain assois son autorité.

       

       

       

        1. l’Église Impériale Germanique :

       

       

       

      On a une collaboration avec l’Église pour contre balancer les pouvoirs de Ducs. Pour permettre au système de fonctionner, on a un contrôle des sièges épiscopaux. On a des personne qui sont envoyés pour dirigé les diocèses qui sont loin de leurs origines familiales (Saxe → Bavière par exemple). Les évêques sont installés, le souverain leur octroie une immunité indépendante face aux Ducs et Comte. En définitive, en Germanie, l'évêque suivant la logique Carolingienne est un véritable système d’Église Impériale. Ce système est systématisé et connaît son apogée entre 980 et 1040.

       

      Les évêques sont un service d'oste plus important, en effet ils doivent plus d'hommes que les laïcs et d'hospitalité lorsque le souverain se déplace. Les évêques sont les représentants du Roi et détiennent certains pouvoirs régaliens sur la monnaie ou le contrôle des marchés...

       

      Conclusion :

       

      On assiste entre le IX et X ième siècle à un processus de réductions à l'échelle du pouvoir Royal, en effet on passe d'un pouvoir global à l'Empire à un pouvoir subdiviser en région et enfin à un pouvoir local chez les seigneurs. 

       


       

       



       

     

     

     

     

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Commentaires (1)

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