La République Romaine de 509 à 44.

 

I- Tradition concernant la fondation 

A- Sources 

  • Tite-Live ; fin du Ier siècle avant J.C. En latin.

  • Denyr d'Halicarnasse ; fin du Ier siècle avant J.C. En grec.

  • Plutargue ; IIe après JC : Romulus qui évoque la fondation de Rome. Il évoque deux auteurs comme sources :

    • Diocles de Perapethos (grec) au alentour de – 300.

    • Fabius Pictor dans les années – 220. C'est plus le ancien historien de Rome. Arrivée tardive de l'écriture Historienne à Rome.

    Plutargue dis qu'il y a plusieurs versions (25 versions). Pour Plutargue c'est celle de Romulus qui reste la plus probable. Romanus fils d'Ulysse et aussi une autre version. 

B- Fondation de Rome :

On trouve – 754 ou parfois – 753. Les Romains l'ont affirmé relativement tardivement. Cette date a été retenu vers l'an – 30. C'est Varron qui a fais un calcul pour connaître combien d'années est arrivée Rome, cela donne 754. Chez les grecs l'année 0 est en – 776 : première olympiades. Les Romains ont essayé d'utiliser ce référentiel. Ainsi, on allais de – 814 à – 728. Les Romains pour dater les années n'ont pas une année zéro, de manière quotidienne on nommait les années avec les deux consuls : exemple de Pompée et Crassus ont été consul en – 70/ -55. Le début de l'année à changer à Rome : De la fin du IVe siècle à -153 l'année débutait le 1er Mars, après c'est le 1er Janvier qui a été retenu. 

Les noms ont été aussi francisé : Pompée ( Cneius Pompeius). Il y a 15 prénoms dans la Rome et pas de nom pour les esclaves qui ne sont pas citoyens. Le plus souvent les Romains ont 3 prénoms : un prénom, un nom et un surnom héréditaire.

Ex : Marcius Licianus Crassus Dives 

prénom nom surnom surnom
héréditaire personnel 

C- La tradition des jumeaux fondateurs  

Elle Un berger Faustulus à découvert la scène, il prends alors la décision d'envoyer ces enfant à sa femme pour les élever. La mère des enfants serait en réalité Rhéa Silvia, elle venait d'Albes. Elles a mis les jumeaux dans une corbeille qu'elle a ensuite déposé sur le Tibre. La corbeille s'est échouée a proximité du Palatin. Une fois adulte, les enfants décident de fonder une ville à l'endroit où ils ont été recueillit par la louve. Les jumeaux décident de se référer aux Dieux pour savoir qui gouvernera la ville. Ils prennent les auspices (observation des oiseaux, de leur vol notamment). Le premier a avoir un signe est Rémus qui est voit passé 6 vautours, Romulus, posté sur le Palatin il annonce qu'il en a vu 12 vautours alors qu'il les verra plus tard. Romulus fonde la ville. Il trace un sillon autour de la colline du Palatin, c'est le pomerium (limite sacrée). Romulus tue son frère. 

Les ennemis des Romains → Mithridate VI qui lutte contre les romains jusqu'en – 63 (défaites face a Pompée). Mithridate embauche des historiens pour connaître l'histoire de Rome. 

D- Rome avant Rome

Origine Troyenne (Troie grec), l'autre nom de Trois est Ilion, c'est pour cela que le récit de la prise de Troie se nomme l'Iliade. Homère, écrit sûrement au Xe ou IXe siècle avant JC , c'est l'auteur de l'Iliade et l'Odyssée. 

Romulus et Rémus se rattache à un Héros : Le Prince de Troie : Enée. C'est l'un des rares survivant de la prise de Troie. C'est le fils d'Anchise et d'Aphrodite. Après que Troie soit prise par les achéens Enée prit la fuite avec son père, Anchise, et son fils, Ascagne. Il prirent avec eux des objets sacrés : Les pénates, dans le but de fonder une nouvelle Troie.  

Après des péripéties, ils débarquent en Italie dans le Latium. Enée rencontre ,la fille du Roi, Lavinia et construit la ville de Lavinum en son honneur. Son fils Ascagne va fonder une seconde ville : Albe. Il fonde la dynastie Albienne. Un de ces roi a une fille nommée Rhéa Silvia. Elle sera obligée de se consacreer aux Dieux et de rester chaste. C'est pour cela qu'on dit que Romulus et Rémus sont des enfants d'elle et de Mars. La fondation de Rome interviens dans un processus, c'est la troisième ville fondée par des Troyens. C'est l’héritière de Troie. 

Sur la plan historique, les historiens ne savent pas quand cette légende s'intègre à Rome. En tout cas au IVe siècle elle est déjà bien implantée. Des aristocrates romains prétendront descendre cette dynastie. Tel que Iulius Caesar, qui prétend descendre de Iule (autre nom d'Ascagne). Le document ou Enée tient une statue de Palacé Athéna est enfait un denier de César qui date de 46.

Deux divinités sont très importantes à Rome :

  • Mars, dieu de la guerre et père des jumeaux 

  • Vénus, le mère d'Enée. Elle est célébré aussi pour donner la victoire aux armées Romaines, car mère de la ville de Rome. 

Pietas : c'est un respect fondamental des Dieux et des ancêtres (notamment Enée). C'est une valeur exaltée à Rome, chacun veut faire pietas envers les Dieux et les ancêtres. Rome est lié par ses origines mythique au Monde Grec, elle n'est donc pas considéré comme une cité barbare par les Grecs, mais elle est perçu comme une polis hellenius, une cité qui à une culture. 

Toutes les côtes du sud de l'Italie ont été conquise par les Grecs. On appelle cette région la Magna Grecia (La grande Grèce). Parmi les cités Grecs, Neapolis (Naples) comme colonies. En -775 : arrivé des Grecs qui ont colonisé l'Occident, dont les côtes d'Italie du Sud. Rome est donc proche des cités Grecs. 

A la fin du IVe siècle, le mythe de l'origine de Troie et des jumeaux, est fortement adoptés par les Romains.

II- La Rome Royale entre Histoire et mythe

A- Site et situation 

Rome est implanté dans le Latium, sur la rive gauche du Tibre. On a des anciennes zones volcanique à une vingtaine de kilomètre de Rome. (Mont Albain haut de 1.000 mètres). La ville d'Albes aurait été fondée sur l'un des flancs du Mont Albain. Rome se trouve dans un axe Nord-Sud et Est-Ouest. C'est carrefour existait déjà avant, c'était la zone la plus pratique pour traverser le fleuve. Voie sur sel : Salaria. C'était une zone marécageuse due aux crues du Tibre. 

Sur le rive droite du fleuve, on a les Étrusques qui y vivent, au Sud les Grecs : zone de contact entre Grecs et Étrusques. Le plus ancien pont daterait du VIIe siècle avant JC. 

B- L'archéologie

Depuis 100 ans, les archéologues ont fouillé Rome et la région dans laquelle s'insère Rome, le Latium. Du XIe au VIIIe siècle, on note la présence d'une civilisation Latiale, une communauté ethnique qui partage des traits comme le latin archaïque. Ils n'ont pas d'écriture avant -775. Cultes commun sur le Mont Albain notamment : Dieu souverain (Jupiter) des Latins. On retrouve des nécropole notamment sous le forum (3.000 ans). Trace d'habitat sur les sommets des collines (Palatin, Capitole) avant la date supposé de Rome. On connait l'aspect des habitations grâce aux urnes funéraire qui ont la même forme. Situation pré-urbaine, pour qu'il y ait une citée il faut une organisation commune.Or il n'y a pas d'unité sur les plans religieux, politique, civique. La cité de Rome naît qu'entre -730 et -640. 

C- Rois de Rome et tradition

La royauté aurait durée 200 ans et aurait connu 7 roi. Romulus est le premier Roi. Trois Rois sont d'origine Étrusques : désigné par le nom Tarquius (Tarquin) : Tarquin l'Ancien, Serrius Tullius (pas arrivé au pouvoir pas succession direct) et Tarquin le Superbe. On attribu a chaque ro des institutions : 

  • Romulus

    • Création de 3 tribus divisées en 10 curies chacune

    • Fondation du Sénat ou

    • Création du premier calendrier

  • Serrius Tullius

    • Augmentation du nombre de tribus à 4 tribus

    • Création ds centuries.

  • Le Roi Numa

    • Innovation religieuse les plus anciennes (grand pontif, prètre...). Collège de prête dont 3 Flamines,

    • Reforme du calendrier, choisit le premier vesta.

  • D'autres roi ont eu un rôle plus militaires

Globalement, avant -640, on a la certitude d'une cité organisé à Rome. On a un premier pavement au milieu du VIIe siècle. Trace de deux édifices : 

  • la Curie (lieu de réunion du Sénat)

  • Une place avec des gradins qui aurait permis les assemblées du peuple : comitium.

  • La Regia, vestige d'un palais Royal, présent au VIe siècle. 

La cité est née avant les 3 Rois Étrusques, mais ces dernier ont une grande importance car ils ont permis un important développement :

  • Le plus de Rome est aménagé par les Tarquins : Temple de Jupiter Capitolin (Optimus Maximus) sur le Capitole. On y honore aussi Minerve et Junon : terrasse de 60 mètres de côté. Grand sanctuaire pour l'époque.

  • Les Étrusques ont réalisés en premier le drainage, Cloaca Maxima : égout central qui ramène l'eau vers le Tibre.

  • Les symboles du pouvoir viennent d’Étrurie, siège curule qu'auront les consuls ensuite. Magistrature curule. Licteurs qui ont des faisceaux, hache double sens avec plusieurs tige. 

La Royauté Étrusques de toute évidence un moment de grandeur et de croissance importante. Rome au VI ième est l'une des plus grandes cité d'Italie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2 :

La République entre -509/ mi IVe siècle avant JC.

 

 

 

I- La fin de la Royauté

 

 

 

A- Tarquin le Superbe

 

 

 

Mis à part les Tarquin, on ne se succède pas de père en fils. De plus, la population à le choix du Roi grâce aux assemblées. Les peuple et le Sénat ont aussi des pouvoirs. Mais Tarquin Le Superbe ne se comporte pas comme les anciens Roi, il est tyrannique. Il est arrivé au pouvoir après un meurtre, celui de Serrius Tullius. Il ne gouverne pas comme les autres, il ne réunit ni le peuple, ni le Sénat (dont il liquide quelques membres). Dérèglement de la vie publique. Le fils de Tarquin le Superbe, Sextus Tarquin, viol Lucrèce (la femme de son cousin) ce qui provoque la chute de la Royauté. Lucius Junius Brutus appuyé par une partie de l'aristocratie de Rome va chasser les Rois Étrusques, dont Tarquin le Superbe.

 

Le fait d'aspirer à la Royauté (regnum) sera par la suite passible de peine de mort (Assassinat César en -44) . Entre les années 133 et 131, les deux frères Gracches qui font tenter de faire une réforme, Tibérius va être mis à mort par crainte de royauté. Les Romains ne font pas un rejet absolue de la Royauté dans leur histoire, ils remettent en cause le côté tyrannique de la Royauté des Tarquin.

 

 

 

B- La libertas (République)

 

 

 

La tyrannie, modèle politique de l'Antiquité, n'a pas le même sens qu'aujourd'hui. Il y a souvent un soutient du peuple envers la tyrannie. C'est un système politique qui s'oppose à l'aristocratie en la privant de ses pouvoirs. En -509 ce sont les aristocrates Romain qui chassent Tarquins, ils reprennent alors leurs droits. Il ne s'agit pas pour les romains d'une rupture, c'est simplement la réhabilitation des anciennes institutions. Il faut trouver un remplaçant au Roi. Ce dernier avait des fonctions politiques, militaires, et religieuses.

 

Les Romains vont créer un remplaçant pour la fonction religieuse : le Rex Sacrorum , Il n'a pas de pouvoir politique, il a juste l'ancienne fonction religieuse du Roi.

 

Sur le plan politique et militaire le Roi va être remplacé par deux magistrats : les deux consuls dont les pouvoirs sont les mêmes que les Rois, ils incarnent l'héritage de la royauté. Des mesures sont prises pour limité le regnum : Cette magistrature est limité dans le temps (1 an), et elle ne s'exerce pas seul (2 magistrat) il y a donc collégialité, cela entraine parfait des oppositions.Il y a aussi d'autres magistratures avec 4, 6, 10... magistrats. Ces magistrats supérieur sont élu par le peuple, ce choix doit ensuite être validé par Jupiter Capitolin (on tue un animal et on regarde son foie). Le consul dispose de l'imperium (pouvoir de commandement) et d'un auspicium (droit de consulter les Dieux pour affaire de l’État). Consulter les dieux est très important. En – 249, Claudius Pulcher est consul à Rome. Il est sur un bateau pour combattre la flotte carthaginoise. Les poulet refusent de manger (signe du non-soutient des dieux). Pulcher va contre la volonté des dieux et lance l'attaque. Il perdra la bataille.

 

 

 

II- La nuit du Ve siècle

 

 

 

Ce Ve siècle est mal documenté, à part Tite-Live. On assiste à un recul de la cité de Rome au Ve siècle. La cité connaît des troubles internes.

 

 

 

A- Cité réduite

 

Deux éléments sont à noter, Rome à des problèmes de crise frumentaire, on assiste de plus a une certaine baisse de la population. Rome est une des cités du Latium, et au Sud du Latium ce trouvent d'autre cités : Volsgues, Egues, Hermigres. Le Latium est donc attaqué par ces cités et il ne gagne pas toujours. Ces cités du Latium coopère mais cela n'empêche pas qu'il y ait des guerres entre elles. Rome essaye d'avoir une hégémonie sur les autres cités. Il a une série de guerre au Ve siècle, elle ne tourne pas toujours à l'avantage de Rome. De plus une opposition interne se crée dans la cité entre les Patriciens et les Plébéiens.

 

B- Les Patriciens et les Plébéiens

 

 

 

Les Patriciens, serait les famille les plus anciennes de Roi et qui composaient le premier Sénat, celui de Romulus. Se relève des Patriciat, dont la famille des Claudie arrivé à Rome à l'installation de la République. Les Plébéiens sont les autres. Les Patriciens font un coup de force au début de la République, il s'approprie l'accès aux magistratures. La Plèbe va réagir et va faire sécession, ils veulent se retirer au sommet de l'Aventin Première sécession en – 494, elle crée ses propres institutions, crée une coté parallèle à celle de Rome. Institution importantes

 

  • Les Tribuns de la Plèbe : on pour vocation de protéger les citoyens des pouvoir arbitraire des consuls et peuvent s'opposer aux décisions prises. Ils sont 10 durant la République. Émergence de ces personnages, de ces magistrats qui augmenteront durant la République.

  • Les Ediles de la Plèbe : Double fonction : L'approvisionnement des marchés en blé et l'entretien de la triade agraire (temples de Ceres, Liber et Libera) en opposition a la triade capitoline.

 

La Plèbe va créer ses propres institution et accepte de revenir à Rome avec l'accord de converser les institutions Plébéiens. Double institutions parallèle et qui se fusionne en une cité propre.

 

 

 

III- Le tournant du IVe siècle

 

 

 

A cette époque se déroule la guerre contre Veies, une voisine et grande rivale de Rome. Rome parviendra à prendre en -396. Ville qui va être entièrement détruite, par M. Furius Camillus . Rome va alors intégrer ces territoires (Ager Romanus) et les habitants de ces territoires auront la citoyenneté Romaine. C'est le premier pas de la conquête romaine. Ces nouveaux territoires vont créer ce nouvelle tribus. La surface de Rome double grâce à cette prise avec 1.600 km².

 

On assiste a de nombreuse guerres entre Rome et les latins. En - 358 , Rome est victorieuse de ces cité qui signent un traité de domination Romaine.

 

Épisode historique, en -390 prise de Rome par les Celtes. Les gaulois ont pris la totalité de la ville. La citadelle d'Arx au sommet du Capitole est le dernier foyer de résistance romain. Dans le Sud de l'Italie il y a des cités Grecs qui ont des armées de mercenaires font appellent aux Celtes qui traversent l'Italie c'est lors de ce déplacement qu'ils ont attaqué Rome. Les romains auront desormais toujours peur des Celtes (Tenor Gallicus).

 

De nouveaux conflits apparaissent entre plèbe et patriciat :

 

  • -367, loi licino-sextienne : ouvre les magistrature supérieurs aux familles Plébéennes, cela met 60 ans, pas de manière simple. Globalement, à la fin du siècle, sur les deux consuls il y a souvent un Pébléens et Patriciat.

  • -300 : donner l'autre monopole au Plébéens, l'ogluria, ces charges religieuses étaient réservés au Patriciat.

 

On assiste alors a la naissance d'un nouvelle aristocratie, la nobilitas : famille Plébénnes et Patriciennes ayant exercée des magistratures, aristocratie héréditaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noblesse : Famille dont les ancêtre ont exercé une magitrature

 

Familles Sénatoriales : Réunie les anciens magistrat

 

Equites : Situation de privilèges, ce sont eux qui votent en premier. Ils combattent a cheval. Pour être magistrat il faut être chevaliers

  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 3 :

Conquête et organisation de l'Italie par Rome (-350/-264)

 

 

 

I- La conquête

 

 

 

C'est un processus assez lent, vu qu'il court sur 80 ans environ, même si il y a une accélération importante vers -300. (en parallèle avec les conquêtes d'Alexandre Le Grand → partant de Macédoine, il fait la conquête de la Perse, jusqu'à l'Indus). Le terme de l'Italie existe pour désigner la péninsule Italienne jusqu'au Alpes. Il y a un sens politique à l'Italie, qui exclut la plaine du Pô. Un général qui reviens d'une campagne, il ne peut pas marcher avec son armée à Rome avec comme frontière, le sud de la plaine du Pô, (Rubicon). Distinction entre Italie géographique et politique.

 

 

 

A- La marche vers le Sud

 

 

 

Rome s'étend vers le Sud en battant les Osques (doc p9).

 

Le Liris marque la frontière avec la Campanie. La Campanie est un terre volcanique, fertile et riche sur le plan agricole. Les cultures y sont variées (vignes, fuits, céréales). Cette region est aussi riche sur le plan culturel, ville Grecque tel que Naples ou Paestum. Des colonie colonisé Étrusques (VIIe siècle ) comme la cité de Capoue) et des peuples indigènes comme les Samenites descendus des montagne pour venir dans ces plaines fertiles. En effet les zones montagneuse limite les ressources. Ce peuple est très peu urbanisé. Les Samnites sont présentés comme guerrier, pas de cité majeure, Bovianum, sanctuaire présent. Samnités nom donné de 4 peuples.

 

En -354, Rome et les Samenites ont de bons rapports, les Romains ont atteins le Liris et signe un traité de statu quo.

 

 

 

B- Intervention Campanienne (-343/-341)

 

 

 

Ce traité ne dure pas et première intervention Romaine en Campanie : Première Guerre Samnites qui dure 2 ans. C'est l'occasion pour les romains de s'installer dans cette zone.

 

Événement qui vont que les Romains interviennent : Teanum se fait attaquer par les Samnites , Capoue intervient donc pour aider Teanum et demande à Rome d'intervenir. Lien spécial entre Rome et Capoue, qui deviens une ville sœur de Rome. Rome octroie les mêmes droits qu'à ces propres citoyens, ils obtiennent la citoyenneté Romaine. Ils y a aussi des liens entre les aristocratie des deux villes

 

 

 

C- La deuxième et troisième guerre Samnites

 

 

 

La deuxième guerre Samnites  se déroule entre -326 et -304 et la troisième entre -298 et -290. Il est difficile de connaître le détail de ces guerres (Texte de Tite-Live p20). Il remet en cause les familles nobles qui ont corrompu l'histoire. Événement des années -320 est assez difficile à appréhender.

 

La guerre se déroule autour de la ville de Naples (Neapolis). Rome fait une alliance avec Naples. C'est une guerre difficile, Rome connaît des défaites, des défaites humiliante dont l'épisode de Fourches Caudines (-321). Wiki : Les romains sont passés dans un étroit passage dans les montagnes. Les Samnites ont alors attendu que les romains soient assez avancés dans ce passage pour en bloquer les issus. Ils ont ensuite menacer les romains de provoquer un éboulement. L'armée romaine piégée du reconnaître sa défaite, abandonner ses equipements  et passer sous le « joug » des lances des Samnites (fourches tendues à l'horizontale) tout en se tenant recourbé avec les mains ficelées dans le dos. Quelques-uns refusèrent et furent tués. Les Samanites capturèrent alors une armée entière : 40 000 soldats dirigés par leur deux consuls.

 

Apius Claudius Caecus (censeur) en -312/-311. Il fait des reformes sur l'organisation de Rome. Il est célèbre pour avoir construite la première grande voie Romaine (carte7 p.10) : La Via Appia, Un route pavée qui relie Rome et Capoue ce qui permet d'acheminer rapidement des troupes. En -310, les Romains ouvrent un deuxième front, au Nord de Rome en Etrurie et remporte une série de succès.

 

En -305, les Romains arrivent à prendre la capital fédérale samenite : Bovianum. Les Samnites demandent alorq un traité de paix : ils s'engagent à ne pas envoyer des troupes sur les côtes.

 

 

 

La troisième guerre Samnites ne concerne pas que les Samnites, certaine puissance Italienne s'allient entre elles, les Samnites, Étrusques (organisé en cité et sont divisés et décident de s'unir contre Rome) et font appelle au Gaulois installés au Nord du Pô. Ces peuples sont appeuré par la puissance de Rome.

 

Épisode militaire toujours pas fiable. La Bataille de Sentium en -295,est menée par Q. Fabius Maximus Rulliamus qui remporte une très importante victoire sur les Gaulois. Cette fois ci Rome impose sa domination sur les territoires Samnites. En -290, le seul territoire non dominé par Rome est l'Etrurie, mais toutes les cité Étrusque seront battues en l'espace de 20 ans. Le talon de la botte : Lucanien, Bruttiens et Messapiens et quelques cités Grecques, sera pris par Rome en quelques dizaines d'années.

 

 

 

D- Tarente et la guerre de Pyrrhus

 

 

 

Tarente est une vieille cité grecque ( fondée VIIIe siècle). Tarente est devenu une puissance dans Sud de l'Italie, elle a une influence sur d'autres cités grecques (Ligue Italiote). Au IVe, elle a renoncé à avoir des armées de citoyen et a recourt aux mercenaires avec des généraux étrangers à la cité. En -336, Tarente avait fait appel à un Alexandre Le Molosse d'origine de l'Epire (oncle d'Alexandre Le Grand).

 

Dégradation des relations entre Tarente et Rome : En -285 une cité grecque est attaquée par les Messapiens, cette cité fait appelle aux romains et non à la Ligue Italiote. Il y a alors une présence militaire romaine ce qui provoque la jalousie de Tarente.

 

La déclaration de guerre se fait en -282 quand quelques navires Romains vont à Tarente et se fait attaquer (traité datant de -320 interdit aux romains d'envoyer des bateau trop au sud). Rome envoi alors un ambassadeur à Tarente, il est reçu dans le théâtre, il essaie d'améliorer les choses mais la guerre est déclarée. Tarente fais appel à Pyrrhus, prince hellénistique1. Pyrrhus est sans Royaume à cette date et est originaire de la région des Molosses. Il est partit au service d'autre Royaume d'Orient. Tarente en fais appelle en -280 et -275. Ils arrivent à battre deux fois les armées Romaines (-280 et -279) : pas de conséquence politique majeure. Pyrrhus, ces victoires ils coûtent cher → nombreuses pertes (hommes et de son état major). En -275 il est battu par un général Romain : Manius Curius Dentatus. Victoire prestigieuse, ce général a battu l’héritier d'Alexandre. Tarente n'a plus de champion et la ville est prise.

 

Continue à résister 3 peuples et en -266 tous les peuples d'Italie du Sud sont battus. 

1 : Hellénistique : Terme restreint pour designer un période de l'histoire du monde Hellénique. Cette période commence après -323, à la mort d'Alexandre Le Grand. Cette période voit se développer la culture hellénique dans l'empire d'Alexandre. Elle s'achève en -30 à la mort de Cléopâtre VII, dernière souveraine a régner sur l'un des royaume d'Alexandre.

 

 

 

II- L'organisation

 

A- Le cadre général 

  3 catégories de territoire : territoire Romain, de droit Latin et des Alliées. Sur la côte Tyrrhénienne on à Cosa , de l'autre côté de la péninsule la ville d'Arinium. Au Sud, Beneventum : forme de triangle, à l'intérieur de ce triangle les territoires deviennent des territoires Romains et où les habitants Romains obtiennent la citoyenneté Romaine (Civitas Romana). Rome créer de nombreuses tribut : il y en aura 35 au final.

 

Rome a signé un traité bilatéraux, c'est-à-dire avec chaque cité (chaque situation est particulière). Traité avec Naples en -236 : garde sa monnaie, ses magistrats... en cas de guerre maritime, Naples doit fournir une flotte à Rome. Bonne situation pour Naples.

 

 

 

B- Colonies Romaines et Municipes

 

 

 

Il y a deux catégories de cités citoyennes :

 

  • Les municipes (Municipium) : désigne les cités dont les habitants on obtenu la citoyenneté Romaine, dans l'Italie Centrale nottament. Ce sont les anciens adversaires des Romains. Les Volsques par exemple, Arpinum en 303. C'est une ville célèbre, certains Romains y sont origine comme Cicéron ou Marius. Au IIIe, on a une extension de la citoyenneté Romaine.

  • Les colonies : elles sont construites sur les Ex Nihilo, sur des terres vierges. On y installe des citoyens Romains, ces villes sont à l'image de Rome. On y trouve un forum, un sénat local et des magistrats qui s'occupent des affaires locales. Il y a 33 colonies Romaines durant la République, Ostie la plus ancienne. Elles ne sont pas toute situées dans les territoires conquis (ex : La plaine du Pô)

 

 

 

 

 

C- Cités Latines, colonies Latines et droit Latin

 

 

 

Il y a plus de 40 colonies dites Latines. A l'origine Rome est une cité Latine parmi 30 cités voisines. A l'époque ces cités sont fédérées par des critères ethniques. Il existe un traité entre ces cités. A Rome, on reconnaît plusieurs droit : droit de mariage, si un citoyen Romain si marie avec un citoyen Latin, ces enfants auront la citoyenneté Latine. Droit de commerce, et le droit de émigrés à Rome et d'y exercer pleinement la citoyenneté romaine. Ces anciennes cités Latine vers le IIIe siècle, ont été battues et intégrés à Rome. Ce sont désormais des citoyens Romains.

 

Par contre, au même moment vont apparaître les colonies latines. Ces colons, n'ont pas la citoyenneté Romaine, mais le droit Latins.

 

 

 

D- Les Alliés

 

 

 

Certaines cités, on demandé à entrer dans l'alliance Romaine d'autres y ont été contraint, et leur traité sont moins favorable. Les plus privilégiés, peuvent avoir le droit de commerce et de mariage. Les Latins au sens strict sont des Alliés, car ils ont signés des traités avec Rome. Les Romains distingue les Alliés simple et les Alliés de droit Latin.

 

Exemple de l’Étrurie : Les ville étrusques n'ont pas toute trainté avec Rome de la même manière. Certaines villes ont été détruite, d'autre ont le droit romain ou latin, certaines sont simplement des Alliées. Rome à mis en place un formidable machine de guerre, forgé au IIIe siècle. P.31 tableau 2 : chiffre d'un recensement du nombres possible de soldats mobilisables. Première colonnes, les juniores (-46 ans) : mobilisable, avec un potentiel 500.000 hommes il nombre d'homme mobilis é peut s'étendre jusqu'à 875 000 hommes si necessaire. Les armées ne sont pas seulement composée de Romains, mais aussi d'Alliées. Romains : 35%, Latins : 15% et les Alliés 50%.

 

 

 

On une certaine uniformisation de l'Italie, mais extrêmement longue (plusieurs siècles). Néanmoins, il reste des particularités dans des cités telle que Naples où l'on parle encore le Grec ou en Italie centrale ou l'Osque est encore parlé. Le latin ne fait pas l’unanimité mais il y a une tendance à l'uniformisation.

 

Licius Andronicus (284-204), né à Tarente, est fait prisonnier pendant la guerre. Il devient esclave, puis il est affranchis par un général Romain. Il amène des innovations à Rome, des traductions du Grec telle que l'Odyssée et adapte aussi des pièces de théâtre. 240 : première pièce de théâtre joué à Rome. Le théâtre à Rome se fait dans le cadre des jeux (Ludi) consacré aux Dieux. Fabius Pictore vers 220 écrit l'Histoire de Rome en Grec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 4 :

Les Nobles de la République :

 

 

 

I- La nobilitas

 

 

 

Entre 367 et 250, cette nobilitas est ouverte. Durant cette période, des guerres se déroulent en Italie. Rome donnait donc des magistratures a des généraux compétant pour qu'il puissent diriger → méritocratie militaire.

 

Une des dernière famille entré dans la nobilitas est celle des Caecilii Metelli. Page 42 : arbre généalogique, famille très puissante à la fin de la République. Le premier consul date de 251.

 

Après 250, les hommes qui accèdent au consulat sont appelé homo novus (homme nouveau). Ces hommes dont souvent fortunés et ont des soutiens puissants.(Ex : Ciceron, Porcius Cato..) Cursus honorum : parcours des magistratures. Il y a un ordre dans lequel on est censé exercer les magistratures (questeur-édile-prêteur-consul) et un age pour y accéder. La loi exigeait un temps de 10 ans entre chaque consulats. Marius a été consul 5 années consécutives, il a violé cette loi car Rome avait besoin d'un général compétant.

 

Cette noblesse à un certains nombres de privilèges. Les riches ont plus de droits, mais plus de devoirs, ils paient des impôts et doivent servir dans l'armée. Ils ont aussi plus de poids dans les élèctions car ils votent en premier et entraînent les autres votes. Parmi les droits importants, il y a le droit des images, (ius imaginem) : masques des ancêtres, on réalise sur des personnes des masques en cire qui permet de garder des représentations des anêtres. Dans les grandes maisons, on installe les portraits des ancêtres dans l'atrium, ils servent lors des funérailles publics qui ont lieu sur le forum à Rome. Le corps est alors exposé dans le comitium. Un héritier réalise un éloge funèbre devant la foule et rappelle l’histoire de la famille. Des figurants portent les masques des ancêtres et sont vêtues des toges associées aux fonctions exercées par l’ancêtre. Pour les plus grandes familles, le nombre de figurants pouvait atteindre un millier (cf. témoignage de Polybe page 42).

 

La nobilitas se définie par son attitude victorieuse récurrente et par ses ancêtres, on peut donc la perdre (p.46) quand il n'y a pas de réactualisation des exploits sur trois générations. pression énorme pour les jeunes nobles pour être à la hauteur de leur ancêtre. La ville de Rome est une ville ou l'on rappelle la victoire des ancêtres pour que le jour de la présentation au consulat la candidat soit plus crédible → notion d'hérédité de la victoire. Si les exploits militaires ne sont pas renouvelés par les nouvelles générations, la nobilitas peut être perdue

 

Le clientélisme, ces relations organisent la vie politique Romaine, en principe cela existe pour toute la société, cela met en relation deux personnes : la patron (patronus) et le client ; le patron doit protéger son client. Le client doit assistance à son patron, en échange il obtient la protection. L'affranchis, devient client de ce lui qu'il a libéré. La noblesse développe beaucoup ses relations de clientèles :

 

  • Lors de la création d’une colonie, les hommes qui fondent et organisent la nouvelle cité deviennent les patrons des citoyens qui s’installent.

  • Les peuples des territoires conquis deviennent les clients de celui qui les a conquis. Un exemple, Marcellus avait vaincu une cité en Sicile, dès que les Siciliens ont un problème avec Rome, ils se référent à Marcellus. Le patronage est de plus héréditaire.

 

 

 

II- L’hellénisation de la nobilitas

 

 

 

Certaines sources nous disent qu'au IVe siècle les jeunes Romains allaient dans les cités étrusques pour avoir une éducation. Basculement de la fin du IVe siècle où les jeunes aristocrates vont être éduqués par la culture grecque. Pour les aristocrates de l'époque de César, le grec et une des langues pratiqués la plus tôt, c'est vraiment une langue maternelle au même titre que le latin car en pratique les enfants ont des nourrisses grecques. Exemple : « aléa jacta est » (phrase prononcée en -49 par César et signifiant « le sort en est jeté ») et « tu quoque mi fili » (prononcée par César en -44 et signifiant « toi aussi, mon fils ! »). Ces deux phrases retenus en latin par la postérité on en réalité été probablement prononcées en grec. Le Grec, est une langue courante. L'aristocratie lors du Ier siècle, se forme dans les cités grecques, comme Rhodes. Pour la génération de Pompée, Cicéron, César... philosophe : Posidonios d'Apamée.

 

Au milieu du IIe, en 167, (doc 48 p.37). La ville d'Athènes était la ville de la philosophie. Les aristocrates romains allait se former quelques années a Athènes pour apprendre la philosophie grecque. Paul Emile donnera la totalité de son butin au trésor romain, cependant il gardera pour lui la bibliothèque de Persée. Après sa victoire il demande à Athènes : le meilleure peintre pour son triomphe, et le meilleure philosophe pour qu'il devienne le précepteur de ses enfants.

 

Dans la première moitié du IIIe siècle, le grec est parlé à Rome mais ce n’est encore que le début (il est mal parlé). L’appropriation de la culture helléniste se devait d’être réalisée par la nobilitas car elle est considérée comme étant la culture supérieure depuis Alexandre le Grand.

 

Commémoration des victoires : cf. page 35.

 

Les rois grecs portent le titre de Basileus à partir de -306.

 

Selon la mythologie grecque, une propagande attribue aux dieux la victoire sur le champ de bataille, du fait de leur protection voir d’une certaine parenté divine (divinité de la victoire : Niké). La victoire est célébrée par la construction de bâtiments. Exemple : victoire de Samothrace. Cette manière de concevoir les choses est transmise à Rome qui voit apparaitre la divinité Victoria. Les dieux de Rome prennent alors les épithètes de Victor. Exemple : Jupiter-Victor. De même, la statue équestre, le symbole de la palme… son des héritages grecs. Les généraux victorieux sont considérés comme un peu plus que des hommes. Castor et Pollux (aussi appelés les Dioscures) sont des divinités victorieuses équestres. Elles seraient apparurent plusieurs fois sur les champs de bataille. Ce sont des jumeaux mais ils n’ont pas la même nature : Castor est mortel car il est le fils d’un homme, Tyndare ; Pollux est immortel car il est un demi-dieu, fils de Zeus. Ils obtiennent finalement l’apothéose, c'est-à-dire qu’ils deviennent deux étoiles (dieux) : constellation des gémeaux.

 

Caton, consul de 195, (homme nouveau, vie politique de 50 ans dont 40 au Sénat). Estime que l'éducation grecque est à bannir. Parfois à Rome il y a des philosophes grecs qu'on expulse. Ainsi, on a ne hellénisation de la Rome Antique, mais qui se frotte quelques oppositions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 5 :

De la guerre de Sicile à la guerre d'Hannibal (264-219)

 

 

 

Ces deux guerres sont en faite les premières et deuxième guerres Puniques. Nous sommes toujours au IIIe siècle, période assez mal connu. Les écrits de Tite-Live ont presque tous disparu, cependant l'historien grec Polybe, a laissé quelques traces sur cette période, même si il n'est pas contemporain de cette période. Il s'aidait de sources romaines telle que Fabius Pictor ou de source carthaginoise. (Ouvrage paru en 2009 : Les guerres Puniques de C. Moatti).

 

 

 

I- Rome et Carthage

 

 

 

A- Présentation et comparaison des deux cités

 

 

 

Le mythe de fondation de Carthage l'a fait naître en 814. La ville est d'origine Phénicienne (Liban-Syrie actuelle). C'est de la ville de Tyr que seraient venus les colons dirigés par la reine Didon. Les Phéniciens sont un grand peuple commercant actifs dès le IIe Millénaire entre l'Occident et l'Orient de la Méditerranée. Didon arrive en Tunisie et délimite son territoire (doc 63 p.48). La cité devient une des première puissance de méditerranéenne occidentale, elle établit une domination sur les côtes de la Mer Méditerranée avec des comptoirs (cf carte). Son expansion se heurte aux cités grecque, ce qui limite sa croissance au Nord ( La Sicile deviens lieu d'affrontement entre Grecs et Carthaginois). Syracuse est la grande cité qui lutte contre Carthage. Par ces institutions, Carthage est semblable à Rome : magistrats (Suffètes ),assemblées populaires, un conseil des anciens. On sait qu'Aristote avait laissé des descriptions des institutions Grecs et de Carthage. Aristote dis que cette constitution est très bien : côté démocratique, aristocratique et royaliste, comparaison de Polybe à Rome deux siècles plus tard.

 

Carthage est une grand puissance maritime, elle à un grande flotte, mais n'a pas d'armée de terre aussi nombreuse et puissante que celle de Rome, elle a donc recours à des mercenaires. Carthage est un cité hellénisé tout comme Rome.

 

 

 

B- Les relations entre Rome et Carthage

 

 

 

Les deux cités ont été alliées, notion de 3-4 traités entre Rome et Carthage : garantit la paix, commerce... Traité qui existe encore sous les Guerres Samnites.

 

Lors de la guerre contre Tarente en 278, lorsque Pyrrhus arrive, Magon, un général carthaginois arrive à Ostie avec 100 vasseaux qu'il propose au Romains. Chacun y trouve son compte : Rome n'a pas de flotte, et Carthage sait que Pyrrhus doit venir en Sicile pour la guerre contre Carthage.

 

Le déclenchement de la guerre se fait sur une histoire assez complexe.

 

 

 

C- Le déclenchement de la guerre

 

 

 

Doc 61 p.47. Entre la péninsule Italienne et la Sicile ; le détroit de Messine qui se trouve en Sicile, cette cité contrôle cette voie maritime. En face du détroit, il y a une ville qui se nomme Rhegium, elle est sous domination de Rome. Les Romains sont au contact direct avec Carthage. La ville de Messine est contrôlé par un groupe de mercenaires, les Mamertins). Ils se ont consacrés eux-mêmes à Mamiers (Dieu Mars). Ces Marmetins contrôle la cité de Messine et attaque des cités voisine. Syracuse diriger par le tyran Hieron II, réagit et se met en tête d'attaquer Messine. Les Marmetins demande de l'aide. La première cité à intervenir est Carthage. Une garnison Carthaginoise s'installe à Messine. Mais Carthage change finalement d'alliance et s'allie avec Syracuse. Au même moment Rome décide d'envoer une armée a Messine pour aider les Mamertins. Les Romains parviennent à traverser le détroit et installe un garnisson à Messine. Les syracusiens finissent par s'allier avec Rome. Au bout de quelques mois, Carthage et Rome se retrouve face à face. Les raisons profondes de la guerre ne sont pas claire, il n'y a pas de plans de conquête de la part de Rome, certains historien disent que c'est peut-être pourr des raisons commerciales, les romains auraient voulu controler. Les Atilli, (origine de Campanie) poussent les armées Romaine à faire la guerre. Ce n'est pas le Sénat qui a proposé la guerre, au contraire elle s'y est opposée. C'est un loi du peuple qui demande l'intervention.

 

 

 

II- Déroulement et caractéristiques

 

 

 

A- La flotte

 

 

 

Rome est une puissance militaire terrestre et son expérience maritime n'est pas nulle non plus. Ostie est le port de Rome, mais ce n'est pas une cité fortement maritime. Cependant dans le traité l'alliance des villes comme Naples ou Tarente, se sont engagées a fournir un flotte en cas de guerre. Cette guerre de Sicile est une guerre avant tout maritime, même meme si des combat terrestres auront lieu en Sicile. Les romains vont avoir du mal a traverser le détroit car les carthaginois y patrouillent. Claudius Laudex parvient à traverser et débarque en Sicile. Lors de ce débarquement les Romains voient un quinquérème (navire échoué de Carthage). Les Romains vont alors copier ce navire pour fabriquer leur propre vaisseaux. Les navires doivent être constamment reconstruis à cause des batailles navales mais aussi des tempêtes. Les guerres maritimes, avec les rostres (en bronze) pour éventrer les navires des ennemis. Les Romains deviennent des assez bons marins et ont mis en place un système dis le corbeau : basculer des passerelles pour aborder les navires des ennemis.

 

 

 

B- Une guerre de 23 ans

 

 

 

  • De 264 à 256 : Rome connaît des succès en mer et terre. Notamment la coté de Agrigent. A partir de 260, Rome connaît des succès en mer. Un consul C. Duilius à Mylae, il obtiendra un triomphe Naval (considéré comme la première guerre maritime remporté par Rome). En tout cas, il y a une maîtrise des mers pour les Romains qui débarquent en Afrique en 256.

  • De 255 à 248 : On assiste a un grands nombres de défaites Romaines. L'armée Romaine est vaincue par Carthage sur le sol africain. De plus Rome perds sa flotte à plusieurs reprise. La bataille de Drepanum en 249 (P. Claudius). Mais Carthage n'arrive a saisir l'opportunité.

  • De 247 à 241 : il y a un certain essoufflement, surtout de la part de Carthage : Rome reconstruit ses flotte presque immédiatement alors que ce n'est pas forcement le cas de Carthage. Barca, après une défaite à l'Ouest de la Sicile (Îles Aegates), la flotte de carthaginoise est perdue, Carthage demande alors la paix aux Romains.

 

 

 

C- M. Atilius Regulus

 

 

 

C'est un général victorieux dans la première période, au Sud de la Sicile en 257. Cela lui a permis de débarquer en Afrique où il est battu et emprisonné. Il va être envoyer à Rome en tant qu'ambassadeur pour échanger les prisonniers. Il retourne à Carthage, les sources attestes des tortures subies par cet homme. Ce personnage, deviens un modèle (exemplum), on lui prête des valeurs romaines importantes : la virtus (plus au moins vertu en français ou courage dans l'armée) et surtout la fides (respect de sa parole, bonne foi). Il y a Rome des abstractions divinisé : virtus et fides auront des temples lors de la victoire de Regulus. Les Romains apparaissent comme un peuple qui respecte les traités et qui attend qu'en face de lui il y est la même chose. Véritable idéologie : La perfidia (perfidie) caractérise aussi les celtes et les puniques. On a alors deux camps en opposition.

 

 

 

D- Caecilus Metellus/ éléphants

 

 

 

P.41-42. Caecilus commande des troupes terrestres et parviens à capturer plus d'une centaine d'éléphants carthaginois. Les Romains avait du mal face aux éléphants. Il rentre à Rome en 250 et triomphe. Des sources nous disent qu'il ressemble à la statue de Jupiter Capitolin. Il est accompagné de ces troupes, il y à la mise en scène de la victoire avec le butin. Une célébration se prépare avant même la bataille.

 

Monnaies : emblème de la famille. La guerre pour l'aristocratie est un moyen de se montrer.

 

 

 

E- Traités de paix

 

 

 

P. 47, texte de Polybe. Le traité va être négocier par les deux acteurs des cités : Barca pour Carthage et les deux consuls pour Rome. Un accord est finalisé. Carthage perds toute ambition sur la Sicile et les Romains s'y installe. Une indemnités de guerre : poids de métal précieux sur 10 ans. Enrichit l’État Romain. Carthage à des difficultés (révolte des mercenaires en Sardaigne) Rome profite des circonstances, et s'empare de la Sardaigne et de la Corse.

 

 

 

III- Les conséquences de la Première Guerre Punique et suite

 

 

 

A- Création du statut de Province

 

 

 

Le terme de provincia au sens strict, une province est la sphère de compétence d'un magistrat. Ces missions sont définit par le Sénat et tiré au sort.

 

Le sens large détermine des territoires à l'extérieur de la péninsule Italienne qui vont être confiés à un gouverneur. Le gouverneur peut être amenés à mener une armée : imperium et auspicium. Il faut dont que ce soit un magistrat supérieur.. Les Romains emploie une astuce pour gouverneur les provinces. On crée d'abord de nouveaux préteurs en 227. Le système ne se relève pas efficace. Les Romains ont alors développés un système de pro-magistrature (propréteur et proconsul). Le système est relativement ancien, le premier cas est la prise de Naples. Rome développe se système. Cela peut être un ou deux ans voir plus. Le proconsul est inférieur au consul. Cependant il a les mêmes pouvoirs militaire que lui. La différence est aussi que si le proconsul traverse le pomerium, il redevient un simple particulier.En Sicile Syracuse et Messine ont un statut particulier car elle ont été alliées de Rome pendant la guerre (p.14). L'ensemble des peuples des autres cités de Sicile vont avoir un statut différents : soumis à un gouverneur de province. Leur sort est différent des Italiens. Lex Provincia : condition de l'on impose aux provinces, la justice... : définition du statut de Province. Ce qui définit les éxigences sont une succession de décisions pris par les gouverneurs. La Sicile sera le grenier à blé pour Rome.

 

 

 

B- Intervention en Adriatique

 

 

 

Carte p.47. Pirates notamment en Illyrie et descendant vers l'Epire et les cités grecs. Les pirates s'en prennent à des navires Italiens. Les intérêts de Rome sont en jeu. Ils interviennent alors et battent ces pirates Illyriens. Les Grecs invitent les Romains au jeu de Corinthe (Les Jeux Isthmiques).

 

 

 

C- Intervention en plaine du Pô

 

 

 

Ce sont des populations Celtes qui peuplent ce territoire. L'avancée Romaine vers le Nord pose problème aux Celtes qui sentent la pression de Rome. Un tribun C. Flaminius va décider de confisquer l'Ager Gallicus : 60.000 colons Romains. Cela amène une association des Gaulois et une guerre en 225. M. Claudius Marcellus remporte une grande bataille contre les Gaulois à Clastidium en 222. Les Romains installent sur les plaines du Pô en 218, Plaisance et Crémone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 6 :

La seconde guerre punique : La Guerre d’Hannibal (219-202)

 

 

 

La deuxième guerre Punique, ou guerre contre Hannibal dure environ 20 ans. Cette guerre est un tournant pour Rome... Cette guerre est raconté par le premier historien contemporain pour l'histoire de Rome : Fabius Pictor. Mais cette période est aussi racontée par Tite-Live 200 ans après (doc f p20). Montesquieu : « La seconde guerre punique est si fameuse que tout le monde la sait ».Rome est attaquée sur son sol pendant 15 ans, et subit des pertes terrible mais ne traitera jamais avec Carthage.

 

 

 

I- Le déroulement de la guerre

 

 

 

A- Hannibal et le Casus Belli

 

 

 

Hannibal est né en 247 (1ère Guerre Punique) de la famille des Barca. C'est le fils d'un général. Toutes les sources nous disent qu'il est élevé par son père dans la haine de Rome. Hannibal va donc poursuivre l’œuvre de son père. Il l'accompagne en Espagne. Carthage après avoir perdu la Sicile, tente de reconstruire un Empire. A la mort de son père c'est son beau frère, Asdurbal, qui prend le rôle. En 226, Asdurbal signe un traité avec les Romains sur la relation de Romains et des Carthaginois en Espagne. Les Carthaginois n'ont pas le droit de passer l'Iber (=Ebre). Le lieu qui va cristallisé le motif de la guerre est la cité de Sagonte, cette cité mène des raids contre Carthage et ses alliées. En 219, Carthage attaque et assiège Sagonte, cette attaque déclenche les hostilités des Romains. Cette cité était alliée avec Rome. Certains auteurs comme Polybe, nous disent que la cause de la guerre est le franchissement de l'Iber. Rome intervient au nom de la fides, du serment des alliées. Idéologie de la perfidie des Carthaginois.

 

 

 

B- La stratégie d'Hannibal

 

 

 

Hannibal ignore rien de l'Italie et connait le potentiel de l'armée. Hannibal veut rejoindre l'Italie par voie terrestre et entame un voyage de plusieurs milliers de kilomètres (page 48). Les Carthaginois n'exerce plus leur domination sur la mer. L'ambition d'Hannibal est d'arriver au Nord de l'Italie et de faire éclater l'alliance romaine, de la vaincre Rome et de rendre leur autonomie aux cités alliées.

 

Le déplacement terrestre pose problème. Les romains ont des espions qui les informent des l'avancée d'Hannibal .Rome tente de barrer la route d'Hannibal (Pyrénées notamment). Ils paient des tribus pour qu'elles attaquent Hannibal en chemin (ex : Massilia). Un des consuls de 218, P. Cornelius Scipion envoi des troupes pour arrêter Hannibal. En été, Hannibal arrive sur le Rhône, il prend la décision de le remonter et de passer par les Alpes (2 mois, Septembre et Octobre). Les pertes sont énorme. En Octobre 218, Hannibal arrive dans la plaine du Pô avec un armée assez dérisoire (20.000 fantassins, 6.000 cavaliers, presque plus d'éléphants). Quand il arrive en Italie il annonce aux italiens et d'annoncer au Italiens qu'il est là pour les apporter l'indépendance. Hannibal veut tout de suite attaquer les armées Romaines envoyer contre lui. Il attaque le consul Scipion et défait les Romains à la bataille de Tessin (Octobre 218). Le second consul de Rome sera battu à son tour lors de la bataille de Trebie (Décembre 218), après avoir perdu plus de 15 000 hommes. Ces défaites permettent à Hannibal de renforcer son armée, il double son infanterie grâce aux Celtes qui l'ont rejoins. Après ces batailles, il renvoie, les Latins et les Alliées de Rome, libres chez eux. Son message libérateur se répand. Deux nouveaux consuls entre en charge en 217, C. Flaminius (grand général).Un consul se poste sur la côte Est alors que l'aute prend place près de Rimini. A nouveau les consuls vont être battu . Les Romains perdent encore 10.000 hommes à la bataille de Trasimène. Le consul C. Flaminius est tué au cours de cette bataille. Rome va Exceptionnellement va alors avoir recours à un dictateur : Q. Fabius Maximus. Il définit une politique pour Rome et considère qu'Hannibal ne doit pas être affronter dans des combats directs. Il propose une stratégie : le contenir, gêner les approvisionnements et gagner du temps... Cunctator. En 216, deux nouveaux consuls élus, et lèvent une armée de 80.000 hommes. Ces consuls ont besoin de prestige et refuse la stratégie de Maximus.

 

C- La défaite de Cannes (p48)

 

 

 

Hannibal est descendu au Sud de l'Italie et pas directement sur Rome car il n'avait pas les moyens de la siéger. A Cannes, il y avait des greniers de ravitaillement romain (problème important des armées dans l'Antiquité). Les deux consuls ont décidé d'aller combattre avec deux fois plus d'hommes. Hannibal l'emporte largement sur les Romains, 50 000 morts chez les Romains en quantité et qualité. Hannibal a été formé au technique militaire et formé par un général de Spartiate. Terrible défaite pour les Romains avec des conséquences terrible. C'est un signe dans le Monde Italiens et Méditerranéen. Beaucoup d'Alliées quitte l’Alliance de Rome notamment les peuples et cités grecques du sud de l'Italie. Ce qui est vécue comme tragédie pour Rome, c'est la sécession de Capoue qui se rapproche d'Hannibal. Le cœur de l'Italie reste du côté Romains. 216 et la bataille de Cannes symbolisent l'ébranlement de l'Alliance de Rome.

 

 

 

D- Les guerre hors d'Italie

 

 

 

Il faut attaquer Carthage ailleurs pour la vaincre. Une nouvelle puissance entre en jeu: La Macédoine → Première Guerre macédoine. Après la défaite de Cannes, la Macédoine veut profiter de la faiblesse de Rome pour s'installer en Illyrie. Les Macédoniens se contente de prendre des ports en Illyrie. La Macédoine est alliée d'Hannibal. Les romains eux font une alliance avec les Etoliens. Rome fini par signer un traité de paix en 205.

 

Les Carthaginois débarque en Sicile et retourne des cités comme Syracuse contre Rome. Ce qui est terrible pour les Romains. Envoyé en Sicile est Claudius Marcellus réussit à reprendre la ville de Syracuse, ce qui est considéré comme un exploit car cette cité était très protégé et bénéficiait des inventions d'Archimède. Marcellus triomphe en 211 à Rome. Il construit un temple pour le Virtus : musée pour voir les œuvres d'art Grec pillé à Syracuse.

 

Bataille en Espagne pour déloger les Carthaginois d'Espagne. Cette mission est confié à l'ancien consul Cornelius Scipion et à son frère. Ils ont remporté des vrais succès en 217 mais sont morts tous les deux (p50). Difficultés de trouver un nouveau général en Espagne. On envoie alors le fils même de l'ancien consul en 211 il a à peine 20 ans. On lui confie un imperium comme un proconsul sans avoir été magistrat. Il va en Espagne et remporte des succès très important : il va prendre la Carthage Nova et parviens en quelques années à chasser les Carthaginois d'Espagne. Il reviens à Rome en 206 et deviens consul en 205.

 

Scipion parviens à débarquer en Afrique pour que Carthage rappelle Hannibal. Il passe un accord avec un prince Numide : Massinissa. Le point faible de Rome face à Hannibal est la cavalerie. Il récupère alors la cavalerie Numide. Hannibal est rappelé par Carthage en 203. L'affrontement final à lieu en Afrique dans la plaine de a Zama en 202. Grâce à la cavalerie de Massinissa, Hannibal est battu est fuit en Orient. C'est la fin de la guerre.

 

Rome impose des conditions de paix : Carthage est obligé de payer une des dettes de guerre, de 1300 tonnes d'argent sur 50 ans. De plus les carthaginois ont interdiction de se réarmer. Le Roi Massinissa créer un grand Royaume en Algérie actuelle.

 

 

 

II- Les caractéristique et conséquences de la guerre

 

 

 

A- Des pertes importantes

 

Globalement, même la perte des alliées périphérique n'a pas remis en cause l'alliance. Rome a toujours gardé son avantage démographique. L’alliance des colonies Latine à tenu. Sur les pertes Romains en accumulant les défaites on arrive pas loin de 100.000 morts (1/7 des mobilisables). Il y a des pertes sur la plan qualitatif, plus du quart du Sénat avait disparu après Cannes, Tite-Live : « La curie était vide » .Va se poser le problème de remplacer les sénateurs. Après Cannes plus assez d'ancien sénateurs pour les remplacer : opportunité de rentrer dans le Sénat pour certaines familles. C'est une opportunité pour les hommes nouveaux.

 

 

 

B- Attitude religieuse a Rome

 

 

 

Après ces défaites on assiste a des questionnement vis à vis des dieux. La superstition se développe. Le Sénat veut garder la main sur les affaires religieuses. En 217 quand Fabius Maximus arrive en tant que dictateur,il se demande pourquoi les romains ont échoué, il en arrive a la conclusion que c'est a cause d'un problème avec les dieux (ex : C. Flaminius est un personnage ignoble et irreligieux, il a combattu à plusieurs reprises sans l'accord des dieux). Il rassemble le Sénat pour demander une entente avec les dieux : Pax Deorum.

 

Les Romains consulte largement les livres Sibbylins : recueil de prophéties d'oracles.

 

 

 

C- Conséquences économiques et monétaires

 

 

 

Cette deuxième Punique va déséquilibrer les impôts à Rome. Le tributum, impôt sur la fortune, n'était pas payé par ceux qui partaient a la guerre, ainsi cette charge va s'imposer à plus petits nombres de citoyen. Rome emprunte a ses Alliées pour faire cette guerre, notamment a Hieron. La monnaie Romaine dévalue considérablement. La monnaie de compte est l'As libral elle pèse une livre romaine (327g.) et est frappée en bronze. La société est assez peu monétarisée au IIIe siècle. C'est après cette guerre que la monnaie va être de plus en plus utilisé. L'As va être dévalué : l'As foncial (1/12 de livre). C'est une guerre de 20 ans qui coûte très cher.

 

L'apparition des publicains, société privée qui amène dans une société un capital et on les voit intervenir pour la première fois en 215 pour la fourniture des équipements des armées stationnées en Espagne. Les sociétés publicains sont mis en rapport avec la levée de l'impôt à Rome. On a une aristocratie Romaine qui profite de la guerre et de la conquête Romaine. Cela bouleverse la société économique et sociale.

 

Rome confisque des territoires des traîtres (ager publicus) cela devient des territoire de Rome

 

 

 

D- Les nouvelles provinces

 

 

 

Rome s'empare des Espagnes, dont la conquète est très longue. Cette conquète durera 75ans. Scipion Emilien détruira la ville de Numance en Espagne.

 

Les citoyens Romains sont amenés à servir des temps de plus en plus long. Pour ceux qui servent en Espagne cela dure 7 ans parfois. Certain soldats font des carrières militaires en passant 20 ans à faire des expéditions (doc 68 p.51). Pour la conquête de l'Espagne, deux généraux importants : Caton l'Ancien et Tiberius Semprovicus Gracchus.

 

Rome apparaît renforcer après cette guerre, puisque ces institutions et le cœur de l'alliance ont tenu. De plus Rome connaît une phase d'hellénisation importante : les grandes cités grecques d'occident, Syracuse et Tarente, ont été prise et pillées. Le butin est ramené a Rome et les œuvres d'art sont exposées dans les espaces publics : ville musée.

 

Émergence de Scipion l'Africain comme homme providentiel, sauveur de Rome et des citoyens de Rome. Scipion s'élève au dessus des autres aristocrates. Ces victoires sont dues au lien privilégié qu'il avait avec upiter. L'aristocratie va vouloir abattre Scipion. Hannibal et Scipion mourront tous les deux en 183. Hannibal préfère se suicidé plutot que d'être capturé. Alors que Scipion s'exile à Literne car il est sans cesse attaqué. Inscription sur la tombe de Scipion : « Ingrate partie qui ne possède pas même mes ossements »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 7 :

Rome et l'Orient Hellénistique (201-146)

 

 

 

 

 

Au lendemain de la deuxième guerre Punique, Rome va intervenir contre les grandes monarchies hellénistique comme la Séleucide ou la Macédoine pour libérer les grecs de la pression des Macédoniens. Le général Flamininus affirme la liberté des Grecs après avoir vaincu les Macédoniens en 196. Rome constitue de nouvelle province ; la Macédoine et l'Achaïe en 146. En 133, les Romains constituent la province d'Asie (p.8).

 

 

 

I- Les acteurs des conflits en Orient : Royaume et Ligues

 

 

 

Les généraux qui se dispute l'Empire d'Alexandre, c'est après 15 ans, que les premiers prennent le titre de Roi : Basileus (en 306-305).

 

 

 

A- Le Royaume de Macédoine

 

 

 

Antigone le Borgne (384-301) une des généraux d'Alexandre, mais c'est son fils Antigone Gonatas qui prend la suite de son père comme Roi qui instaure durablement cette dynastie : La Dynastie Antigonide. Ce Royaume de Macédoine est certes plus petit que les autres Royaumes mais il possède une puissance militaire et des ressources importantes ce qui lui permet de faire pression sur les cités Grecques au Sud. Philippe V, aura comme fils Persée. Persée sera le dernier Roi Antigonide en 168. Philippe V (221 à 179) est le premier Roi confronté aux Romains. Après la deuxième guerre Punique, intervention Romaine au nom du Philhellénisme. Expédition contre le Royaume de Macédonien qui se traduit pour un défaite Macédonienne en 197. Tournant important : première défaite Macédonienne. Lors de la troisième guerre de Macédoine, Persée va désirer déclencher les hostilités en reconstituant une marée, la guerre sera déclenché en 172 et sera gagné pour une victoire éclaire par le général Paul-Émile qui est le vainqueur de Persée à la bataille de Pydma (168). Il capture Persée et c'est la fin de cette dynastie et du Royaume de Macédoine en 168.

 

Les Romains ne transforme pas la Macédoine en province, cela se fera en 146 après une rébellion.

 

 

 

B- le Royaume des Séleucide

 

 

 

Ce Royaume est le plus vaste. Le fondateur est Seleucos fils d' Antichos. Il part de l'Europe est intègre les conquêtes jusqu'à l'Indus. Le cœur de ce Royaume est la Syrie. Ce Royaume est très étendu est qui est dur à gérer. Il y a des sécession entre partie Orientale et Occidentale : le Royaume de Pergame. La dynastie Séleucide va être la plus longue puisqu'elle dure jusqu'en 64. Antiochos III arrive au pouvoir en 225 et veut restaurer un grand Royaume et il a perdu des flottes de nombreuses fois. Il fait une expédition en Orient pour réinstaller symboliquement son pouvoir et reviens pour réimposer sont pouvoir en Asie Mineur notamment dans le Royame de Pergame. En 196, il contrôle les détroits, il a une volonté de s’étendre vers l'Occident. Il tente de s'opposer aux Romains et de convaincre les Grecs de sa rallier à lui. Les Romains battent Antiochos III, d'abord en territoire Grecques (Thermopyles) et en Asie à Magnésie. Le roi signe un traité avec les Romains (doc 70). Il renonce à jouer un rôle en Occident et à Pergame. Ce sont les Scipion qui gagnent les batailles contre Antiochios III : Scipion l'Asiatique, frère de Scipion l'Africain.

 

 

 

C- Le Royaume de Pergame

 

 

 

On est au bout du Royaume Séleucides Occidentale. Le personnage Attalos, Eumène... C'est en 240, que Pergame va faire sécession en se proclamant Roi. Il y a des Celtes en Turquie autour de la Galatie. Des Celtes pillent des cités Grecques et une partie sont allés en Asie. C'est en battant les Galates que Attal se proclame Roi. En 240 cela deviens un Royaume. Antiochos III veut restaurer son pouvoir. Pergame deviens alors allié de Rome durant près d'un siècle. En 133, quand le dernier roi de Pergame va mourir sans héritier, il lègue son Royaume aux Romains et qui deviendra le territoire d'Asie.

 

 

 

D- Les ligues

 

 

 

  • Ligue Epirote : viens d'Epire. L'Hegemon désigne celui qui prétend de diriger. En 170, au début de la troisième guerre de Macédoine, Rome demande de l'aide aux ligues, Cette ligue va alors se fracturée en deux, une partie se rangera du coter macédoniens, l'autre du coter romain. En 168, ceux qui se sont rangés du coter macédonien finissent mal.

  • Ligue Etolienne : constitué également pour lutter contre la Macédoine. Ils sont de bons alliées des Romains durant la première guerre de Macédoine. Mais ils vont être déçu par les romains suite à la seconde guerre de Macédoine. Il se rangent alors aux coter d'Antiochos III lors de la troisième guerre de Macédoine. Après 168, la ligue Etolienne est démembré

  • Ligue Achéenne : cette ligue est une confédération vaste et dans lequel on retrouve des cités prestigieuses : Athènes, Sparte, Corinthe... Structure puissante mais aussi impose une volonté. Elle a été alliées des Romains et au moment de la troisième Guerre de Macédoine en 172. Rome demande de l'aide, mais les Achaïens ne sont pas vraiment dans leurs côtés.L'attitude ambiguë des Achéens au cours de la Troisième Guerre macédonienne (172 à 168) provoque une tension dans les relations avec les Romains ; en 167 la ligue doit livrer mille otages, dont l'homme d'État Polybe ; ils sont déportés à Rome. Les Romains exerce une épuration dans cette ligue. Ligue Achaïenne termine mal dans les années 150 et se révolte contre Rome en 146. Un général Romain, L. Mummius va être charger d'une répression terrible et détruit la cité de Corinthe par ordre du Sénat.

 

 

 

II- Analyse des événements et les principes de guerre mené par Rome

 

 

 

A- Notion juridique de Rome avec les autres puissances

 

 

 

Rome ne reconnaît qu'un droit international, c'est le sien. Par exemple, durant la Seconde Guerre de Macédoine, Rome intervient au nom de la liberté des grecs. Philippe demande une commission d'arbitrage à la fin du conflit, Rome refuse elle a gagné, elle impose ses conditions.

 

Il y a une pratique Romaine, deditio in fiden, « s'en remettre à la bonne foi ». Le fait pour une peuple de de s'en remettre a la bonne foi par l'un des généraux. Cela a lieu lorsqu'un peuple est défait par Rome. Ce signifie qu'ils font une deditio a Rome. Il perdent alors toute existance juridique. IlS ne s'appartiennent plus. La plupart du temps, le général Romain fait preuve de clémence : redonne leur liberté, leur citoyenneté, leurs terres... dans ces circonstances traité de foedus et deviennent socii. Les peuple deviennent alors alliés de Rome. Au IIIe siècle Rome fait preuve de modération et de clémence. Mais il y a un tournant, au IIe siècle, Rome fait de moins en moins preuve de clémence : Les Etoliens en 191, c'était des alliés de Rome, mais ces derniers étaient mécontent du reèglemen du conflit macédoniens, ils ont alors changé d'alliance et ont été battu par les romains. Il font une dédition a Rome espérant pouvoir fléchir la décision du général. Le général Romain refuse et dicte les conditions du traité. Un peuple de Ligures (Nord de l'Italie) ainsi qu'une tribut Stalletates, en 173 se fond attaquer par un consul M. Popilius Laenas et se font battre. Il se remettre à la bonne foi du consul qui les réduit en esclavage et vend leurs biens. La destruction de Carthage en 149, les armées Romaines débarque en Afrique, les Carthaginois vont faire dédition à Rome et accepter les exigences des Romains. Mais ils refuseront l'ultime de mande des romains : la destruction de la ville. Les Romains assiège alors la ville et la détruise en 146.

 

La maiestas (majesté) du peuple Romain, désigne la supériorité du peuple Romain. A l'origine c'est une notion religieuse qu'on applique aux Dieux (Jupiter) et va être appliquer aux magistrats dans un second temps. Au début du IIe siècle, on évoque la majesté du peuple Romain. Les romains sont supérieurs car ils ont des vertus que d'autre n'ont pas. La première attestions de cette majesté lors du traité imposé les Etoliens : engagement a respecter la domination de Rome et respecter la supériorité du peuple de romain

 

 

 

B- L’impérialisme

 

 

 

Il y a t-il une volonté de Rome d'organiser une conquête et la constitution d'un Empire ? Certains historiens ont défendu l'idée d'un impérialisme défensif (attaquer pour ne pas être attaqué). D'autres historiens développent l'idée d'une envie de Rome de dominer. On s’aperçoit que les consuls tous les ans cherchent une occasion de faire la guerre pour montrer leur valeur (égaler les exploit de leurs ancêtres). T. Manlius Vulso en 189, remplace les Scipions en Asie. Il attaque un peuple très prestigieux, les Galates pour le prestige et parvient à triompher. M. Popilius Laneas se voit refuser un triomphe suite a une attaque non justifiée contre les Liguriens. On doit noter que l'attitude de Rome vis à vis des autres puissances évolue, avec deux tournants :

 

  • En 168, Rome est de plus en plus agressive : troisième guerre de Macédoine et la fin de ce Royaume de Macédoine et défaite de Persée. Quelques semaine plus tard C. Popilius Laenas, est envoyé comme porteur du Sénat auprès d'Antiochos IV, qui commence a envahir l'Egypte ce qui déplait fortement a Rome. Popilius demande à Antiochos IV de se retirer. De plus Popiliuis lui ordonne une réponse directe sous peine de guerre avec Rome. Antiochos IV se soumet. Désormais, les Séleucides devront demander l'accord de Rome. En 168 aussi, Rome fait preuve de violence importante. Les territoires des Epirotes (alliés des de Persée) sont totalement ravagés et épuration dans différent endroit de la Grèce.

  • Deuxième charnière, en 146 où il y a la destruction de Carthage et de Corinthe.

 

 

 

C- L'organisation des conquêtes : Provinces

 

 

 

De nouvelles provinces vont être organisées : Rome a déjà certaines provinces, mais elle ne se monte pas pressée de transformer en province les nouveaux territoires.

 

  • La Macédoine envahit en 168, est divisée 4 district, avec un Sénat, le droit de frapper leur monnaie, et d'avoir une armée. Cependant ils paient un tribu à Rome. Androniscos, fils de Persée, tente une révolte contre les Romains et est battu. Après cette révolte la Macédoine deviens un province. On rattache une partie de l'Achaïe à la Macédoine.

  • En 133 lorsque Rome hérite du Royaume de Pergame. Mais il y a une révolte de Aristonicos qui réclame le Royaume et après avoir battu ce personnage, Rome transforme le Royaume de Pergame en province d'Asie.

 

 

 

Entre 201 et 146, Rome n'est plus la même cité, elle est devenue la première puissance de Méditerranée et arbitre beaucoup de question qui se posent dans les monarchies helléniques. L'affirmation de la supériorité de Rome et 168 marque une année charnière, un tournant majeur : Rome est destiné à une domination universelle. La conquête du monde Hellénistique sera achevé en 31 avec l’Égypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 8 :

Les transformations de la cité romaine et de l'Italie au IIe siècle av. J-C.

 

 

 

 

 

Ces conquêtes ont de nombreuses conséquences, elles bouleversent l'économie, la politique et la vie sociale de Rome. Ces transformations sont des causes de la fin de la République romaine.

 

 

 

I- L’afflux de Richesses et l'impérialisme économique

 

 

 

A- Revenus de Rome : l’aerarium

 

 

 

Le temple de Saturne abrite le trésor public. Il est alimenté par :

 

  1. Indemnités : les vaincus doivent payer à Rome une certaine somme d’argent pendant un certain nombre d’année. C’est le cas pour Carthage, Philippe V, Antiochos III, les étoliens, les galates… Par exemple, Antiochos III doit verser l’indemnité de 400 tonnes d’argent en environs 10 ans à Rome, ce qui est considérable.

  2. Le produit des provinces : Somme d’argent versé par les provinces chaque année. De plus, une certaine somme arrive de l’exploitation des mines d’or et d’argent des provinces. Deux mines importantes : Macédoine (Or et argent) et Espagne (Or).

  3. Butin de guerre ramené par les généraux victorieux. Les généraux décident de quelle manière sera partagé le butin. Une partie va au trésor public l'autre aux soldats ou au général lui même. Les butins de guerre apportent des sommes importantes. Entre -200 et -130, il y eu environs 60 triomphes à Rome.

 

L’année 168-167 marque un tournant : 120 tonnes d’argent arrivent à Rome, ramené par Paul Emile. Ce dernier décide de donner tous l'argent au trésor. Son triomphe dure trois jours. Les caisses de Rome sont alors si pleines que le tributum (impôt sur la fortune) est supprimé.

 

 

 

B- Richesse et luxe chez les romains

 

 

 

Il y a également des changements importants dans ce domaine au IIe siècle . La société se monétarise, le salariat se développe ainsi que l’artisanat. Exemple : premiers boulangers à Rome en dans les années -170.

 

Le luxe concerne les élites et se développe à Rome à partir de la fin du IIe siècle a l'issu des campgnes d'Asie. Ce luxe est surtout visible à travers les objets servants aux banquets : lits, coupes, vaisselles… Les femmes de l’aristocratie, devenu très riches par héritage pendant la deuxième guerre punique à cause du nombre élevé de morts, se voient obligée de limiter le luxe de leur toilette par la Lex Oppia . Après la guerre, celle-ci font pression pour faire supprimer la loi, s’opposant ainsi au consul de 195 : Caton l'Ancien. Elles réussissent finalement. Caton se fait défenseur de l'aristocratie, il vise à ce que les aristocrates exhibent moins leurs richesse pour éviter de créer un malaise au près du peuple. Caton met alors en place une série de lois visant à ce que les aristocrates fassent moins étalage de leur fortune. En 184, il décide même de multiplier par dix la valeur des objets de luxe. Le travail de Caton ne mènera à rien et en 167, l'impôt sera supprimé et le luxe se développera encore dans cette aristocratie Romaine.

 

 

 

C- Les hommes d’affaire italiens

 

 

 

Sur le plan économique, Rome fait émerger le port de Délos en -166. Délos devient une plaque tournante du commerce entre Orient et Occident, et notamment du commerce d’esclave. Cela entraine une grande présence d’hommes d’affaire qualifiés italiens et romains à Délos. On assiste à un enrichissement de la bourgeoisie municipale, signe manifeste de cet enrichissement : ils pratiquent l’évergétisme. Cela consiste, pour les notables, à faire profiter la collectivité de leur commune d’origine de leurs richesses, par la construction de bâtiments par exemple (théâtre, thermes…). A Rome, il y a une tentative de limiter l'enrichissement des sénateurs : 219, lex Claudia : limite le nombres et la taille des navires de commerce qu'un sénateur peut posséder. Les equites (chevaliers) sont ceux qui mènent le plus d’activités commerciales. Il y a développement des sociétés de publicains au IIe siècle. En Asie par exemple, les impôts son payés en argent et en blé. Ce n'est pas les individus directement qui paie mais les collectivités. Les publicains essaient de faire taxer le plus possible, parfois les villes n'ont pas les moyens de payer et son obligées d'emprunter aux publicains. En 88, Mithridate va soulever l'Asie contre les Romains, ces dernier vont être massacrés (doc 76 p55).

 

 

 

Les historiens remarquent que beaucoup de décisions politiques romaines ont une finalité économique. Exemple : la destruction de Corinthe, en 146, idéalement située pour le commerce.

 

Il y a ainsi la mise en place d’un impérialisme économique.

 

 

 

II- L’agriculture italienne

 

 

 

Des changements importants se font, allant vers la mise en place d’une agriculture que l’on pourrait qualifier de « capitaliste ».

 

  1. Disparition progressive de la petite propriété libre en 2-3 générations

  2. Développement des grands domaines (concentration des terres) et volonté de profits

 

Cela peut s’expliquer par l’absentéisme croissant des soldats et donc des citoyens paysans et par l’afflux de blé à bas coût des nouvelles provinces. En effet, le blé perd considérablement de sa valeur. Caton classe par ordre de rentabilité : olives, vin, élevage.

 

Vivre de sa propre production (autosubsistance) devient impossible du fait de la monétarisation de la société. Le salariat s'est développer, mais pas dans le secteur agricole, vu que l'esclavage agricole y est très présent. Les taux d’intérêt élevés empêchent de convertir les exploitations vers des activités plus rentables ce qui entraine un abandon des terres. L’exode rural est relativement fort. L'Italie a un taux d'urbanisation élevé pour l'époque (20%).

 

Une concentration des propriétés chez l'aristocratie Romaine et Italienne. Toute personne qui s’enrichie achète de la terre (dignitas : revenu foncier source de dignité), de fait la révolution industrielle est impossible car les investissements se font dans la terre et non dans les nouvelles techniques (doc 78 p56).

 

L’agriculture est liée au développement de l’esclavage, très important en Italie du fait des nombreuses conquêtes qui alimentent le marché. Exemple : en -167, 150 000 épirotes sont vendus comme esclaves. La piraterie contribue également à alimenter le marché des esclaves. Le port de Délos est une plaque tournante de ce marché. Au Ier siècle, il y a environs 7 millions d’habitants en Italie dont 2 à 3 millions d’esclaves. Mais le phénomène est probablement encore plus important car le nombre des affranchis est difficile à estimer. Hors, les affranchis ne sont pas vu comme des citoyens habituels : pouvoir dire que son père avait un prénom était signe d’honneur. Il y eu plusieurs conflits liés aux esclaves :

 

  1. 139-133 : révolte en Sicile qui gagne l’Italie du sud (stopée par un consul)

  2. 104-101 : révolte en Sicile et en Campanie

  3. 73-71 : révolte de Spartacus (Capoue). Verrès est maintenu en Sicile pour éviter que la révolte servile de ne propage à cette région. Environs 100 000 hommes suivent Spartacus. Ils remportent plusieurs victoires mais Pompée et Crassus finissent par gagner.

 

Ces révoltes correspondent aux périodes de difficultés pour Rome. Elles sont source de peur pour les romains. Les esclaves se révoltent contre l’inhumanité et la cupidité de certains maîtres. Il n’y a pas de condamnation morale de l’esclavage.

 

 

 

III- Evolutions politiques

 

 

 

A- Dégradation de l’alliance romaine

 

 

 

(p23)

 

  1. Bacchanales : -186. C’est une fête en l’honneur de Bacchus qui débouche sur une véritable débauche sexuelle. La répression est très dure vis-à-vis de ces pratiques car un jeune membre de l’ordre équestre est mis en cause, ce qui touche donc la noblesse. Il y a une véritable peur de complots contre Rome qui conduit a une répression dans toute l’Italie : les romains affirment leur supériorité et n’hésitent pas à s’opposer aux bons droits des alliés.

  2. Exigences nouvelles des magistrats qui choquent beaucoup les alliés.

  3. Jusque vers -180, romains, alliés et latins avaient les mêmes parts du butin lors des conquêtes. Mais les choses évoluent et ce n’est plus le cas par la suite. Il y a donc une institutionnalisation de l’inégalité qui provoque un sentiment d’injustice chez les alliés. Ces derniers réclament alors la citoyenneté romaine mais ne l’obtiendront finalement qu’à la fin de la guerre sociale.

 

 

 

B- Recrutement des armées

 

 

 

L'Idéal est que les armées soient composées de citoyens romain propriétaires foncier. Pour être apte a combattre il faut avoir une terre a défendre. Ce qui n'ont pas de terre de combattent pas. Mais il y a une baisse sensible des propriétaires fonciers à Rome, qui conduit donc à une baisse du recrutement des armées. Le seuil du cens est alors abaissé pour permettre le recrutement d’un nombre plus important de soldats. On parle de « prolétarisation de l’armée » pour qualifier ce phénomène.

 

Ces nouveaux soldats attendent beaucoup de la guerre, ils attendent des récompenses et ils sont plus attachés a leur général qu'à la République, à la différence des armées citoyennes.

 

En -107 à lieu le recrutement de Marius pour combattre Jugurtha. Il obtient du sénat de faire une deuxième volée pour recruter des volontaires. C’est la première armée de volontaires, mais de manière générale, la proscription reste la règle. On reste donc globalement sur des armées de citoyens mais certains romains plus pauvres se portent volontaires. Il y a donc une certaine professionnalisation de l’armée (carrières).

 

 

 

C- Contestation de l’aristocratie

 

 

 

  • Apparition d’hommes providentiels : Scipion, Marius, Pompée, César…, menace pour l’aristocratie.

  • Vote des lois tabellaires entre 139 et 107, qui instaurent le vote secret dans une volonté de limiter l’influence de l’aristocratie. Auparavant les relations de clientèle empêchaient le choix lors du vote du fait d’une surveillance importante (p30). La loi de 107 est attribuée à Marius : c’est une mesure de rétrécissement des passerelles de vote (pontes) de manière à ne laisser passer qu’une personne à la fois. Ainsi les nobles ne peuvent plus venir contrôler au dernier moment le vote.

  • En 149 sont créés des tribunaux permanents (quaestiones) pour juger les magistrats et les pro-magistrats. Il y a une volonté d’assainissement de la vie politique. Elle est moralisée mais elle se retrouve en même temps discréditée du fait des nombreuses affaires. Exemple : détournement de biens publics, corruption électorale…

 

Un débat à lieu sur la composition des tribunaux : qui nommer juge ? Les sénateurs étant trop proche des magistrats pour pouvoir les juger convenablement. La composition des tribunaux est un enjeu important des guerres civiles.

 

 

 

D- Une évolution des équilibres institutionnels

 

 

 

 

 

 

 

Cela est visible sur le forum : la curie est un lieu particulièrement destiné au sénat, le comitium est destiné à réunir le peuple lors des comices, les rostres est le lieu où parle l’orateur donc le magistrat. C’est l’équilibre institutionnel traditionnel : le magistrat parle au peuple ; le sénat en face exerce un contrôle sur ce qui se passe. L’aristocratie contrôle, fourni les magistrats et réuni le peuple. Généralement le consensus se fait autour des propositions de loi.

 

Vers 140-130, un tribun assemble le peuple sur le forum : il y a donc, symboliquement et pratiquement, moins de contrôle du sénat (moins de contrôle de l’aristocratie).

 

 

 

(Voir aussi, p.18 & 30 + TD sur le Forum)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 9 :

Les guerres civiles (133-31)

 

 

 

Cette période est un moment de guerres civiles importantes qui se termine en 31 avec la bataille d’Axium qui correspond à la fin du monde hellénistique avec la mort de Cléopâtre. En 27, Auguste devient Octave et fonde ainsi un nouveau régime : l’empire/le principat.

 

Principat : viens de princeps qui signifie « le premier » (parmi d’autres)

 

Empire : viens d’imperator. Ce terme existe déjà sous la République et correspond alors à une acclamation impériale du général par les troupes. Scipion l’Africain est le premier à être acclamé imperator. La traduction en « empereur » n’a pas de sens à Rome à l’époque.

 

 

 

Ces guerres sont liées aux meurtres des frères Gracques en 133 (Tiberius) et 121 (Caius). Le premier est tribun lorsqu’il est tué, malgré le fait que cette magistrature soit sacro-sainte. Appien rapporte le déclanchement des guerres civiles.

 

Cette période de mille ans connait des périodes de répit. Parallèlement s’achève la conquête de l’empire romain avec l’acquisition de la Gaule, de Pergame…

 

Il existe un questionnement sur les causes de ces guerres : la perte de l’ennemi héréditaire de constituait Carthage est pour certains une raison de mollesse et d’accentuation des dissensions internes à Rome (perte de l’ennemi fédérateur).

 

Les guerres civiles sont comparées à un incendie : difficulté pour enrayer son développement et renaissance de ses cendres.

 

 

 

Selon la tradition la ville a été fondée sur le Palatin par Romulus. Il aurait ensuite ouvert un « asile » pour recruter des habitants. Mais, manquant de femmes, Rome met en place un piège : des jeux sont organisés en l’honneur de Neptune. Les peuples voisins sont invités à y assister. Lors des jeux, les jeunes femmes sont alors faites prisonnières (Enlèvement des Sabines). Elles sont traitées avec douceur et mettent rapidement des enfants au monde. Quelques années plus tard, Titus Tatius, le roi des Sabins parvient à s’emparer de la colline de l’Arx sur le Capitole. Une lutte à lieu entre les sabins et les romains entre les deux collines du Capitole et du Palatin mais les sabines interviennent pour séparer leurs maris de leurs pères et frères. Cette séparation a lieu au milieu de la voie sacrée. Après la réconciliation, les Sabins acceptent de former une seule nation avec les Romains (ce nouveau peuple prend le nom de Quirites). Deux rois se partagent donc le pouvoir jusqu’à la mort de Romulus quelques années plus tard. Romains et sabins créés alors des lieux pour discuter de leurs dissensions : c’est la naissance des institutions à Rome (nouvelles armes : les mots et la parole. D’où l’importance de la rhétorique à Rome). Tiberius Gracchus est le premier à être tué : il y a à partir de ce moment remise en cause des institutions de la cité donc de la cité même (fin de l’Etat).

 

 

 

 

 

I- Les Gracches et la réaction nobiliaire

 

 

 

Opposition entre optimates et populares est forte à l’époque. Les populares sont pour une évolution des institutions dans le sens d’un plus grand pouvoir au peuple. C’est une opposition interne à l’aristocratie.

 

 

 

A- Tiberius Gracchus

 

 

 

Il est membre de la haute aristocratie. C'est un descendant de Scipion l'Africain. Son père est consul a deux reprises. Scipion Nasica est le propre cousin de Tiberius Gracchus. C’est pourtant lui qui le met à mort.

 

 

 

1- Réformes agraires

 

 

 

En se rendant a Numance, Tiberius traverse l'Etrurie et voit un monde sans laboureur (que des esclaves). En effet l’ager publicus (terres publiques) est progressivement accaparé par les grands propriétaires romains. Au départ ces derniers les louait à l’état romain, puis ils ont finis par s'en revendiquer propriétaire. Des lois sont faites pour empêcher cet état de fait mais elles ne sont pas appliquées. Tiberius Gracchus est élu tribun pour l’année 133 (il entre en charge le 10.12.34) et fait voter la loi Sempronia qui limite à 500 jugères (125 hectares) la possession de terres publiques. Les terres récupérées sont redistribuées aux petits paysans. Pour rendre cette loi efficace, il fait élire un triumvirat, c'est-à-dire trois magistrats chargés de faire exécuter la loi.

 

 

 

2- Coup de force de Tiberius

 

 

 

  • Le vote de la loi pose un problème : un des tribuns, M. Octavius, oppose son véto à la loi. Tiberius Gracchus fait donc voter une autre loi qui va deposée ce tribun. C'est perçu comme un acte révolutionnaire. Il y a ainsi une remise en cause des institutions romaines traditionnelles.

  • Une fois la loi votée, Tiberius Gracchus, son frère Caius et son beau-père Apius Claudius Pulcher sont portés au triumvirat. Cela provoque des réactions.

  • En juillet 33, Tiberius Gracchus cherche malgré l’impossibilité à se faire réélire au triumvirat pour finir l’application de la loi. Pour les sénateurs traditionnels, Tiberius Gracchus aspire au regnum. Scipion Nasica est alors le sénateur le plus éminent du groupe et il entraine ses collègues et decide la mise a mort Tiberius Gracchus et le massacre d'environs 300 de ses partisans. La tentative de réélection de Tiberius est donc réprimée dans le sang. On ne sait pas si la loi a réellement été appliquée par la suite. Dans les années qui vont suivre la situation est calme, il faut attendre une dizaine d'années pour voir Caïus reprendre le flambeau.

 

 

 

B- Caïus Gracchus

 

 

 

Il reprend la loi agraire et tente d’aller plus loin.

 

 

 

1- Personnalité / projets

 

 

 

Les deux frères ont reçus une excellente éducation par des philosophes grecs et sont ainsi poussés à rechercher la justice et le bien dans la cité. Ils tentent donc d’appliquer à Rome leurs enseignements. De plus, Caïus Gracchus a reçu une très bonne formation oratoire.

 

Il est élu tribun pour l’année 123. Peut avant, en 125, il avait chargé un allié de faire voter une loi pour rendre la réélection au tribunat possible. Il devient alors a nouveau tribun en 122. Il veut faire appliquer la loi agraire mais également la pousser plus loin, tout en essayant pourtant de ménager ses ennemis potentiels (sénateurs). Il exclu de la loi des partie de territoire ou sont implanté ces ennmies.

 

Il créer les colonies (en Italie mais aussi à Carthage) et fait une loi frumentaire qui le rend très populaire.

 

Il veut donner la citoyenneté romaine aux Latins, et donner le droit latin aux alliés, mais cette reforme n’aboutis pas.

 

Sa loi sur la composition des tribunaux est la plus importante : Depuis 149, existent les premier tribunaux permanent a Rome. Les sénateurs étaient les juges de ces tribunaux mais n’étaient pas neutres. Caius Gracchus introduit les equites dans les tribunaux pour juger les sénateurs (les sénateurs ne sont plus jugés par leurs collègues). De fait, le sénat perd une partie de son pouvoir. Cette loi règle la question de la composition des jurys qui durait depuis cinquante ans. Cela scinde l'aristocratie romaine en deux : les familles sénatorial, sous le contrôle des chevaliers. Caïus : « Je viens d'enterrer le Sénat ». Le sénat n'est plus complètement au centre de la vie politique.

 

 

 

2- La fin de Caius Gracchus

 

 

 

En 122, Caius Gracchus veut se fait réélire tribun mais des manœuvres politiques du sénat (ils le ringardisent face a d'autre trinbuns qui font plus de propositions populaires) et des manœuvres religieuses (sa volonté de faire une colonie à Carthage est mal vu car cette terre est sacer-sacrée et soustraite à la culture des hommes) l’en empêche. Cette loi de la colonie de Carthage sera abbrogée au Capitole.

 

Cette attaque est a l'origine du consul L. Opimius. Ce réunit le peuple. Les les gracques veulent lutter contre ces loi, dans la foule un des licteurs du consul est tué sur le Capitole. L. Opimius réuni le sénat qui vote alors un sénatus consulte ultime (suspension de l’impossibilité de tuer des citoyens) pour défendre la république. Il y a donc une volonté de s’opposer aux partisans de Caius Gracchus. Ce dernier est tué avec ses partisans. Sa tête est échangée contre récompense. La repression a été sanglante. Rome demeure calme pendant quelques années. Mais on assiste à un éclatement dans l’aristocratie entre sénateurs et equites. Les optimates l’emportent temporairement. « La discorde élève un temple à la concorde ».

 

 

 

C- La réaction nobiliaire : Caecilius Metellus

 

 

 

1- La menace gauloise

 

 

 

La voie Domitia est construite en 120 entre l’Italie du nord et l’Espagne pour sécuriser ce passage contre les celtes. Les Cimbres et les Teutons sont deux peuples considérés comme celtes par les romains mais qui viennent en réalité du Danemark actuel. Ils errent plusieurs années en Europe. Vers 115, ils quittent le Danemark et vont en Illyrie (sud de l’Europe). En 113, les consuls, envoyés contre eux, sont battus. Une véritable terreur s’installe alors à Rome (Terror Gallicus), au point que, chose exceptionnelle, des sacrifices humains ont lieux à Rome vers 114-113 (enterrement vivant de deux couples : un couple romain et un couple grec). Vers 107-106, les deux peuples s’associent pour aller chercher des terres en Italie.

 

 

 

2- Le problème de Jugurtha en Numidie

 

 

 

Jugurtha est le petit fils de Massinissa. Son père, Micipsa, meurt en 118, posant le problème de la succession (2 enfants + son neveu adopté). Jugurtha élimine alors les autres héritiers et entre en conflit avec Rome. Entre 113 ses troupes prennent une ville d’Afrique et tuent des citoyens romains. Mais la paix va être négociée. En 110, il est à Rome pour s’expliquer. Son cousin est désigné par Rome pour reprendre la direction de la Numidie mais il est aussitôt tué par Jugurtha qui se réinstalle au pouvoir. A Rome, on accuse les optimates de laisser Jugurtha impuni et de ne pas mener a bien ces guerres.

 

 

 

3- Les Metelli

 

 

 

Cette famille est dominante à Rome. En 115, les deux consuls sont membres de cette famille. Deux Metelli sont censeur. Le président du sénat est lui-même marié à une Metelli. Le grand pontife est également un Metelli. Jusqu'en 70 cette famille aura donc un grand rôle politique à Rome (Ex : Sylla épouse une femme de cette famille). En position de domination, les oppositions à cette famille sont importantes (Ex : en 110, un Metellus est envoyé combattre Jukurta). Les populares veulent ainsi renouveler les figures du pouvoir pour plus de sécurité (les Metelli sont vu comme corrompus).

 

 

 

II- Rome entre Marius et Sylla (107-78)

 

 

 

Ces trente ans sont marqués par les nombreuses menaces pour Rome. C’est une période d’inflation de la violence où des armées entières s’affrontent dans la guerre civile. Les menaces sont externes comme internes.

 

 

 

A- Marius, un homme providentiel

 

 

 

1- L’ascension

 

 

 

Marius est un homme nouveau. Il vient du même municipe que Cicéron, Arpinium. Il est de rang équestre (sa fortune correspond au cens équestre) et est protégé des Metelli car il est leur client. Il est présent à Numance et est remarqué en tant que tribun militaire. Il prend plutôt le parti des populares. En 119, alors qu’il est tribun, il fait voter une loi réduisant la taille de passerelles de vote. En 115, il est élu prêteur (mais il est le sixième et dernier élu, ce qui correspond donc à celui où l’accord c’est le moins fait). Accusé de corruption, une opposition de fait contre lui, mais les populares le soutiennent. Les optimates lui font des procès, mais il est acquitté grâce aux equites. Marius part alors en Numidie avec Numidicus Metelli en campagne militaire où il se montre très proche du peuple. Il quitte la Numidie pour devenir consul en 107. Marius est alors chargé de mener la fin de la guerre de Numidie. Il triomphe contre Jugurtha en 105. Il triomphe. En réalité celui qui s’est emparé de Jugurtha est Sylla, alors questeur de Marius. Cette idée est développée par les optimates mais Marius garde une aura importante.

 

 

 

2- L’apogée de Marius (104-100)

 

 

 

A la fin du IIe siècle, Marius est élu consul sans interruption pendant cinq années consécutives. Il remporte deux grandes victoires : en 102 contre les Teutons près d'Aix en Provence, et en 101 contre les Cimbres à Verceil. Ces batailles, très meurtrières, sont ressenties comme des libérations par les romains. Exemple : libations en l’honneur des Dieux et de Marius. Il est salué comme le nouveau Romulus. Il se révèle cependant moins bon politique que militaire.

 

En 101-100, Marius est consul pour la dernière fois. Des populares font alors voter des lois contre les optimates. Glaucia et Saturninus, des populares, s’associent à Marius mais ont beaucoup d’ambition politique. Marius fait le choix de faire la répression dans le sang en votant un sénatus-consulte ultime. Marius s’exile ensuite pour sauver sa vie.

 

 

 

B- Guerre des Alliés

 

 

 

1- Causes

 

 

 

Les alliés ne sont plus traités à égalité avec les romains (inégalité des frères d’arme). Ils réclament donc la citoyenneté romaine. Cette revendication est déjà ancienne.

 

A la veille de la guerre, il y a un durcissement des romains pour l’obtention de la citoyenneté. La mort de M. Livius Drusus, tribun en 91, déclenche la guerre. Celui-ci est issu de la haute aristocratie et est animé d’une volonté de réconciliation des optimates et des populares. Il a un véritable projet de réformes mais il est assassiné pendant son tribunat, avant d’avoir pu les mettre en place. Hors, les alliés de Rome avaient mis tous leurs espoirs en lui pour qu’il fasse voter la loi accordant la citoyenneté aux romains.

 

 

 

2- Le conflit

 

 

 

Marius est choisi pour protéger Rome. Le jeune Sylla est envoyé en Campanie où il remporte deux victoires après 89. L’essentiel des révoltés se trouve au sud de Rome avec les Samnites et les Marses. Que ce soit chez les romains ou chez les alliés, le conflit se radicalise et chacun veut détruire son adversaire. Après que Rome ai écrasé ses alliés, elle leur accorde la citoyenneté.

 

 

 

3- Conséquences

 

 

 

Tous les habitants libres d’Italie (sauf la plaine du Pô obtiennent la citoyenneté Romaine. De 300 000, le nombre de citoyennes double en passant à 900 000. Se pose alors la question de leur répartition dans les tribus : faut-il les répartir égalitairement dans les 35 tribus ou faut-il les répartir dans les tribus urbaines qui ont moins de poids lors des votes ? Cette question est l’objet de combats politiques entre optimates et populares. Il faut attendre 70 pour que cette question soit réglée. Un processus de municipalisation se met en place, homogénéisant l’Italie.

 

 

 

C- De l’expédition de Marius à la dictature de Sylla (88-78)

 

 

 

1- Marius et Sylla

 

 

 

Il existe de nombreuses différences entre les deux hommes : d’abord un décalage de génération, mais aussi un décalage d’origine sociale. En effet, Marius est un homme nouveau alors que Sylla vient d’une famille aristocratique prestigieuse mais en perte de vitesse (pas de réitération des exploits). Sylla reçoit la meilleure éducation possible alors que Marius refuse même d’apprendre le grec.

 

Les deux hommes sont également rivaux : Sylla est élu consul pour l’année 88. Marius se place alors comme son rival sur le plan politique. En 88, Mithridate ordonne la mise à mort des romains d’Asie, ce qui à pour conséquence de déclencher une guerre avec Rome. Sylla part alors en Campanie recruter des hommes pour compléter son armée.

 

 

 

2- La reprise des guerres civiles

 

 

 

Une fois Sylla partit de Rome, le tribun Sulpicius fait voter une loi pour retirer le commandement de la guerre à Sylla pour le confier à Marius. Sylla, mécontent, revient à Rome et réalise la première prise militaire de la ville (pas dans le sang car Sylla possède toute l’armée. Il n’y a donc pas d’opposants). Ses ennemis doivent fuir la ville. Sylla fait alors voter un sénatus-consulte ultime et déclare Marius et ses amis ennemis publics. Lorsque Sylla quitte Rome pour aller combattre Mithridate, Cinna reprend la direction de la ville avec l’aide de Marius. A nouveau, un sénatus-consulte est voté mais cette fois contre Sylla. Marius, qui n’a qu’un rêve, combattre Mithridate, meurt alors qu’il s’apprête à le réaliser. Cinna meurt à son tour en 84, après avoir enchainé les consulats.

 

 

 

3- Sylla revient à Rome

 

 

 

Sylla signe en 85 la paix de Dardanos avec Mithridate. Ce traité n'est pas très défavorable à Mithridate puisque qu’il conserve son royaume dans sa situation d'avant la guerre, et garde l'immense butin raflé par ses pillages au début de la guerre. Malade, Sylla ne rentre en Italie qu’en 83, alors que le sénatus-consulte ultime est toujours en vigueur contre lui. Pompée et un vieux Metellus se rallient à lui mais les deux armées consulaires sont envoyés contre eux. Des combats ont lieu autour de Rome entre 83 et 82. Sylla réussi sa deuxième prise de Rome, mais cette fois dans le sang. Il pourchasse alors les alliés de Cinna et Marius. Sertorius, un marianiste, se réfugie en Espagne où il créé une sorte de « Rome alternative » (sénat, école fournissant une éducation romaine, usage du latin…).

 

 

 

4- La dictature de Sylla

 

 

 

Arrivé au pouvoir, Sylla met en place les « proscriptions » (wiki : condamnation arbitraire annoncée par voie d'affiches - listes -, et qui donnait autorisation à quiconque de tuer les personnes dont les noms étaient affichés. L'assassin recevait une récompense, en général une partie du patrimoine du proscrit). Sur les listes de proscription sont inscrits les noms de nombreux aristocrates romains déclarés ennemis de Rome et donc à tuer. Leurs biens sont spoliés ce qui a des conséquences pendants plusieurs années.

 

Sylla transforme la dictature : elle n’est plus limitée dans le temps (tyrannie). Il entend restaurer la république romaine et souhaite redonner son autorité au sénat. Il fait ainsi passer le nombre de sénateurs de 300 à 600. Du fait des proscriptions le nombre de sénateurs est déjà inférieur à 300, les membres ajoutés par Sylla (plus de 300 donc pour compléter) lui sont tous fidèles. Sylla limite également le pouvoir des tribuns en supprimant l’essentiel de leurs prérogatives, limitant ainsi la protection des citoyens. L’ordre équestre perd de son honorabilité car les equites n’ont plus le droit de siéger dans les tribunaux. Sylla donne des terres à des militaires vétérans (les vétérans sont les militaires les plus anciens donc les mieux formés. Au combat un vétéran vaut dix jeunes recrus), s’assurant ainsi de leur fidélité. Sylla se dit protégé par Vénus et prend donc le surnom de Felix (fortuné, chéri des dieux). Il inaugure ainsi la protection divine.

 

En 79, Sylla abandonne le pouvoir sans explications et sans raisons. Il meurt peu après, en 78.

 

 

 

III- De la gloire de Pompée à la mort de Sylla

 

 

 

A la mort de Sylla, le sénat fait tout pour éviter la remise en cause du système créé par Sylla mais il y a des oppositions.

 

 

 

A- Gnaeus Pompeius Magnus (Pompée)

 

 

 

1- Ascension

 

 

 

A 22 ans, de lui-même, Pompée prend l’initiative de lever des troupes, de se proclamer général et d’apporter son aide à Sylla. Il remporte de nombreuses victoires et est proclamé imperator par ses troupes. Il reçoit de Sylla le cognomen Magnus, qui signifie le « grand », en l’honneur d’Alexandre le Grand. A 25 ans, sans jamais avoir été magistrat, Pompée réussi à obtenir le triomphe, malgré des oppositions. A la mort de Sylla, le sénat lui confie une série de missions. Il part en 77 en Espagne et y reste 7 ans pour combattre Sertorius, accompagné de Metellus Pius.

 

 

 

2- Retour à Rome

 

 

 

Sur le chemin du retour, Pompée rencontre les derniers alliés de Spartacus et les écrase dans un combat. Arrivé à Rome, Pompée obtient pour cela le triomphe. En réalité, Crassus Dives est celui qui a réellement vaincu la révolte de Spartacus. Il n’obtient pourtant que l’ovation. Ce dernier s’est beaucoup enrichie des proscriptions et est donc propriétaire d’une grande partie de Rome. Possédant une grande ambition politique et militaire, il est jaloux de Pompée qui lui vole sa victoire contre Spartacus et son triomphe. Pompée et Crassus sont élus consuls pour l’année 70 avec pour but de remettre en cause la législation syllanienne, et notamment de redonner leurs pouvoirs aux tribuns. Une partie des tribunaux sont également reconfiés aux equites.

 

 

 

3- Le commandement contre les pirates (67)

 

 

 

En 67, Rome décide de supprimer la piraterie qui sévit depuis de nombreuses années en Méditerranée. Les pirates sont très organisés (places fortes imprenables, en Cilicie notamment) et puissants. Le tribun Gabinius propose de confier à quelqu’un, par le biais d’une loi, un pouvoir d’imperium exceptionnel car s’étendant sur l’ensemble de la Méditerranée et ses côtes. En 67, Pompée obtient ce commandement et, en 50 jours seulement, parvient à régler le problème de la piraterie, devenant ainsi très populaire (sauveur).

 

 

 

4- Le commandement contre Mithridate (66)

 

 

 

Mithridate est le plus vieil ennemi des romains. Il est le fils du roi du Pont. C’est un souverain hellénistique très cultivé (il parle 22 langues). Il parvient au pouvoir en 111 et a une très grande ambition politique pour son royaume. Selon la légende, il s’immunisait en ingurgitant chaque jour de petites doses de poison pour s’y rendre insensible.

 

Deux guerres contre Mithridate ont déjà eu lieu : entre 88 et 85, qui l’opposa à Sylla, et entre 83 et 81.

 

Une troisième guerre débute en 74 : le roi de Bithynie meurt sans héritier et lègue son royaume à Rome. Licinius Lucullus est né vers 115 d’une famille aristocratique riche et puissante. Il est l’espoir des optimates pour s’opposer à Pompée. Il est élu consul pour l’année 74 et obtient la province d’Asie pour lutter contre Mithridate. Il obtient de grandes victoires mais ne parvient pas à s’emparer de Mithridate même. A Rome, des mouvements veulent enlever le commandement à Lucullus. En 66, la loi manilia confie le combat à Pompée. Entre 66 et 63, Pompée combat Mithridate et mène de nombreuses expéditions pour réorganiser la partie orientale du monde romain (il place des rois-clients, créé des provinces…). Ces expéditions, situées au-delà de sa mission première, sont une étape importante de l’expansion romaine.

 

Le troisième triomphe de Pompée à lieu en 61. Une idéologie le compare alors à Alexandre le Grand (Pompée ne porte pas l’habit habituellement réservé aux triomphateurs mais porte un habit semblable à celui d’Alexandre. De même, il est coiffé à sa manière). Pompée se dit victorieux sur tout les territoires habités (oikoumeni) car il a triomphé sur toutes les mers et sur tout les continents. Il construit pour sa gloire le complexe de Pompée, de 300m de long, et qui comprend entre autre le premier théâtre en pierre de Rome, mais également des portiques, des jardins, un temple à Venus Victrix et une curie (où se fera assassiner César). Pompée n’est pas très bon politique et a donc besoin d’alliés pour faire passer des lois.

 

 

 

B- César (63-50)

 

 

 

1- Cicéron et Catilina (63)

 

 

 

Cicéron est consul en 63. Le procès de Verrès en 70 l’a rendu célèbre mais les optimates lui sont désormais hostiles. Cicéron est une sorte de « Bayrou » : il cherche une 3e voie entre les optimates et les populares.

 

Sergius Catilina veut obtenir le consulat mais échoue à plusieurs reprises. Il réunit alors les mécontents du système venant de tous milieux (il fait conjuration). En 63, Cicéron est victime d’une tentative d’assassinat. Il tente alors de réprimer la conjuration de Catilina et propose de mettre à mort ses alliés.

 

 

 

2- L’émergence de César (avant 60)

 

 

 

César est issu d’une famille de la nobilitas. Du côté de sa mère, ses trois oncles ont été consuls. Il est lié par alliance (par sa tante) à Marius et donc aux populares. Il attaque par des procès d’anciens magistrats syllaniens.

 

César soigne beaucoup sa carrière : En 65, il est édile curule (organise des jeux) et s’endette considérablement pour réaliser des jeux impressionnants et ainsi faire progresser sa carrière. En 69, lors des funérailles de sa tante, on revoit Marius par le jeu des masques funéraires, ce qui marque les esprits et ajoute à son prestige. En 63, il est élu grand pontife, puis, après avoir été pro-préteur en Espagne, il rentre à Rome en 60.

 

 

 

C- Le premier Triumvirat

 

 

 

César propose a Crassus et Pompée une alliance secrète. Chacun apporte ce qu'il a :

 

  • Crassus → L'argent

  • Pompée → La gloire

  • César → Le consulat

 

 

 

Caton (arrière petit fils de Caton l'Ancien) est un des opposants de César. Il veut conserver les valeurs de Rome (moralité, rigueur..). C'est un des leaders des optimates. Il bénéficie d'une parole importante au Sénat, c'est un leader d'opignon. Dans ce consulat de 59, il fait tout pour mettre en place un consul qui est censé bloquer César : Bibulus. Caton tente aussi d'utiliser Lucullus contre César, mais il se retire de la vie politique. En 59 César fait passer les mesures pour lesquelles il a été élu. Caton, l'opposant, est cahssé de l'assemblée

 

César prépare son pro-consulat de manière très soigneuse. Il cherche des appuis à l'exterieur de Rome. Il en trouve auprès d'un, patricien Claudii. César va se faire adopter par un plebien pour pouvoir participer aux elections de tribuns. Il épouse Calpurnia, dont le père sera consul en 58. Le sénat manœuvre pour ne pas lui donner un grande province militaire. Mais cela n'aboutie pas et César obtient la Cisalpine, Transalpine et l'Illyrie. Il obtient alors 4 légions pour une durée de 5 ans. César pense qu'il va trouver un peuple à attaquer pour obtenir la gloire militaire. Ce son les gaulois qui lui donneront cette occasion

 

En 58, les Eduens, alliés des romains, demandent de l'aide à Rome. César va alors entrer en Gaule et la conquérir. César va soigner sa communication. Il mène ses expéditions à des fins de propagande. En 55 il effectue un débarquement en Bretagne pour être le premier conquérant à y mettre les pieds. Il traverse aussi le Rhin. Quand un général est victorieux on lui donne des supplications (remercier les dieux pour les conquêtes). Caton s'oppose a ces supplications et veut le livrer aux Germains car il estime qu'en franchissant le Rhin César s'en est pris à un peuple neutre. En 52, César vient a bout de Vercingétorix.

 

 

 

D- Rome dans la tourmente (60-50)

 

 

 

Cette période est symbolisée par la fin du Triumvirat. En 56 l'alliance est reconduite. César espère une chose, il veut un commandement prolongé de 5 ans. Cassus et Pompée décident de se porté au consulat. Ils sont élus pour l'année 55. Ils vont alors octroyer à César 5 ans de commandement supplémentaire. Ils vont se donner eux même deux provinces :

 

  • Pompée : Province d'Espagne + 7 Légions

  • Crassus : Mésopotamie + 7 Légions

 

Pompée va rester a Rome et commander à distance. Crassus, lui, par pour la Mésopotamie, il va être massacré et lui même va être tué. C'est la fin du Triumvirat. En 54, Julia, la fille de César et femme de Pompée meurt. Désormais plus rien ne lie les deux hommes.

 

Des violence émergent a Rome. Dès 58, Claudius va faire voter des loi populaire. Il met aussi en place un sorte d'armée pour « bastonner » ses opposants. Il supprime ses opposants (Cicéron exilé, Caton envoyé à Chypre). En 56 il commence a s'en prendre a Pompée ce qui favorise l’émergence d'une seconde bande. En 52 Claudius rencontre par hazard une bande adverse et est tué.

 

En 52, le sénat propose à Pompée d'etre consul unique. Le commandement de César touche a sa fin. On assiste alors a un regroupement autour de Pompée par peur de César. On craint sa puissance et ses troupes.

 

 

 

IV- Du déclenchement de la guerre civile à la mort de César (49-44)

 

 

 

A- Vers la guerre civile

 

 

 

On souhaites que César se démette de son commandement. Mais il refuse de rentrer a Rome en simple particulier. César espère obtenir un nouveau consulat pour l'année 49. Il y au sénat des luttes entre les opposants et les partisans de César (Marc Antoine).

 

Début 49, on tente un compromis, mais les opposants vont faire passer un ultimatum. Les partisans qui ont été chassé du sénat n'ont pas pu opposer leur veto. Dans la foulée Pompée obtient les pleins pouvoirs et César est déclaré ennemie publique. César attendait ce prétexte, l’expulsion des tribuns lui donne une légitimité. Le 10 janvier 49, il franchis le Rubicond à la tête de ses troupes.

 

 

 

B- César Contre Pompée

 

 

 

César a relativement peu d'hommes avec lui. Mais ce sont des hommes de grande valeur. Il avance rapidement sur Rome. Les légions de Pompée sont en Espagne. Il décide alors de se retier vers Capoue en Campanie. Un mois après Pompée part pour les Grêce, le temps joue pour lui, il essaye donc d'en gagner. Pendant ce temps César est à Rome. Il se caractérise pas sa clémence, il pardonne et ne tue personne.

 

En 49 César laisse le commandement à Marc Antoine et part en Espagne ou il vainc les armées pompéiennes. Fin 49, il repasse à Rome et se fait élir consul pour l'année 48. Il part ensuite à la poursuite de Pompée.

 

Le bilan des forces est désormais favorable à Pompée. César a du mal a traverser la mer. Mais il parvient tout de même a assieger la ville ou se trouve Pompée. Mais Pompée va le battre, en lui tuant peu d'hommes. César fuit alors vers l'Est. Pompée le poursuit pour lui porter le coup de grâce. Pompée et César se battent alors à Pharsale. L'armée de César parvient a être victorieuse alors qu'elle était en infériorité numérique. Pompée s'enfuit presque seul. César se montre clément et rend leur fonction aux magistrats.

 

Pompée fuit en Orient. Il pense pouvoir trouver du soutient en Egypte au près de Ptolémée XIII un jeune garçon d'une dizaine d'année. Ce dernier régnait avec sa sœur Cléopâtre, mais cette dernière fut écartée du pouvoir. Pompée est décapité lorsqu'il met le pied en Egypte. César est déçu, il estime que cette mort n'est pas digne d'un grand général comme Pompée. Il va faire monter la reine Cléopatre sur le trone au dépend de Ptolémée. Il va rester quelques années en Espagne.

 

En 47 il remonte vers le royaume du Pont où Pharnace essaye de remettre en place le royaume de Mithridate. Lors de l'été 47 César est de retour à Rome. Mais il doit retourner vers l'Afrique où Caton et Mettelus Scipion ont réorganisé des armées. César les vainc. En 46 César est à Rome. Et en 45 il retourne en Espagne pour lutter contre les fils de Pompée.

 

 

 

C- César à Rome

 

 

 

En 46 César célèbre ses 4 triomphe (Gaule, Égypte, Pont et Afrique). César préparait une très grande expédition pour venger Crassus.

 

Il met en place un calendrier solaire qui restera en place jusqu'au XVIe siècle. Il construit aussi un forum. Il souhaitait aussi détourner le Tibre et modifier le statut juridique de nombreux habitants. Il porte le Sénat a 300 membres et y intègre des Celtes. En 48 il a recours à la dictature et se fait nommer dictateur pour 1 an, puis pour 10 ans et enfin dictateur perpétuel. Il se fait donner les pouvoirs de tribun de la plèbe. Il prend aussi le pouvoir des censeur. Il se fait imprimer sa propre monnaie.

 

Le 15 mars 44, César rassemble le sénat dans la curie de Pompée. Il est assassiné. Il reçoit 23 coups de couteau et s'effondre devant la statue de Pompée. Très vite son testament est révélé, presque tout est donné au peuple. Lors de sa crémation l'émotion est très forte. Les conspirateurs sont considérés comme des assassins et non comme des libérateurs. Octave devient le fils de César par testament

I- Tradition concernant la fondation

 

A- Sources

 

  • Tite-Live ; fin du Ier siècle avant J.C. En latin.

  • Denyr d'Halicarnasse ; fin du Ier siècle avant J.C. En grec.

  • Plutargue ; IIe après JC : Romulus qui évoque la fondation de Rome. Il évoque deux auteurs comme sources :

    • Diocles de Perapethos (grec) au alentour de – 300.

    • Fabius Pictor dans les années – 220. C'est plus le ancien historien de Rome. Arrivée tardive de l'écriture Historienne à Rome.

    Plutargue dis qu'il y a plusieurs versions (25 versions). Pour Plutargue c'est celle de Romulus qui reste la plus probable. Romanus fils d'Ulysse et aussi une autre version.

 

B- Fondation de Rome

 

On trouve – 754 ou parfois – 753. Les Romains l'ont affirmé relativement tardivement. Cette date a été retenu vers l'an – 30. C'est Varron qui a fais un calcul pour connaître combien d'années est arrivée Rome, cela donne 754. Chez les grecs l'année 0 est en – 776 : première olympiades. Les Romains ont essayé d'utiliser ce référentiel. Ainsi, on allais de – 814 à – 728. Les Romains pour dater les années n'ont pas une année zéro, de manière quotidienne on nommait les années avec les deux consuls : exemple de Pompée et Crassus ont été consul en – 70/ -55. Le début de l'année à changer à Rome : De la fin du IVe siècle à -153 l'année débutait le 1er Mars, après c'est le 1er Janvier qui a été retenu.

Les noms ont été aussi francisé : Pompée ( Cneius Pompeius). Il y a 15 prénoms dans la Rome et pas de nom pour les esclaves qui ne sont pas citoyens. Le plus souvent les Romains ont 3 prénoms : un prénom, un nom et un surnom héréditaire.

Ex : Marcius Licianus Crassus Dives

↓ ↓ ↓ ↓

prénom nom surnom surnom
héréditaire personnel

 

C- La tradition des jumeaux fondateurs

Couverture du dossier : première pièce de monnaie, frappée par le grande père de Pompée. La louve halète les deux enfants. Derrière un arbre a trois branches, dans cet arbre il y a un Picus Matius (En latin « Lupa » veut a la fois dire « louve » et « prostituée »)

 

Elle Un berger Faustulus à découvert la scène, il prends alors la décision d'envoyer ces enfant à sa femme pour les élever. La mère des enfants serait en réalité Rhéa Silvia, elle venait d'Albes. Elles a mis les jumeaux dans une corbeille qu'elle a ensuite déposé sur le Tibre. La corbeille s'est échouée a proximité du Palatin. Une fois adulte, les enfants décident de fonder une ville à l'endroit où ils ont été recueillit par la louve. Les jumeaux décident de se référer aux Dieux pour savoir qui gouvernera la ville. Ils prennent les auspices (observation des oiseaux, de leur vol notamment). Le premier a avoir un signe est Rémus qui est voit passé 6 vautours, Romulus, posté sur le Palatin il annonce qu'il en a vu 12 vautours alors qu'il les verra plus tard. Romulus fonde la ville. Il trace un sillon autour de la colline du Palatin, c'est le pomerium (limite sacrée). Romulus tue son frère.

Les ennemis des Romains → Mithridate VI qui lutte contre les romains jusqu'en – 63 (défaites face a Pompée). Mithridate embauche des historiens pour connaître l'histoire de Rome.

 

D- Rome avant Rome

Origine Troyenne (Troie grec), l'autre nom de Trois est Ilion, c'est pour cela que le récit de la prise de Troie se nomme l'Iliade. Homère, écrit sûrement au Xe ou IXe siècle avant JC , c'est l'auteur de l'Iliade et l'Odyssée.

Romulus et Rémus se rattache à un Héros : Le Prince de Troie : Enée. C'est l'un des rares survivant de la prise de Troie. C'est le fils d'Anchise et d'Aphrodite. Après que Troie soit prise par les achéens Enée prit la fuite avec son père, Anchise, et son fils, Ascagne. Il prirent avec eux des objets sacrés : Les pénates, dans le but de fonder une nouvelle Troie. (doc c p41)

 

Enée tient dans sa main une statue de Palacé Athéna qui fait partie des Penates qu'Enée a ramené de Troie.

 

Après des péripéties, ils débarquent en Italie dans le Latium. Enée rencontre ,la fille du Roi, Lavinia et construit la ville de Lavinum en son honneur. Son fils Ascagne va fonder une seconde ville : Albe. Il fonde la dynastie Albienne. Un de ces roi a une fille nommée Rhéa Silvia. Elle sera obligée de se consacreer aux Dieux et de rester chaste. C'est pour cela qu'on dit que Romulus et Rémus sont des enfants d'elle et de Mars. La fondation de Rome interviens dans un processus, c'est la troisième ville fondée par des Troyens. C'est l’héritière de Troie.

Sur la plan historique, les historiens ne savent pas quand cette légende s'intègre à Rome. En tout cas au IVe siècle elle est déjà bien implantée. Des aristocrates romains prétendront descendre cette dynastie. Tel que Iulius Caesar, qui prétend descendre de Iule (autre nom d'Ascagne). Le document ou Enée tient une statue de Palacé Athéna est enfait un denier de César qui date de 46.

 

Deux divinités sont très importantes à Rome :

  • Mars, dieu de la guerre et père des jumeaux

  • Vénus, le mère d'Enée. Elle est célébré aussi pour donner la victoire aux armées Romaines, car mère de la ville de Rome.

Pietas : c'est un respect fondamental des Dieux et des ancêtres (notamment Enée). C'est une valeur exaltée à Rome, chacun veut faire pietas envers les Dieux et les ancêtres. Rome est lié par ses origines mythique au Monde Grec, elle n'est donc pas considéré comme une cité barbare par les Grecs, mais elle est perçu comme une polis hellenius, une cité qui à une culture.

Toutes les côtes du sud de l'Italie ont été conquise par les Grecs. On appelle cette région la Magna Grecia (La grande Grèce). Parmi les cités Grecs, Neapolis (Naples) comme colonies. En -775 : arrivé des Grecs qui ont colonisé l'Occident, dont les côtes d'Italie du Sud. Rome est donc proche des cités Grecs.

 

A la fin du IVe siècle, le mythe de l'origine de Troie et des jumeaux, est fortement adoptés par les Romains.

 

II- La Rome Royale entre Histoire et mythe

 

A- Site et situation

 

 

Rome est implanté dans le Latium, sur la rive gauche du Tibre. On a des anciennes zones volcanique à une vingtaine de kilomètre de Rome. (Mont Albain haut de 1.000 mètres). La ville d'Albes aurait été fondée sur l'un des flancs du Mont Albain. Rome se trouve dans un axe Nord-Sud et Est-Ouest. C'est carrefour existait déjà avant, c'était la zone la plus pratique pour traverser le fleuve. Voie sur sel : Salaria. C'était une zone marécageuse due aux crues du Tibre.

Sur le rive droite du fleuve, on a les Étrusques qui y vivent, au Sud les Grecs : zone de contact entre Grecs et Étrusques. Le plus ancien pont daterait du VIIe siècle avant JC.

 

B- L'archéologie

 

Depuis 100 ans, les archéologues ont fouillé Rome et la région dans laquelle s'insère Rome, le Latium. Du XIe au VIIIe siècle, on note la présence d'une civilisation Latiale, une communauté ethnique qui partage des traits comme le latin archaïque. Ils n'ont pas d'écriture avant -775. Cultes commun sur le Mont Albain notamment : Dieu souverain (Jupiter) des Latins. On retrouve des nécropole notamment sous le forum (3.000 ans). Trace d'habitat sur les sommets des collines (Palatin, Capitole) avant la date supposé de Rome. On connait l'aspect des habitations grâce aux urnes funéraire qui ont la même forme. Situation pré-urbaine, pour qu'il y ait une citée il faut une organisation commune.Or il n'y a pas d'unité sur les plans religieux, politique, civique. La cité de Rome naît qu'entre -730 et -640.

 

C- Rois de Rome et tradition

 

La royauté aurait durée 200 ans et aurait connu 7 roi. Romulus est le premier Roi. Trois Rois sont d'origine Étrusques : désigné par le nom Tarquius (Tarquin) : Tarquin l'Ancien, Serrius Tullius (pas arrivé au pouvoir pas succession direct) et Tarquin le Superbe. On attribu a chaque ro des institutions :

  • Romulus

    • Création de 3 tribus divisées en 10 curies chacune

    • Fondation du Sénat ou

    • Création du premier calendrier

  • Serrius Tullius

    • Augmentation du nombre de tribus à 4 tribus

    • Création ds centuries.

  • Le Roi Numa

    • Innovation religieuse les plus anciennes (grand pontif, prètre...). Collège de prête dont 3 Flamines,

    • Reforme du calendrier, choisit le premier vesta.

  • D'autres roi ont eu un rôle plus militaires

 

Globalement, avant -640, on a la certitude d'une cité organisé à Rome. On a un premier pavement au milieu du VIIe siècle. Trace de deux édifices :

  • la Curie (lieu de réunion du Sénat)

  • Une place avec des gradins qui aurait permis les assemblées du peuple : comitium.

  • La Regia, vestige d'un palais Royal, présent au VIe siècle.

 

La cité est née avant les 3 Rois Étrusques, mais ces dernier ont une grande importance car ils ont permis un important développement :

  • Le plus de Rome est aménagé par les Tarquins : Temple de Jupiter Capitolin (Optimus Maximus) sur le Capitole. On y honore aussi Minerve et Junon : terrasse de 60 mètres de côté. Grand sanctuaire pour l'époque.

  • Les Étrusques ont réalisés en premier le drainage, Cloaca Maxima : égout central qui ramène l'eau vers le Tibre.

  • Les symboles du pouvoir viennent d’Étrurie, siège curule qu'auront les consuls ensuite. Magistrature curule. Licteurs qui ont des faisceaux, hache double sens avec plusieurs tige.

 

La Royauté Étrusques de toute évidence un moment de grandeur et de croissance importante. Rome au VI ième est l'une des plus grandes cité d'Italie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2 :

La République entre -509/ mi IVe siècle avant JC.

 

I- La fin de la Royauté

 

A- Tarquin le Superbe

 

Mis à part les Tarquin, on ne se succède pas de père en fils. De plus, la population à le choix du Roi grâce aux assemblées. Les peuple et le Sénat ont aussi des pouvoirs. Mais Tarquin Le Superbe ne se comporte pas comme les anciens Roi, il est tyrannique. Il est arrivé au pouvoir après un meurtre, celui de Serrius Tullius. Il ne gouverne pas comme les autres, il ne réunit ni le peuple, ni le Sénat (dont il liquide quelques membres). Dérèglement de la vie publique. Le fils de Tarquin le Superbe, Sextus Tarquin, viol Lucrèce (la femme de son cousin) ce qui provoque la chute de la Royauté. Lucius Junius Brutus appuyé par une partie de l'aristocratie de Rome va chasser les Rois Étrusques, dont Tarquin le Superbe.

Le fait d'aspirer à la Royauté (regnum) sera par la suite passible de peine de mort (Assassinat César en -44) . Entre les années 133 et 131, les deux frères Gracches qui font tenter de faire une réforme, Tibérius va être mis à mort par crainte de royauté. Les Romains ne font pas un rejet absolue de la Royauté dans leur histoire, ils remettent en cause le côté tyrannique de la Royauté des Tarquin.

 

B- La libertas (République)

 

La tyrannie, modèle politique de l'Antiquité, n'a pas le même sens qu'aujourd'hui. Il y a souvent un soutient du peuple envers la tyrannie. C'est un système politique qui s'oppose à l'aristocratie en la privant de ses pouvoirs. En -509 ce sont les aristocrates Romain qui chassent Tarquins, ils reprennent alors leurs droits. Il ne s'agit pas pour les romains d'une rupture, c'est simplement la réhabilitation des anciennes institutions. Il faut trouver un remplaçant au Roi. Ce dernier avait des fonctions politiques, militaires, et religieuses.

Les Romains vont créer un remplaçant pour la fonction religieuse : le Rex Sacrorum , Il n'a pas de pouvoir politique, il a juste l'ancienne fonction religieuse du Roi.

Sur le plan politique et militaire le Roi va être remplacé par deux magistrats : les deux consuls dont les pouvoirs sont les mêmes que les Rois, ils incarnent l'héritage de la royauté. Des mesures sont prises pour limité le regnum : Cette magistrature est limité dans le temps (1 an), et elle ne s'exerce pas seul (2 magistrat) il y a donc collégialité, cela entraine parfait des oppositions.Il y a aussi d'autres magistratures avec 4, 6, 10... magistrats. Ces magistrats supérieur sont élu par le peuple, ce choix doit ensuite être validé par Jupiter Capitolin (on tue un animal et on regarde son foie). Le consul dispose de l'imperium (pouvoir de commandement) et d'un auspicium (droit de consulter les Dieux pour affaire de l’État). Consulter les dieux est très important. En – 249, Claudius Pulcher est consul à Rome. Il est sur un bateau pour combattre la flotte carthaginoise. Les poulet refusent de manger (signe du non-soutient des dieux). Pulcher va contre la volonté des dieux et lance l'attaque. Il perdra la bataille.

 

II- La nuit du Ve siècle

 

Ce Ve siècle est mal documenté, à part Tite-Live. On assiste à un recul de la cité de Rome au Ve siècle. La cité connaît des troubles internes.

 

A- Cité réduite

Deux éléments sont à noter, Rome à des problèmes de crise frumentaire, on assiste de plus a une certaine baisse de la population. Rome est une des cités du Latium, et au Sud du Latium ce trouvent d'autre cités : Volsgues, Egues, Hermigres. Le Latium est donc attaqué par ces cités et il ne gagne pas toujours. Ces cités du Latium coopère mais cela n'empêche pas qu'il y ait des guerres entre elles. Rome essaye d'avoir une hégémonie sur les autres cités. Il a une série de guerre au Ve siècle, elle ne tourne pas toujours à l'avantage de Rome. De plus une opposition interne se crée dans la cité entre les Patriciens et les Plébéiens.

B- Les Patriciens et les Plébéiens

 

Les Patriciens, serait les famille les plus anciennes de Roi et qui composaient le premier Sénat, celui de Romulus. Se relève des Patriciat, dont la famille des Claudie arrivé à Rome à l'installation de la République. Les Plébéiens sont les autres. Les Patriciens font un coup de force au début de la République, il s'approprie l'accès aux magistratures. La Plèbe va réagir et va faire sécession, ils veulent se retirer au sommet de l'Aventin Première sécession en – 494, elle crée ses propres institutions, crée une coté parallèle à celle de Rome. Institution importantes

  • Les Tribuns de la Plèbe : on pour vocation de protéger les citoyens des pouvoir arbitraire des consuls et peuvent s'opposer aux décisions prises. Ils sont 10 durant la République. Émergence de ces personnages, de ces magistrats qui augmenteront durant la République.

  • Les Ediles de la Plèbe : Double fonction : L'approvisionnement des marchés en blé et l'entretien de la triade agraire (temples de Ceres, Liber et Libera) en opposition a la triade capitoline.

La Plèbe va créer ses propres institution et accepte de revenir à Rome avec l'accord de converser les institutions Plébéiens. Double institutions parallèle et qui se fusionne en une cité propre.

 

III- Le tournant du IVe siècle

 

A cette époque se déroule la guerre contre Veies, une voisine et grande rivale de Rome. Rome parviendra à prendre en -396. Ville qui va être entièrement détruite, par M. Furius Camillus . Rome va alors intégrer ces territoires (Ager Romanus) et les habitants de ces territoires auront la citoyenneté Romaine. C'est le premier pas de la conquête romaine. Ces nouveaux territoires vont créer ce nouvelle tribus. La surface de Rome double grâce à cette prise avec 1.600 km².

On assiste a de nombreuse guerres entre Rome et les latins. En - 358 , Rome est victorieuse de ces cité qui signent un traité de domination Romaine.

Épisode historique, en -390 prise de Rome par les Celtes. Les gaulois ont pris la totalité de la ville. La citadelle d'Arx au sommet du Capitole est le dernier foyer de résistance romain. Dans le Sud de l'Italie il y a des cités Grecs qui ont des armées de mercenaires font appellent aux Celtes qui traversent l'Italie c'est lors de ce déplacement qu'ils ont attaqué Rome. Les romains auront desormais toujours peur des Celtes (Tenor Gallicus).

De nouveaux conflits apparaissent entre plèbe et patriciat :

  • -367, loi licino-sextienne : ouvre les magistrature supérieurs aux familles Plébéennes, cela met 60 ans, pas de manière simple. Globalement, à la fin du siècle, sur les deux consuls il y a souvent un Pébléens et Patriciat.

  • -300 : donner l'autre monopole au Plébéens, l'ogluria, ces charges religieuses étaient réservés au Patriciat.

On assiste alors a la naissance d'un nouvelle aristocratie, la nobilitas : famille Plébénnes et Patriciennes ayant exercée des magistratures, aristocratie héréditaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noblesse : Famille dont les ancêtre ont exercé une magitrature

Familles Sénatoriales : Réunie les anciens magistrat

Equites : Situation de privilèges, ce sont eux qui votent en premier. Ils combattent a cheval. Pour être magistrat il faut être chevaliers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 3 :

Conquête et organisation de l'Italie par Rome (-350/-264)

 

I- La conquête

 

C'est un processus assez lent, vu qu'il court sur 80 ans environ, même si il y a une accélération importante vers -300. (en parallèle avec les conquêtes d'Alexandre Le Grand → partant de Macédoine, il fait la conquête de la Perse, jusqu'à l'Indus). Le terme de l'Italie existe pour désigner la péninsule Italienne jusqu'au Alpes. Il y a un sens politique à l'Italie, qui exclut la plaine du Pô. Un général qui reviens d'une campagne, il ne peut pas marcher avec son armée à Rome avec comme frontière, le sud de la plaine du Pô, (Rubicon). Distinction entre Italie géographique et politique.

 

A- La marche vers le Sud

 

Rome s'étend vers le Sud en battant les Osques (doc p9).

Le Liris marque la frontière avec la Campanie. La Campanie est un terre volcanique, fertile et riche sur le plan agricole. Les cultures y sont variées (vignes, fuits, céréales). Cette region est aussi riche sur le plan culturel, ville Grecque tel que Naples ou Paestum. Des colonie colonisé Étrusques (VIIe siècle ) comme la cité de Capoue) et des peuples indigènes comme les Samenites descendus des montagne pour venir dans ces plaines fertiles. En effet les zones montagneuse limite les ressources. Ce peuple est très peu urbanisé. Les Samnites sont présentés comme guerrier, pas de cité majeure, Bovianum, sanctuaire présent. Samnités nom donné de 4 peuples.

En -354, Rome et les Samenites ont de bons rapports, les Romains ont atteins le Liris et signe un traité de statu quo.

 

B- Intervention Campanienne (-343/-341)

 

Ce traité ne dure pas et première intervention Romaine en Campanie : Première Guerre Samnites qui dure 2 ans. C'est l'occasion pour les romains de s'installer dans cette zone.

Événement qui vont que les Romains interviennent : Teanum se fait attaquer par les Samnites , Capoue intervient donc pour aider Teanum et demande à Rome d'intervenir. Lien spécial entre Rome et Capoue, qui deviens une ville sœur de Rome. Rome octroie les mêmes droits qu'à ces propres citoyens, ils obtiennent la citoyenneté Romaine. Ils y a aussi des liens entre les aristocratie des deux villes

 

C- La deuxième et troisième guerre Samnites

 

La deuxième guerre Samnites  se déroule entre -326 et -304 et la troisième entre -298 et -290. Il est difficile de connaître le détail de ces guerres (Texte de Tite-Live p20). Il remet en cause les familles nobles qui ont corrompu l'histoire. Événement des années -320 est assez difficile à appréhender.

La guerre se déroule autour de la ville de Naples (Neapolis). Rome fait une alliance avec Naples. C'est une guerre difficile, Rome connaît des défaites, des défaites humiliante dont l'épisode de Fourches Caudines (-321). Wiki : Les romains sont passés dans un étroit passage dans les montagnes. Les Samnites ont alors attendu que les romains soient assez avancés dans ce passage pour en bloquer les issus. Ils ont ensuite menacer les romains de provoquer un éboulement. L'armée romaine piégée du reconnaître sa défaite, abandonner ses equipements  et passer sous le « joug » des lances des Samnites (fourches tendues à l'horizontale) tout en se tenant recourbé avec les mains ficelées dans le dos. Quelques-uns refusèrent et furent tués. Les Samanites capturèrent alors une armée entière : 40 000 soldats dirigés par leur deux consuls.

Apius Claudius Caecus (censeur) en -312/-311. Il fait des reformes sur l'organisation de Rome. Il est célèbre pour avoir construite la première grande voie Romaine (carte7 p.10) : La Via Appia, Un route pavée qui relie Rome et Capoue ce qui permet d'acheminer rapidement des troupes. En -310, les Romains ouvrent un deuxième front, au Nord de Rome en Etrurie et remporte une série de succès.

En -305, les Romains arrivent à prendre la capital fédérale samenite : Bovianum. Les Samnites demandent alorq un traité de paix : ils s'engagent à ne pas envoyer des troupes sur les côtes.

 

La troisième guerre Samnites ne concerne pas que les Samnites, certaine puissance Italienne s'allient entre elles, les Samnites, Étrusques (organisé en cité et sont divisés et décident de s'unir contre Rome) et font appelle au Gaulois installés au Nord du Pô. Ces peuples sont appeuré par la puissance de Rome.

Épisode militaire toujours pas fiable. La Bataille de Sentium en -295,est menée par Q. Fabius Maximus Rulliamus qui remporte une très importante victoire sur les Gaulois. Cette fois ci Rome impose sa domination sur les territoires Samnites. En -290, le seul territoire non dominé par Rome est l'Etrurie, mais toutes les cité Étrusque seront battues en l'espace de 20 ans. Le talon de la botte : Lucanien, Bruttiens et Messapiens et quelques cités Grecques, sera pris par Rome en quelques dizaines d'années.

 

D- Tarente et la guerre de Pyrrhus

 

Tarente est une vieille cité grecque ( fondée VIIIe siècle). Tarente est devenu une puissance dans Sud de l'Italie, elle a une influence sur d'autres cités grecques (Ligue Italiote). Au IVe, elle a renoncé à avoir des armées de citoyen et a recourt aux mercenaires avec des généraux étrangers à la cité. En -336, Tarente avait fait appel à un Alexandre Le Molosse d'origine de l'Epire (oncle d'Alexandre Le Grand).

Dégradation des relations entre Tarente et Rome : En -285 une cité grecque est attaquée par les Messapiens, cette cité fait appelle aux romains et non à la Ligue Italiote. Il y a alors une présence militaire romaine ce qui provoque la jalousie de Tarente.

La déclaration de guerre se fait en -282 quand quelques navires Romains vont à Tarente et se fait attaquer (traité datant de -320 interdit aux romains d'envoyer des bateau trop au sud). Rome envoi alors un ambassadeur à Tarente, il est reçu dans le théâtre, il essaie d'améliorer les choses mais la guerre est déclarée. Tarente fais appel à Pyrrhus, prince hellénistique1. Pyrrhus est sans Royaume à cette date et est originaire de la région des Molosses. Il est partit au service d'autre Royaume d'Orient. Tarente en fais appelle en -280 et -275. Ils arrivent à battre deux fois les armées Romaines (-280 et -279) : pas de conséquence politique majeure. Pyrrhus, ces victoires ils coûtent cher → nombreuses pertes (hommes et de son état major). En -275 il est battu par un général Romain : Manius Curius Dentatus. Victoire prestigieuse, ce général a battu l’héritier d'Alexandre. Tarente n'a plus de champion et la ville est prise.

Continue à résister 3 peuples et en -266 tous les peuples d'Italie du Sud sont battus. (carte 3 p.13)

 

1 : Hellénistique : Terme restreint pour designer un période de l'histoire du monde Hellénique. Cette période commence après -323, à la mort d'Alexandre Le Grand. Cette période voit se développer la culture hellénique dans l'empire d'Alexandre. Elle s'achève en -30 à la mort de Cléopâtre VII, dernière souveraine a régner sur l'un des royaume d'Alexandre.

 

II- L'organisation

 

A- Le cadre général (page 14,15 et 16)

 

Carte page14 : 3 catégories de territoire : territoire Romain, de droit Latin et des Alliées. Sur la côte Tyrrhénienne on à Cosa , de l'autre côté de la péninsule la ville d'Arinium. Au Sud, Beneventum : forme de triangle, à l'intérieur de ce triangle les territoires deviennent des territoires Romains et où les habitants Romains obtiennent la citoyenneté Romaine (Civitas Romana). Rome créer de nombreuses tribut : il y en aura 35 au final.

Rome a signé un traité bilatéraux, c'est-à-dire avec chaque cité (chaque situation est particulière). Traité avec Naples en -236 : garde sa monnaie, ses magistrats... en cas de guerre maritime, Naples doit fournir une flotte à Rome. Bonne situation pour Naples.

 

B- Colonies Romaines et Municipes

 

Il y a deux catégories de cités citoyennes :

  • Les municipes (Municipium) : désigne les cités dont les habitants on obtenu la citoyenneté Romaine, dans l'Italie Centrale nottament. Ce sont les anciens adversaires des Romains. Les Volsques par exemple, Arpinum en 303. C'est une ville célèbre, certains Romains y sont origine comme Cicéron ou Marius. Au IIIe, on a une extension de la citoyenneté Romaine.

  • Les colonies : elles sont construites sur les Ex Nihilo, sur des terres vierges. On y installe des citoyens Romains, ces villes sont à l'image de Rome. On y trouve un forum, un sénat local et des magistrats qui s'occupent des affaires locales. Il y a 33 colonies Romaines durant la République, Ostie la plus ancienne. Elles ne sont pas toute situées dans les territoires conquis (ex : La plaine du Pô)

 

 

C- Cités Latines, colonies Latines et droit Latin

 

Il y a plus de 40 colonies dites Latines. A l'origine Rome est une cité Latine parmi 30 cités voisines. A l'époque ces cités sont fédérées par des critères ethniques. Il existe un traité entre ces cités. A Rome, on reconnaît plusieurs droit : droit de mariage, si un citoyen Romain si marie avec un citoyen Latin, ces enfants auront la citoyenneté Latine. Droit de commerce, et le droit de émigrés à Rome et d'y exercer pleinement la citoyenneté romaine. Ces anciennes cités Latine vers le IIIe siècle, ont été battues et intégrés à Rome. Ce sont désormais des citoyens Romains.

Par contre, au même moment vont apparaître les colonies latines. Ces colons, n'ont pas la citoyenneté Romaine, mais le droit Latins.

 

D- Les Alliés

 

Certaines cités, on demandé à entrer dans l'alliance Romaine d'autres y ont été contraint, et leur traité sont moins favorable. Les plus privilégiés, peuvent avoir le droit de commerce et de mariage. Les Latins au sens strict sont des Alliés, car ils ont signés des traités avec Rome. Les Romains distingue les Alliés simple et les Alliés de droit Latin.

Exemple de l’Étrurie : Les ville étrusques n'ont pas toute trainté avec Rome de la même manière. Certaines villes ont été détruite, d'autre ont le droit romain ou latin, certaines sont simplement des Alliées. Rome à mis en place un formidable machine de guerre, forgé au IIIe siècle. P.31 tableau 2 : chiffre d'un recensement du nombres possible de soldats mobilisables. Première colonnes, les juniores (-46 ans) : mobilisable, avec un potentiel 500.000 hommes il nombre d'homme mobilis é peut s'étendre jusqu'à 875 000 hommes si necessaire. Les armées ne sont pas seulement composée de Romains, mais aussi d'Alliées. Romains : 35%, Latins : 15% et les Alliés 50%.

 

On une certaine uniformisation de l'Italie, mais extrêmement longue (plusieurs siècles). Néanmoins, il reste des particularités dans des cités telle que Naples où l'on parle encore le Grec ou en Italie centrale ou l'Osque est encore parlé. Le latin ne fait pas l’unanimité mais il y a une tendance à l'uniformisation.

Licius Andronicus (284-204), né à Tarente, est fait prisonnier pendant la guerre. Il devient esclave, puis il est affranchis par un général Romain. Il amène des innovations à Rome, des traductions du Grec telle que l'Odyssée et adapte aussi des pièces de théâtre. 240 : première pièce de théâtre joué à Rome. Le théâtre à Rome se fait dans le cadre des jeux (Ludi) consacré aux Dieux. Fabius Pictore vers 220 écrit l'Histoire de Rome en Grec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 4 :

Les Nobles de la République :

 

I- La nobilitas

 

Entre 367 et 250, cette nobilitas est ouverte. Durant cette période, des guerres se déroulent en Italie. Rome donnait donc des magistratures a des généraux compétant pour qu'il puissent diriger → méritocratie militaire.

Une des dernière famille entré dans la nobilitas est celle des Caecilii Metelli. Page 42 : arbre généalogique, famille très puissante à la fin de la République. Le premier consul date de 251.

Après 250, les hommes qui accèdent au consulat sont appelé homo novus (homme nouveau). Ces hommes dont souvent fortunés et ont des soutiens puissants.(Ex : Ciceron, Porcius Cato..) Cursus honorum : parcours des magistratures. Il y a un ordre dans lequel on est censé exercer les magistratures (questeur-édile-prêteur-consul) et un age pour y accéder. La loi exigeait un temps de 10 ans entre chaque consulats. Marius a été consul 5 années consécutives, il a violé cette loi car Rome avait besoin d'un général compétant.

Cette noblesse à un certains nombres de privilèges. Les riches ont plus de droits, mais plus de devoirs, ils paient des impôts et doivent servir dans l'armée. Ils ont aussi plus de poids dans les élèctions car ils votent en premier et entraînent les autres votes. Parmi les droits importants, il y a le droit des images, (ius imaginem) : masques des ancêtres, on réalise sur des personnes des masques en cire qui permet de garder des représentations des anêtres. Dans les grandes maisons, on installe les portraits des ancêtres dans l'atrium, ils servent lors des funérailles publics qui ont lieu sur le forum à Rome. Le corps est alors exposé dans le comitium. Un héritier réalise un éloge funèbre devant la foule et rappelle l’histoire de la famille. Des figurants portent les masques des ancêtres et sont vêtues des toges associées aux fonctions exercées par l’ancêtre. Pour les plus grandes familles, le nombre de figurants pouvait atteindre un millier (cf. témoignage de Polybe page 42).

La nobilitas se définie par son attitude victorieuse récurrente et par ses ancêtres, on peut donc la perdre (p.46) quand il n'y a pas de réactualisation des exploits sur trois générations. pression énorme pour les jeunes nobles pour être à la hauteur de leur ancêtre. La ville de Rome est une ville ou l'on rappelle la victoire des ancêtres pour que le jour de la présentation au consulat la candidat soit plus crédible → notion d'hérédité de la victoire. Si les exploits militaires ne sont pas renouvelés par les nouvelles générations, la nobilitas peut être perdue

Le clientélisme, ces relations organisent la vie politique Romaine, en principe cela existe pour toute la société, cela met en relation deux personnes : la patron (patronus) et le client ; le patron doit protéger son client. Le client doit assistance à son patron, en échange il obtient la protection. L'affranchis, devient client de ce lui qu'il a libéré. La noblesse développe beaucoup ses relations de clientèles :

  • Lors de la création d’une colonie, les hommes qui fondent et organisent la nouvelle cité deviennent les patrons des citoyens qui s’installent.

  • Les peuples des territoires conquis deviennent les clients de celui qui les a conquis. Un exemple, Marcellus avait vaincu une cité en Sicile, dès que les Siciliens ont un problème avec Rome, ils se référent à Marcellus. Le patronage est de plus héréditaire.

 

II- L’hellénisation de la nobilitas

 

Certaines sources nous disent qu'au IVe siècle les jeunes Romains allaient dans les cités étrusques pour avoir une éducation. Basculement de la fin du IVe siècle où les jeunes aristocrates vont être éduqués par la culture grecque. Pour les aristocrates de l'époque de César, le grec et une des langues pratiqués la plus tôt, c'est vraiment une langue maternelle au même titre que le latin car en pratique les enfants ont des nourrisses grecques. Exemple : « aléa jacta est » (phrase prononcée en -49 par César et signifiant « le sort en est jeté ») et « tu quoque mi fili » (prononcée par César en -44 et signifiant « toi aussi, mon fils ! »). Ces deux phrases retenus en latin par la postérité on en réalité été probablement prononcées en grec. Le Grec, est une langue courante. L'aristocratie lors du Ier siècle, se forme dans les cités grecques, comme Rhodes. Pour la génération de Pompée, Cicéron, César... philosophe : Posidonios d'Apamée.

Au milieu du IIe, en 167, (doc 48 p.37). La ville d'Athènes était la ville de la philosophie. Les aristocrates romains allait se former quelques années a Athènes pour apprendre la philosophie grecque. Paul Emile donnera la totalité de son butin au trésor romain, cependant il gardera pour lui la bibliothèque de Persée. Après sa victoire il demande à Athènes : le meilleure peintre pour son triomphe, et le meilleure philosophe pour qu'il devienne le précepteur de ses enfants.

Dans la première moitié du IIIe siècle, le grec est parlé à Rome mais ce n’est encore que le début (il est mal parlé). L’appropriation de la culture helléniste se devait d’être réalisée par la nobilitas car elle est considérée comme étant la culture supérieure depuis Alexandre le Grand.

Commémoration des victoires : cf. page 35.

Les rois grecs portent le titre de Basileus à partir de -306.

Selon la mythologie grecque, une propagande attribue aux dieux la victoire sur le champ de bataille, du fait de leur protection voir d’une certaine parenté divine (divinité de la victoire : Niké). La victoire est célébrée par la construction de bâtiments. Exemple : victoire de Samothrace. Cette manière de concevoir les choses est transmise à Rome qui voit apparaitre la divinité Victoria. Les dieux de Rome prennent alors les épithètes de Victor. Exemple : Jupiter-Victor. De même, la statue équestre, le symbole de la palme… son des héritages grecs. Les généraux victorieux sont considérés comme un peu plus que des hommes. Castor et Pollux (aussi appelés les Dioscures) sont des divinités victorieuses équestres. Elles seraient apparurent plusieurs fois sur les champs de bataille. Ce sont des jumeaux mais ils n’ont pas la même nature : Castor est mortel car il est le fils d’un homme, Tyndare ; Pollux est immortel car il est un demi-dieu, fils de Zeus. Ils obtiennent finalement l’apothéose, c'est-à-dire qu’ils deviennent deux étoiles (dieux) : constellation des gémeaux.

Caton, consul de 195, (homme nouveau, vie politique de 50 ans dont 40 au Sénat). Estime que l'éducation grecque est à bannir. Parfois à Rome il y a des philosophes grecs qu'on expulse. Ainsi, on a ne hellénisation de la Rome Antique, mais qui se frotte quelques oppositions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 5 :

De la guerre de Sicile à la guerre d'Hannibal (264-219)

 

Ces deux guerres sont en faite les premières et deuxième guerres Puniques. Nous sommes toujours au IIIe siècle, période assez mal connu. Les écrits de Tite-Live ont presque tous disparu, cependant l'historien grec Polybe, a laissé quelques traces sur cette période, même si il n'est pas contemporain de cette période. Il s'aidait de sources romaines telle que Fabius Pictor ou de source carthaginoise. (Ouvrage paru en 2009 : Les guerres Puniques de C. Moatti).

 

I- Rome et Carthage

 

A- Présentation et comparaison des deux cités

 

Le mythe de fondation de Carthage l'a fait naître en 814. La ville est d'origine Phénicienne (Liban-Syrie actuelle). C'est de la ville de Tyr que seraient venus les colons dirigés par la reine Didon. Les Phéniciens sont un grand peuple commercant actifs dès le IIe Millénaire entre l'Occident et l'Orient de la Méditerranée. Didon arrive en Tunisie et délimite son territoire (doc 63 p.48). La cité devient une des première puissance de méditerranéenne occidentale, elle établit une domination sur les côtes de la Mer Méditerranée avec des comptoirs (cf carte). Son expansion se heurte aux cités grecque, ce qui limite sa croissance au Nord ( La Sicile deviens lieu d'affrontement entre Grecs et Carthaginois). Syracuse est la grande cité qui lutte contre Carthage. Par ces institutions, Carthage est semblable à Rome : magistrats (Suffètes ),assemblées populaires, un conseil des anciens. On sait qu'Aristote avait laissé des descriptions des institutions Grecs et de Carthage. Aristote dis que cette constitution est très bien : côté démocratique, aristocratique et royaliste, comparaison de Polybe à Rome deux siècles plus tard.

Carthage est une grand puissance maritime, elle à un grande flotte, mais n'a pas d'armée de terre aussi nombreuse et puissante que celle de Rome, elle a donc recours à des mercenaires. Carthage est un cité hellénisé tout comme Rome.

 

B- Les relations entre Rome et Carthage

 

Les deux cités ont été alliées, notion de 3-4 traités entre Rome et Carthage : garantit la paix, commerce... Traité qui existe encore sous les Guerres Samnites.

Lors de la guerre contre Tarente en 278, lorsque Pyrrhus arrive, Magon, un général carthaginois arrive à Ostie avec 100 vasseaux qu'il propose au Romains. Chacun y trouve son compte : Rome n'a pas de flotte, et Carthage sait que Pyrrhus doit venir en Sicile pour la guerre contre Carthage.

Le déclenchement de la guerre se fait sur une histoire assez complexe.

 

C- Le déclenchement de la guerre

 

Doc 61 p.47. Entre la péninsule Italienne et la Sicile ; le détroit de Messine qui se trouve en Sicile, cette cité contrôle cette voie maritime. En face du détroit, il y a une ville qui se nomme Rhegium, elle est sous domination de Rome. Les Romains sont au contact direct avec Carthage. La ville de Messine est contrôlé par un groupe de mercenaires, les Mamertins). Ils se ont consacrés eux-mêmes à Mamiers (Dieu Mars). Ces Marmetins contrôle la cité de Messine et attaque des cités voisine. Syracuse diriger par le tyran Hieron II, réagit et se met en tête d'attaquer Messine. Les Marmetins demande de l'aide. La première cité à intervenir est Carthage. Une garnison Carthaginoise s'installe à Messine. Mais Carthage change finalement d'alliance et s'allie avec Syracuse. Au même moment Rome décide d'envoer une armée a Messine pour aider les Mamertins. Les Romains parviennent à traverser le détroit et installe un garnisson à Messine. Les syracusiens finissent par s'allier avec Rome. Au bout de quelques mois, Carthage et Rome se retrouve face à face. Les raisons profondes de la guerre ne sont pas claire, il n'y a pas de plans de conquête de la part de Rome, certains historien disent que c'est peut-être pourr des raisons commerciales, les romains auraient voulu controler. Les Atilli, (origine de Campanie) poussent les armées Romaine à faire la guerre. Ce n'est pas le Sénat qui a proposé la guerre, au contraire elle s'y est opposée. C'est un loi du peuple qui demande l'intervention.

 

II- Déroulement et caractéristiques

 

A- La flotte

 

Rome est une puissance militaire terrestre et son expérience maritime n'est pas nulle non plus. Ostie est le port de Rome, mais ce n'est pas une cité fortement maritime. Cependant dans le traité l'alliance des villes comme Naples ou Tarente, se sont engagées a fournir un flotte en cas de guerre. Cette guerre de Sicile est une guerre avant tout maritime, même meme si des combat terrestres auront lieu en Sicile. Les romains vont avoir du mal a traverser le détroit car les carthaginois y patrouillent. Claudius Laudex parvient à traverser et débarque en Sicile. Lors de ce débarquement les Romains voient un quinquérème (navire échoué de Carthage). Les Romains vont alors copier ce navire pour fabriquer leur propre vaisseaux. Les navires doivent être constamment reconstruis à cause des batailles navales mais aussi des tempêtes. Les guerres maritimes, avec les rostres (en bronze) pour éventrer les navires des ennemis. Les Romains deviennent des assez bons marins et ont mis en place un système dis le corbeau : basculer des passerelles pour aborder les navires des ennemis.

 

B- Une guerre de 23 ans

 

  • De 264 à 256 : Rome connaît des succès en mer et terre. Notamment la coté de Agrigent. A partir de 260, Rome connaît des succès en mer. Un consul C. Duilius à Mylae, il obtiendra un triomphe Naval (considéré comme la première guerre maritime remporté par Rome). En tout cas, il y a une maîtrise des mers pour les Romains qui débarquent en Afrique en 256.

  • De 255 à 248 : On assiste a un grands nombres de défaites Romaines. L'armée Romaine est vaincue par Carthage sur le sol africain. De plus Rome perds sa flotte à plusieurs reprise. La bataille de Drepanum en 249 (P. Claudius). Mais Carthage n'arrive a saisir l'opportunité.

  • De 247 à 241 : il y a un certain essoufflement, surtout de la part de Carthage : Rome reconstruit ses flotte presque immédiatement alors que ce n'est pas forcement le cas de Carthage. Barca, après une défaite à l'Ouest de la Sicile (Îles Aegates), la flotte de carthaginoise est perdue, Carthage demande alors la paix aux Romains.

 

C- M. Atilius Regulus

 

C'est un général victorieux dans la première période, au Sud de la Sicile en 257. Cela lui a permis de débarquer en Afrique où il est battu et emprisonné. Il va être envoyer à Rome en tant qu'ambassadeur pour échanger les prisonniers. Il retourne à Carthage, les sources attestes des tortures subies par cet homme. Ce personnage, deviens un modèle (exemplum), on lui prête des valeurs romaines importantes : la virtus (plus au moins vertu en français ou courage dans l'armée) et surtout la fides (respect de sa parole, bonne foi). Il y a Rome des abstractions divinisé : virtus et fides auront des temples lors de la victoire de Regulus. Les Romains apparaissent comme un peuple qui respecte les traités et qui attend qu'en face de lui il y est la même chose. Véritable idéologie : La perfidia (perfidie) caractérise aussi les celtes et les puniques. On a alors deux camps en opposition.

 

D- Caecilus Metellus/ éléphants

 

P.41-42. Caecilus commande des troupes terrestres et parviens à capturer plus d'une centaine d'éléphants carthaginois. Les Romains avait du mal face aux éléphants. Il rentre à Rome en 250 et triomphe. Des sources nous disent qu'il ressemble à la statue de Jupiter Capitolin. Il est accompagné de ces troupes, il y à la mise en scène de la victoire avec le butin. Une célébration se prépare avant même la bataille.

Monnaies : emblème de la famille. La guerre pour l'aristocratie est un moyen de se montrer.

 

E- Traités de paix

 

P. 47, texte de Polybe. Le traité va être négocier par les deux acteurs des cités : Barca pour Carthage et les deux consuls pour Rome. Un accord est finalisé. Carthage perds toute ambition sur la Sicile et les Romains s'y installe. Une indemnités de guerre : poids de métal précieux sur 10 ans. Enrichit l’État Romain. Carthage à des difficultés (révolte des mercenaires en Sardaigne) Rome profite des circonstances, et s'empare de la Sardaigne et de la Corse.

 

III- Les conséquences de la Première Guerre Punique et suite

 

A- Création du statut de Province

 

Le terme de provincia au sens strict, une province est la sphère de compétence d'un magistrat. Ces missions sont définit par le Sénat et tiré au sort.

Le sens large détermine des territoires à l'extérieur de la péninsule Italienne qui vont être confiés à un gouverneur. Le gouverneur peut être amenés à mener une armée : imperium et auspicium. Il faut dont que ce soit un magistrat supérieur.. Les Romains emploie une astuce pour gouverneur les provinces. On crée d'abord de nouveaux préteurs en 227. Le système ne se relève pas efficace. Les Romains ont alors développés un système de pro-magistrature (propréteur et proconsul). Le système est relativement ancien, le premier cas est la prise de Naples. Rome développe se système. Cela peut être un ou deux ans voir plus. Le proconsul est inférieur au consul. Cependant il a les mêmes pouvoirs militaire que lui. La différence est aussi que si le proconsul traverse le pomerium, il redevient un simple particulier.En Sicile Syracuse et Messine ont un statut particulier car elle ont été alliées de Rome pendant la guerre (p.14). L'ensemble des peuples des autres cités de Sicile vont avoir un statut différents : soumis à un gouverneur de province. Leur sort est différent des Italiens. Lex Provincia : condition de l'on impose aux provinces, la justice... : définition du statut de Province. Ce qui définit les éxigences sont une succession de décisions pris par les gouverneurs. La Sicile sera le grenier à blé pour Rome.

 

B- Intervention en Adriatique

 

Carte p.47. Pirates notamment en Illyrie et descendant vers l'Epire et les cités grecs. Les pirates s'en prennent à des navires Italiens. Les intérêts de Rome sont en jeu. Ils interviennent alors et battent ces pirates Illyriens. Les Grecs invitent les Romains au jeu de Corinthe (Les Jeux Isthmiques).

 

C- Intervention en plaine du Pô

 

Ce sont des populations Celtes qui peuplent ce territoire. L'avancée Romaine vers le Nord pose problème aux Celtes qui sentent la pression de Rome. Un tribun C. Flaminius va décider de confisquer l'Ager Gallicus : 60.000 colons Romains. Cela amène une association des Gaulois et une guerre en 225. M. Claudius Marcellus remporte une grande bataille contre les Gaulois à Clastidium en 222. Les Romains installent sur les plaines du Pô en 218, Plaisance et Crémone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 6 :

La seconde guerre punique : La Guerre d’Hannibal (219-202)

 

La deuxième guerre Punique, ou guerre contre Hannibal dure environ 20 ans. Cette guerre est un tournant pour Rome... Cette guerre est raconté par le premier historien contemporain pour l'histoire de Rome : Fabius Pictor. Mais cette période est aussi racontée par Tite-Live 200 ans après (doc f p20). Montesquieu : « La seconde guerre punique est si fameuse que tout le monde la sait ».Rome est attaquée sur son sol pendant 15 ans, et subit des pertes terrible mais ne traitera jamais avec Carthage.

 

I- Le déroulement de la guerre

 

A- Hannibal et le Casus Belli

 

Hannibal est né en 247 (1ère Guerre Punique) de la famille des Barca. C'est le fils d'un général. Toutes les sources nous disent qu'il est élevé par son père dans la haine de Rome. Hannibal va donc poursuivre l’œuvre de son père. Il l'accompagne en Espagne. Carthage après avoir perdu la Sicile, tente de reconstruire un Empire. A la mort de son père c'est son beau frère, Asdurbal, qui prend le rôle. En 226, Asdurbal signe un traité avec les Romains sur la relation de Romains et des Carthaginois en Espagne. Les Carthaginois n'ont pas le droit de passer l'Iber (=Ebre). Le lieu qui va cristallisé le motif de la guerre est la cité de Sagonte, cette cité mène des raids contre Carthage et ses alliées. En 219, Carthage attaque et assiège Sagonte, cette attaque déclenche les hostilités des Romains. Cette cité était alliée avec Rome. Certains auteurs comme Polybe, nous disent que la cause de la guerre est le franchissement de l'Iber. Rome intervient au nom de la fides, du serment des alliées. Idéologie de la perfidie des Carthaginois.

 

B- La stratégie d'Hannibal

 

Hannibal ignore rien de l'Italie et connait le potentiel de l'armée. Hannibal veut rejoindre l'Italie par voie terrestre et entame un voyage de plusieurs milliers de kilomètres (page 48). Les Carthaginois n'exerce plus leur domination sur la mer. L'ambition d'Hannibal est d'arriver au Nord de l'Italie et de faire éclater l'alliance romaine, de la vaincre Rome et de rendre leur autonomie aux cités alliées.

Le déplacement terrestre pose problème. Les romains ont des espions qui les informent des l'avancée d'Hannibal .Rome tente de barrer la route d'Hannibal (Pyrénées notamment). Ils paient des tribus pour qu'elles attaquent Hannibal en chemin (ex : Massilia). Un des consuls de 218, P. Cornelius Scipion envoi des troupes pour arrêter Hannibal. En été, Hannibal arrive sur le Rhône, il prend la décision de le remonter et de passer par les Alpes (2 mois, Septembre et Octobre). Les pertes sont énorme. En Octobre 218, Hannibal arrive dans la plaine du Pô avec un armée assez dérisoire (20.000 fantassins, 6.000 cavaliers, presque plus d'éléphants). Quand il arrive en Italie il annonce aux italiens et d'annoncer au Italiens qu'il est là pour les apporter l'indépendance. Hannibal veut tout de suite attaquer les armées Romaines envoyer contre lui. Il attaque le consul Scipion et défait les Romains à la bataille de Tessin (Octobre 218). Le second consul de Rome sera battu à son tour lors de la bataille de Trebie (Décembre 218), après avoir perdu plus de 15 000 hommes. Ces défaites permettent à Hannibal de renforcer son armée, il double son infanterie grâce aux Celtes qui l'ont rejoins. Après ces batailles, il renvoie, les Latins et les Alliées de Rome, libres chez eux. Son message libérateur se répand. Deux nouveaux consuls entre en charge en 217, C. Flaminius (grand général).Un consul se poste sur la côte Est alors que l'aute prend place près de Rimini. A nouveau les consuls vont être battu . Les Romains perdent encore 10.000 hommes à la bataille de Trasimène. Le consul C. Flaminius est tué au cours de cette bataille. Rome va Exceptionnellement va alors avoir recours à un dictateur : Q. Fabius Maximus. Il définit une politique pour Rome et considère qu'Hannibal ne doit pas être affronter dans des combats directs. Il propose une stratégie : le contenir, gêner les approvisionnements et gagner du temps... Cunctator. En 216, deux nouveaux consuls élus, et lèvent une armée de 80.000 hommes. Ces consuls ont besoin de prestige et refuse la stratégie de Maximus.

C- La défaite de Cannes (p48)

 

Hannibal est descendu au Sud de l'Italie et pas directement sur Rome car il n'avait pas les moyens de la siéger. A Cannes, il y avait des greniers de ravitaillement romain (problème important des armées dans l'Antiquité). Les deux consuls ont décidé d'aller combattre avec deux fois plus d'hommes. Hannibal l'emporte largement sur les Romains, 50 000 morts chez les Romains en quantité et qualité. Hannibal a été formé au technique militaire et formé par un général de Spartiate. Terrible défaite pour les Romains avec des conséquences terrible. C'est un signe dans le Monde Italiens et Méditerranéen. Beaucoup d'Alliées quitte l’Alliance de Rome notamment les peuples et cités grecques du sud de l'Italie. Ce qui est vécue comme tragédie pour Rome, c'est la sécession de Capoue qui se rapproche d'Hannibal. Le cœur de l'Italie reste du côté Romains. 216 et la bataille de Cannes symbolisent l'ébranlement de l'Alliance de Rome.

 

D- Les guerre hors d'Italie

 

Il faut attaquer Carthage ailleurs pour la vaincre. Une nouvelle puissance entre en jeu: La Macédoine → Première Guerre macédoine. Après la défaite de Cannes, la Macédoine veut profiter de la faiblesse de Rome pour s'installer en Illyrie. Les Macédoniens se contente de prendre des ports en Illyrie. La Macédoine est alliée d'Hannibal. Les romains eux font une alliance avec les Etoliens. Rome fini par signer un traité de paix en 205.

Les Carthaginois débarque en Sicile et retourne des cités comme Syracuse contre Rome. Ce qui est terrible pour les Romains. Envoyé en Sicile est Claudius Marcellus réussit à reprendre la ville de Syracuse, ce qui est considéré comme un exploit car cette cité était très protégé et bénéficiait des inventions d'Archimède. Marcellus triomphe en 211 à Rome. Il construit un temple pour le Virtus : musée pour voir les œuvres d'art Grec pillé à Syracuse.

Bataille en Espagne pour déloger les Carthaginois d'Espagne. Cette mission est confié à l'ancien consul Cornelius Scipion et à son frère. Ils ont remporté des vrais succès en 217 mais sont morts tous les deux (p50). Difficultés de trouver un nouveau général en Espagne. On envoie alors le fils même de l'ancien consul en 211 il a à peine 20 ans. On lui confie un imperium comme un proconsul sans avoir été magistrat. Il va en Espagne et remporte des succès très important : il va prendre la Carthage Nova et parviens en quelques années à chasser les Carthaginois d'Espagne. Il reviens à Rome en 206 et deviens consul en 205.

Scipion parviens à débarquer en Afrique pour que Carthage rappelle Hannibal. Il passe un accord avec un prince Numide : Massinissa. Le point faible de Rome face à Hannibal est la cavalerie. Il récupère alors la cavalerie Numide. Hannibal est rappelé par Carthage en 203. L'affrontement final à lieu en Afrique dans la plaine de a Zama en 202. Grâce à la cavalerie de Massinissa, Hannibal est battu est fuit en Orient. C'est la fin de la guerre.

Rome impose des conditions de paix : Carthage est obligé de payer une des dettes de guerre, de 1300 tonnes d'argent sur 50 ans. De plus les carthaginois ont interdiction de se réarmer. Le Roi Massinissa créer un grand Royaume en Algérie actuelle.

 

II- Les caractéristique et conséquences de la guerre

 

A- Des pertes importantes

Globalement, même la perte des alliées périphérique n'a pas remis en cause l'alliance. Rome a toujours gardé son avantage démographique. L’alliance des colonies Latine à tenu. Sur les pertes Romains en accumulant les défaites on arrive pas loin de 100.000 morts (1/7 des mobilisables). Il y a des pertes sur la plan qualitatif, plus du quart du Sénat avait disparu après Cannes, Tite-Live : « La curie était vide » .Va se poser le problème de remplacer les sénateurs. Après Cannes plus assez d'ancien sénateurs pour les remplacer : opportunité de rentrer dans le Sénat pour certaines familles. C'est une opportunité pour les hommes nouveaux.

 

B- Attitude religieuse a Rome

 

Après ces défaites on assiste a des questionnement vis à vis des dieux. La superstition se développe. Le Sénat veut garder la main sur les affaires religieuses. En 217 quand Fabius Maximus arrive en tant que dictateur,il se demande pourquoi les romains ont échoué, il en arrive a la conclusion que c'est a cause d'un problème avec les dieux (ex : C. Flaminius est un personnage ignoble et irreligieux, il a combattu à plusieurs reprises sans l'accord des dieux). Il rassemble le Sénat pour demander une entente avec les dieux : Pax Deorum.

Les Romains consulte largement les livres Sibbylins : recueil de prophéties d'oracles.

 

C- Conséquences économiques et monétaires

 

Cette deuxième Punique va déséquilibrer les impôts à Rome. Le tributum, impôt sur la fortune, n'était pas payé par ceux qui partaient a la guerre, ainsi cette charge va s'imposer à plus petits nombres de citoyen. Rome emprunte a ses Alliées pour faire cette guerre, notamment a Hieron. La monnaie Romaine dévalue considérablement. La monnaie de compte est l'As libral elle pèse une livre romaine (327g.) et est frappée en bronze. La société est assez peu monétarisée au IIIe siècle. C'est après cette guerre que la monnaie va être de plus en plus utilisé. L'As va être dévalué : l'As foncial (1/12 de livre). C'est une guerre de 20 ans qui coûte très cher.

L'apparition des publicains, société privée qui amène dans une société un capital et on les voit intervenir pour la première fois en 215 pour la fourniture des équipements des armées stationnées en Espagne. Les sociétés publicains sont mis en rapport avec la levée de l'impôt à Rome. On a une aristocratie Romaine qui profite de la guerre et de la conquête Romaine. Cela bouleverse la société économique et sociale.

Rome confisque des territoires des traîtres (ager publicus) cela devient des territoire de Rome

 

D- Les nouvelles provinces

 

Rome s'empare des Espagnes, dont la conquète est très longue. Cette conquète durera 75ans. Scipion Emilien détruira la ville de Numance en Espagne.

Les citoyens Romains sont amenés à servir des temps de plus en plus long. Pour ceux qui servent en Espagne cela dure 7 ans parfois. Certain soldats font des carrières militaires en passant 20 ans à faire des expéditions (doc 68 p.51). Pour la conquête de l'Espagne, deux généraux importants : Caton l'Ancien et Tiberius Semprovicus Gracchus.

Rome apparaît renforcer après cette guerre, puisque ces institutions et le cœur de l'alliance ont tenu. De plus Rome connaît une phase d'hellénisation importante : les grandes cités grecques d'occident, Syracuse et Tarente, ont été prise et pillées. Le butin est ramené a Rome et les œuvres d'art sont exposées dans les espaces publics : ville musée.

Émergence de Scipion l'Africain comme homme providentiel, sauveur de Rome et des citoyens de Rome. Scipion s'élève au dessus des autres aristocrates. Ces victoires sont dues au lien privilégié qu'il avait avec upiter. L'aristocratie va vouloir abattre Scipion. Hannibal et Scipion mourront tous les deux en 183. Hannibal préfère se suicidé plutot que d'être capturé. Alors que Scipion s'exile à Literne car il est sans cesse attaqué. Inscription sur la tombe de Scipion : « Ingrate partie qui ne possède pas même mes ossements »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 7 :

Rome et l'Orient Hellénistique (201-146)

 

 

Au lendemain de la deuxième guerre Punique, Rome va intervenir contre les grandes monarchies hellénistique comme la Séleucide ou la Macédoine pour libérer les grecs de la pression des Macédoniens. Le général Flamininus affirme la liberté des Grecs après avoir vaincu les Macédoniens en 196. Rome constitue de nouvelle province ; la Macédoine et l'Achaïe en 146. En 133, les Romains constituent la province d'Asie (p.8).

 

I- Les acteurs des conflits en Orient : Royaume et Ligues

 

Les généraux qui se dispute l'Empire d'Alexandre, c'est après 15 ans, que les premiers prennent le titre de Roi : Basileus (en 306-305).

 

A- Le Royaume de Macédoine

 

Antigone le Borgne (384-301) une des généraux d'Alexandre, mais c'est son fils Antigone Gonatas qui prend la suite de son père comme Roi qui instaure durablement cette dynastie : La Dynastie Antigonide. Ce Royaume de Macédoine est certes plus petit que les autres Royaumes mais il possède une puissance militaire et des ressources importantes ce qui lui permet de faire pression sur les cités Grecques au Sud. Philippe V, aura comme fils Persée. Persée sera le dernier Roi Antigonide en 168. Philippe V (221 à 179) est le premier Roi confronté aux Romains. Après la deuxième guerre Punique, intervention Romaine au nom du Philhellénisme. Expédition contre le Royaume de Macédonien qui se traduit pour un défaite Macédonienne en 197. Tournant important : première défaite Macédonienne. Lors de la troisième guerre de Macédoine, Persée va désirer déclencher les hostilités en reconstituant une marée, la guerre sera déclenché en 172 et sera gagné pour une victoire éclaire par le général Paul-Émile qui est le vainqueur de Persée à la bataille de Pydma (168). Il capture Persée et c'est la fin de cette dynastie et du Royaume de Macédoine en 168.

Les Romains ne transforme pas la Macédoine en province, cela se fera en 146 après une rébellion.

 

B- le Royaume des Séleucide

 

Ce Royaume est le plus vaste. Le fondateur est Seleucos fils d' Antichos. Il part de l'Europe est intègre les conquêtes jusqu'à l'Indus. Le cœur de ce Royaume est la Syrie. Ce Royaume est très étendu est qui est dur à gérer. Il y a des sécession entre partie Orientale et Occidentale : le Royaume de Pergame. La dynastie Séleucide va être la plus longue puisqu'elle dure jusqu'en 64. Antiochos III arrive au pouvoir en 225 et veut restaurer un grand Royaume et il a perdu des flottes de nombreuses fois. Il fait une expédition en Orient pour réinstaller symboliquement son pouvoir et reviens pour réimposer sont pouvoir en Asie Mineur notamment dans le Royame de Pergame. En 196, il contrôle les détroits, il a une volonté de s’étendre vers l'Occident. Il tente de s'opposer aux Romains et de convaincre les Grecs de sa rallier à lui. Les Romains battent Antiochos III, d'abord en territoire Grecques (Thermopyles) et en Asie à Magnésie. Le roi signe un traité avec les Romains (doc 70). Il renonce à jouer un rôle en Occident et à Pergame. Ce sont les Scipion qui gagnent les batailles contre Antiochios III : Scipion l'Asiatique, frère de Scipion l'Africain.

 

C- Le Royaume de Pergame

 

On est au bout du Royaume Séleucides Occidentale. Le personnage Attalos, Eumène... C'est en 240, que Pergame va faire sécession en se proclamant Roi. Il y a des Celtes en Turquie autour de la Galatie. Des Celtes pillent des cités Grecques et une partie sont allés en Asie. C'est en battant les Galates que Attal se proclame Roi. En 240 cela deviens un Royaume. Antiochos III veut restaurer son pouvoir. Pergame deviens alors allié de Rome durant près d'un siècle. En 133, quand le dernier roi de Pergame va mourir sans héritier, il lègue son Royaume aux Romains et qui deviendra le territoire d'Asie.

 

D- Les ligues

 

  • Ligue Epirote : viens d'Epire. L'Hegemon désigne celui qui prétend de diriger. En 170, au début de la troisième guerre de Macédoine, Rome demande de l'aide aux ligues, Cette ligue va alors se fracturée en deux, une partie se rangera du coter macédoniens, l'autre du coter romain. En 168, ceux qui se sont rangés du coter macédonien finissent mal.

  • Ligue Etolienne : constitué également pour lutter contre la Macédoine. Ils sont de bons alliées des Romains durant la première guerre de Macédoine. Mais ils vont être déçu par les romains suite à la seconde guerre de Macédoine. Il se rangent alors aux coter d'Antiochos III lors de la troisième guerre de Macédoine. Après 168, la ligue Etolienne est démembré

  • Ligue Achéenne : cette ligue est une confédération vaste et dans lequel on retrouve des cités prestigieuses : Athènes, Sparte, Corinthe... Structure puissante mais aussi impose une volonté. Elle a été alliées des Romains et au moment de la troisième Guerre de Macédoine en 172. Rome demande de l'aide, mais les Achaïens ne sont pas vraiment dans leurs côtés.L'attitude ambiguë des Achéens au cours de la Troisième Guerre macédonienne (172 à 168) provoque une tension dans les relations avec les Romains ; en 167 la ligue doit livrer mille otages, dont l'homme d'État Polybe ; ils sont déportés à Rome. Les Romains exerce une épuration dans cette ligue. Ligue Achaïenne termine mal dans les années 150 et se révolte contre Rome en 146. Un général Romain, L. Mummius va être charger d'une répression terrible et détruit la cité de Corinthe par ordre du Sénat.

 

II- Analyse des événements et les principes de guerre mené par Rome

 

A- Notion juridique de Rome avec les autres puissances

 

Rome ne reconnaît qu'un droit international, c'est le sien. Par exemple, durant la Seconde Guerre de Macédoine, Rome intervient au nom de la liberté des grecs. Philippe demande une commission d'arbitrage à la fin du conflit, Rome refuse elle a gagné, elle impose ses conditions.

Il y a une pratique Romaine, deditio in fiden, « s'en remettre à la bonne foi ». Le fait pour une peuple de de s'en remettre a la bonne foi par l'un des généraux. Cela a lieu lorsqu'un peuple est défait par Rome. Ce signifie qu'ils font une deditio a Rome. Il perdent alors toute existance juridique. IlS ne s'appartiennent plus. La plupart du temps, le général Romain fait preuve de clémence : redonne leur liberté, leur citoyenneté, leurs terres... dans ces circonstances traité de foedus et deviennent socii. Les peuple deviennent alors alliés de Rome. Au IIIe siècle Rome fait preuve de modération et de clémence. Mais il y a un tournant, au IIe siècle, Rome fait de moins en moins preuve de clémence : Les Etoliens en 191, c'était des alliés de Rome, mais ces derniers étaient mécontent du reèglemen du conflit macédoniens, ils ont alors changé d'alliance et ont été battu par les romains. Il font une dédition a Rome espérant pouvoir fléchir la décision du général. Le général Romain refuse et dicte les conditions du traité. Un peuple de Ligures (Nord de l'Italie) ainsi qu'une tribut Stalletates, en 173 se fond attaquer par un consul M. Popilius Laenas et se font battre. Il se remettre à la bonne foi du consul qui les réduit en esclavage et vend leurs biens. La destruction de Carthage en 149, les armées Romaines débarque en Afrique, les Carthaginois vont faire dédition à Rome et accepter les exigences des Romains. Mais ils refuseront l'ultime de mande des romains : la destruction de la ville. Les Romains assiège alors la ville et la détruise en 146.

La maiestas (majesté) du peuple Romain, désigne la supériorité du peuple Romain. A l'origine c'est une notion religieuse qu'on applique aux Dieux (Jupiter) et va être appliquer aux magistrats dans un second temps. Au début du IIe siècle, on évoque la majesté du peuple Romain. Les romains sont supérieurs car ils ont des vertus que d'autre n'ont pas. La première attestions de cette majesté lors du traité imposé les Etoliens : engagement a respecter la domination de Rome et respecter la supériorité du peuple de romain

 

B- L’impérialisme

 

Il y a t-il une volonté de Rome d'organiser une conquête et la constitution d'un Empire ? Certains historiens ont défendu l'idée d'un impérialisme défensif (attaquer pour ne pas être attaqué). D'autres historiens développent l'idée d'une envie de Rome de dominer. On s’aperçoit que les consuls tous les ans cherchent une occasion de faire la guerre pour montrer leur valeur (égaler les exploit de leurs ancêtres). T. Manlius Vulso en 189, remplace les Scipions en Asie. Il attaque un peuple très prestigieux, les Galates pour le prestige et parvient à triompher. M. Popilius Laneas se voit refuser un triomphe suite a une attaque non justifiée contre les Liguriens. On doit noter que l'attitude de Rome vis à vis des autres puissances évolue, avec deux tournants :

  • En 168, Rome est de plus en plus agressive : troisième guerre de Macédoine et la fin de ce Royaume de Macédoine et défaite de Persée. Quelques semaine plus tard C. Popilius Laenas, est envoyé comme porteur du Sénat auprès d'Antiochos IV, qui commence a envahir l'Egypte ce qui déplait fortement a Rome. Popilius demande à Antiochos IV de se retirer. De plus Popiliuis lui ordonne une réponse directe sous peine de guerre avec Rome. Antiochos IV se soumet. Désormais, les Séleucides devront demander l'accord de Rome. En 168 aussi, Rome fait preuve de violence importante. Les territoires des Epirotes (alliés des de Persée) sont totalement ravagés et épuration dans différent endroit de la Grèce.

  • Deuxième charnière, en 146 où il y a la destruction de Carthage et de Corinthe.

 

C- L'organisation des conquêtes : Provinces

 

De nouvelles provinces vont être organisées : Rome a déjà certaines provinces, mais elle ne se monte pas pressée de transformer en province les nouveaux territoires.

  • La Macédoine envahit en 168, est divisée 4 district, avec un Sénat, le droit de frapper leur monnaie, et d'avoir une armée. Cependant ils paient un tribu à Rome. Androniscos, fils de Persée, tente une révolte contre les Romains et est battu. Après cette révolte la Macédoine deviens un province. On rattache une partie de l'Achaïe à la Macédoine.

  • En 133 lorsque Rome hérite du Royaume de Pergame. Mais il y a une révolte de Aristonicos qui réclame le Royaume et après avoir battu ce personnage, Rome transforme le Royaume de Pergame en province d'Asie.

 

Entre 201 et 146, Rome n'est plus la même cité, elle est devenue la première puissance de Méditerranée et arbitre beaucoup de question qui se posent dans les monarchies helléniques. L'affirmation de la supériorité de Rome et 168 marque une année charnière, un tournant majeur : Rome est destiné à une domination universelle. La conquête du monde Hellénistique sera achevé en 31 avec l’Égypte.

 

 

 

 

 

Chapitre 8 :

Les transformations de la cité romaine et de l'Italie au IIe siècle av. J-C.

 

 

Ces conquêtes ont de nombreuses conséquences, elles bouleversent l'économie, la politique et la vie sociale de Rome. Ces transformations sont des causes de la fin de la République romaine.

 

I- L’afflux de Richesses et l'impérialisme économique

 

A- Revenus de Rome : l’aerarium

 

Le temple de Saturne abrite le trésor public. Il est alimenté par :

  1. Indemnités : les vaincus doivent payer à Rome une certaine somme d’argent pendant un certain nombre d’année. C’est le cas pour Carthage, Philippe V, Antiochos III, les étoliens, les galates… Par exemple, Antiochos III doit verser l’indemnité de 400 tonnes d’argent en environs 10 ans à Rome, ce qui est considérable.

  2. Le produit des provinces : Somme d’argent versé par les provinces chaque année. De plus, une certaine somme arrive de l’exploitation des mines d’or et d’argent des provinces. Deux mines importantes : Macédoine (Or et argent) et Espagne (Or).

  3. Butin de guerre ramené par les généraux victorieux. Les généraux décident de quelle manière sera partagé le butin. Une partie va au trésor public l'autre aux soldats ou au général lui même. Les butins de guerre apportent des sommes importantes. Entre -200 et -130, il y eu environs 60 triomphes à Rome.

L’année 168-167 marque un tournant : 120 tonnes d’argent arrivent à Rome, ramené par Paul Emile. Ce dernier décide de donner tous l'argent au trésor. Son triomphe dure trois jours. Les caisses de Rome sont alors si pleines que le tributum (impôt sur la fortune) est supprimé.

 

B- Richesse et luxe chez les romains

 

Il y a également des changements importants dans ce domaine au IIe siècle . La société se monétarise, le salariat se développe ainsi que l’artisanat. Exemple : premiers boulangers à Rome en dans les années -170.

Le luxe concerne les élites et se développe à Rome à partir de la fin du IIe siècle a l'issu des campgnes d'Asie. Ce luxe est surtout visible à travers les objets servants aux banquets : lits, coupes, vaisselles… Les femmes de l’aristocratie, devenu très riches par héritage pendant la deuxième guerre punique à cause du nombre élevé de morts, se voient obligée de limiter le luxe de leur toilette par la Lex Oppia . Après la guerre, celle-ci font pression pour faire supprimer la loi, s’opposant ainsi au consul de 195 : Caton l'Ancien. Elles réussissent finalement. Caton se fait défenseur de l'aristocratie, il vise à ce que les aristocrates exhibent moins leurs richesse pour éviter de créer un malaise au près du peuple. Caton met alors en place une série de lois visant à ce que les aristocrates fassent moins étalage de leur fortune. En 184, il décide même de multiplier par dix la valeur des objets de luxe. Le travail de Caton ne mènera à rien et en 167, l'impôt sera supprimé et le luxe se développera encore dans cette aristocratie Romaine.

 

C- Les hommes d’affaire italiens

 

Sur le plan économique, Rome fait émerger le port de Délos en -166. Délos devient une plaque tournante du commerce entre Orient et Occident, et notamment du commerce d’esclave. Cela entraine une grande présence d’hommes d’affaire qualifiés italiens et romains à Délos. On assiste à un enrichissement de la bourgeoisie municipale, signe manifeste de cet enrichissement : ils pratiquent l’évergétisme. Cela consiste, pour les notables, à faire profiter la collectivité de leur commune d’origine de leurs richesses, par la construction de bâtiments par exemple (théâtre, thermes…). A Rome, il y a une tentative de limiter l'enrichissement des sénateurs : 219, lex Claudia : limite le nombres et la taille des navires de commerce qu'un sénateur peut posséder. Les equites (chevaliers) sont ceux qui mènent le plus d’activités commerciales. Il y a développement des sociétés de publicains au IIe siècle. En Asie par exemple, les impôts son payés en argent et en blé. Ce n'est pas les individus directement qui paie mais les collectivités. Les publicains essaient de faire taxer le plus possible, parfois les villes n'ont pas les moyens de payer et son obligées d'emprunter aux publicains. En 88, Mithridate va soulever l'Asie contre les Romains, ces dernier vont être massacrés (doc 76 p55).

 

Les historiens remarquent que beaucoup de décisions politiques romaines ont une finalité économique. Exemple : la destruction de Corinthe, en 146, idéalement située pour le commerce.

Il y a ainsi la mise en place d’un impérialisme économique.

 

II- L’agriculture italienne

 

Des changements importants se font, allant vers la mise en place d’une agriculture que l’on pourrait qualifier de « capitaliste ».

  1. Disparition progressive de la petite propriété libre en 2-3 générations

  2. Développement des grands domaines (concentration des terres) et volonté de profits

Cela peut s’expliquer par l’absentéisme croissant des soldats et donc des citoyens paysans et par l’afflux de blé à bas coût des nouvelles provinces. En effet, le blé perd considérablement de sa valeur. Caton classe par ordre de rentabilité : olives, vin, élevage.

Vivre de sa propre production (autosubsistance) devient impossible du fait de la monétarisation de la société. Le salariat s'est développer, mais pas dans le secteur agricole, vu que l'esclavage agricole y est très présent. Les taux d’intérêt élevés empêchent de convertir les exploitations vers des activités plus rentables ce qui entraine un abandon des terres. L’exode rural est relativement fort. L'Italie a un taux d'urbanisation élevé pour l'époque (20%).

Une concentration des propriétés chez l'aristocratie Romaine et Italienne. Toute personne qui s’enrichie achète de la terre (dignitas : revenu foncier source de dignité), de fait la révolution industrielle est impossible car les investissements se font dans la terre et non dans les nouvelles techniques (doc 78 p56).

L’agriculture est liée au développement de l’esclavage, très important en Italie du fait des nombreuses conquêtes qui alimentent le marché. Exemple : en -167, 150 000 épirotes sont vendus comme esclaves. La piraterie contribue également à alimenter le marché des esclaves. Le port de Délos est une plaque tournante de ce marché. Au Ier siècle, il y a environs 7 millions d’habitants en Italie dont 2 à 3 millions d’esclaves. Mais le phénomène est probablement encore plus important car le nombre des affranchis est difficile à estimer. Hors, les affranchis ne sont pas vu comme des citoyens habituels : pouvoir dire que son père avait un prénom était signe d’honneur. Il y eu plusieurs conflits liés aux esclaves :

  1. 139-133 : révolte en Sicile qui gagne l’Italie du sud (stopée par un consul)

  2. 104-101 : révolte en Sicile et en Campanie

  3. 73-71 : révolte de Spartacus (Capoue). Verrès est maintenu en Sicile pour éviter que la révolte servile de ne propage à cette région. Environs 100 000 hommes suivent Spartacus. Ils remportent plusieurs victoires mais Pompée et Crassus finissent par gagner.

Ces révoltes correspondent aux périodes de difficultés pour Rome. Elles sont source de peur pour les romains. Les esclaves se révoltent contre l’inhumanité et la cupidité de certains maîtres. Il n’y a pas de condamnation morale de l’esclavage.

 

III- Evolutions politiques

 

A- Dégradation de l’alliance romaine

 

(p23)

  1. Bacchanales : -186. C’est une fête en l’honneur de Bacchus qui débouche sur une véritable débauche sexuelle. La répression est très dure vis-à-vis de ces pratiques car un jeune membre de l’ordre équestre est mis en cause, ce qui touche donc la noblesse. Il y a une véritable peur de complots contre Rome qui conduit a une répression dans toute l’Italie : les romains affirment leur supériorité et n’hésitent pas à s’opposer aux bons droits des alliés.

  2. Exigences nouvelles des magistrats qui choquent beaucoup les alliés.

  3. Jusque vers -180, romains, alliés et latins avaient les mêmes parts du butin lors des conquêtes. Mais les choses évoluent et ce n’est plus le cas par la suite. Il y a donc une institutionnalisation de l’inégalité qui provoque un sentiment d’injustice chez les alliés. Ces derniers réclament alors la citoyenneté romaine mais ne l’obtiendront finalement qu’à la fin de la guerre sociale.

 

B- Recrutement des armées

 

L'Idéal est que les armées soient composées de citoyens romain propriétaires foncier. Pour être apte a combattre il faut avoir une terre a défendre. Ce qui n'ont pas de terre de combattent pas. Mais il y a une baisse sensible des propriétaires fonciers à Rome, qui conduit donc à une baisse du recrutement des armées. Le seuil du cens est alors abaissé pour permettre le recrutement d’un nombre plus important de soldats. On parle de « prolétarisation de l’armée » pour qualifier ce phénomène.

Ces nouveaux soldats attendent beaucoup de la guerre, ils attendent des récompenses et ils sont plus attachés a leur général qu'à la République, à la différence des armées citoyennes.

En -107 à lieu le recrutement de Marius pour combattre Jugurtha. Il obtient du sénat de faire une deuxième volée pour recruter des volontaires. C’est la première armée de volontaires, mais de manière générale, la proscription reste la règle. On reste donc globalement sur des armées de citoyens mais certains romains plus pauvres se portent volontaires. Il y a donc une certaine professionnalisation de l’armée (carrières).

 

C- Contestation de l’aristocratie

 

  • Apparition d’hommes providentiels : Scipion, Marius, Pompée, César…, menace pour l’aristocratie.

  • Vote des lois tabellaires entre 139 et 107, qui instaurent le vote secret dans une volonté de limiter l’influence de l’aristocratie. Auparavant les relations de clientèle empêchaient le choix lors du vote du fait d’une surveillance importante (p30). La loi de 107 est attribuée à Marius : c’est une mesure de rétrécissement des passerelles de vote (pontes) de manière à ne laisser passer qu’une personne à la fois. Ainsi les nobles ne peuvent plus venir contrôler au dernier moment le vote.

  • En 149 sont créés des tribunaux permanents (quaestiones) pour juger les magistrats et les pro-magistrats. Il y a une volonté d’assainissement de la vie politique. Elle est moralisée mais elle se retrouve en même temps discréditée du fait des nombreuses affaires. Exemple : détournement de biens publics, corruption électorale…

Un débat à lieu sur la composition des tribunaux : qui nommer juge ? Les sénateurs étant trop proche des magistrats pour pouvoir les juger convenablement. La composition des tribunaux est un enjeu important des guerres civiles.

 

D- Une évolution des équilibres institutionnels

 

 

 

Cela est visible sur le forum : la curie est un lieu particulièrement destiné au sénat, le comitium est destiné à réunir le peuple lors des comices, les rostres est le lieu où parle l’orateur donc le magistrat. C’est l’équilibre institutionnel traditionnel : le magistrat parle au peuple ; le sénat en face exerce un contrôle sur ce qui se passe. L’aristocratie contrôle, fourni les magistrats et réuni le peuple. Généralement le consensus se fait autour des propositions de loi.

Vers 140-130, un tribun assemble le peuple sur le forum : il y a donc, symboliquement et pratiquement, moins de contrôle du sénat (moins de contrôle de l’aristocratie).

 

(Voir aussi, p.18 & 30 + TD sur le Forum)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 9 :

Les guerres civiles (133-31)

 

Cette période est un moment de guerres civiles importantes qui se termine en 31 avec la bataille d’Axium qui correspond à la fin du monde hellénistique avec la mort de Cléopâtre. En 27, Auguste devient Octave et fonde ainsi un nouveau régime : l’empire/le principat.

Principat : viens de princeps qui signifie « le premier » (parmi d’autres)

Empire : viens d’imperator. Ce terme existe déjà sous la République et correspond alors à une acclamation impériale du général par les troupes. Scipion l’Africain est le premier à être acclamé imperator. La traduction en « empereur » n’a pas de sens à Rome à l’époque.

 

Ces guerres sont liées aux meurtres des frères Gracques en 133 (Tiberius) et 121 (Caius). Le premier est tribun lorsqu’il est tué, malgré le fait que cette magistrature soit sacro-sainte. Appien rapporte le déclanchement des guerres civiles.

Cette période de mille ans connait des périodes de répit. Parallèlement s’achève la conquête de l’empire romain avec l’acquisition de la Gaule, de Pergame…

Il existe un questionnement sur les causes de ces guerres : la perte de l’ennemi héréditaire de constituait Carthage est pour certains une raison de mollesse et d’accentuation des dissensions internes à Rome (perte de l’ennemi fédérateur).

Les guerres civiles sont comparées à un incendie : difficulté pour enrayer son développement et renaissance de ses cendres.

 

Selon la tradition la ville a été fondée sur le Palatin par Romulus. Il aurait ensuite ouvert un « asile » pour recruter des habitants. Mais, manquant de femmes, Rome met en place un piège : des jeux sont organisés en l’honneur de Neptune. Les peuples voisins sont invités à y assister. Lors des jeux, les jeunes femmes sont alors faites prisonnières (Enlèvement des Sabines). Elles sont traitées avec douceur et mettent rapidement des enfants au monde. Quelques années plus tard, Titus Tatius, le roi des Sabins parvient à s’emparer de la colline de l’Arx sur le Capitole. Une lutte à lieu entre les sabins et les romains entre les deux collines du Capitole et du Palatin mais les sabines interviennent pour séparer leurs maris de leurs pères et frères. Cette séparation a lieu au milieu de la voie sacrée. Après la réconciliation, les Sabins acceptent de former une seule nation avec les Romains (ce nouveau peuple prend le nom de Quirites). Deux rois se partagent donc le pouvoir jusqu’à la mort de Romulus quelques années plus tard. Romains et sabins créés alors des lieux pour discuter de leurs dissensions : c’est la naissance des institutions à Rome (nouvelles armes : les mots et la parole. D’où l’importance de la rhétorique à Rome). Tiberius Gracchus est le premier à être tué : il y a à partir de ce moment remise en cause des institutions de la cité donc de la cité même (fin de l’Etat).

 

 

I- Les Gracches et la réaction nobiliaire

 

Opposition entre optimates et populares est forte à l’époque. Les populares sont pour une évolution des institutions dans le sens d’un plus grand pouvoir au peuple. C’est une opposition interne à l’aristocratie.

 

A- Tiberius Gracchus

 

Il est membre de la haute aristocratie. C'est un descendant de Scipion l'Africain. Son père est consul a deux reprises. Scipion Nasica est le propre cousin de Tiberius Gracchus. C’est pourtant lui qui le met à mort.

 

1- Réformes agraires

 

En se rendant a Numance, Tiberius traverse l'Etrurie et voit un monde sans laboureur (que des esclaves). En effet l’ager publicus (terres publiques) est progressivement accaparé par les grands propriétaires romains. Au départ ces derniers les louait à l’état romain, puis ils ont finis par s'en revendiquer propriétaire. Des lois sont faites pour empêcher cet état de fait mais elles ne sont pas appliquées. Tiberius Gracchus est élu tribun pour l’année 133 (il entre en charge le 10.12.34) et fait voter la loi Sempronia qui limite à 500 jugères (125 hectares) la possession de terres publiques. Les terres récupérées sont redistribuées aux petits paysans. Pour rendre cette loi efficace, il fait élire un triumvirat, c'est-à-dire trois magistrats chargés de faire exécuter la loi.

 

2- Coup de force de Tiberius

 

  • Le vote de la loi pose un problème : un des tribuns, M. Octavius, oppose son véto à la loi. Tiberius Gracchus fait donc voter une autre loi qui va deposée ce tribun. C'est perçu comme un acte révolutionnaire. Il y a ainsi une remise en cause des institutions romaines traditionnelles.

  • Une fois la loi votée, Tiberius Gracchus, son frère Caius et son beau-père Apius Claudius Pulcher sont portés au triumvirat. Cela provoque des réactions.

  • En juillet 33, Tiberius Gracchus cherche malgré l’impossibilité à se faire réélire au triumvirat pour finir l’application de la loi. Pour les sénateurs traditionnels, Tiberius Gracchus aspire au regnum. Scipion Nasica est alors le sénateur le plus éminent du groupe et il entraine ses collègues et decide la mise a mort Tiberius Gracchus et le massacre d'environs 300 de ses partisans. La tentative de réélection de Tiberius est donc réprimée dans le sang. On ne sait pas si la loi a réellement été appliquée par la suite. Dans les années qui vont suivre la situation est calme, il faut attendre une dizaine d'années pour voir Caïus reprendre le flambeau.

 

B- Caïus Gracchus

 

Il reprend la loi agraire et tente d’aller plus loin.

 

1- Personnalité / projets

 

Les deux frères ont reçus une excellente éducation par des philosophes grecs et sont ainsi poussés à rechercher la justice et le bien dans la cité. Ils tentent donc d’appliquer à Rome leurs enseignements. De plus, Caïus Gracchus a reçu une très bonne formation oratoire.

Il est élu tribun pour l’année 123. Peut avant, en 125, il avait chargé un allié de faire voter une loi pour rendre la réélection au tribunat possible. Il devient alors a nouveau tribun en 122. Il veut faire appliquer la loi agraire mais également la pousser plus loin, tout en essayant pourtant de ménager ses ennemis potentiels (sénateurs). Il exclu de la loi des partie de territoire ou sont implanté ces ennmies.

Il créer les colonies (en Italie mais aussi à Carthage) et fait une loi frumentaire qui le rend très populaire.

Il veut donner la citoyenneté romaine aux Latins, et donner le droit latin aux alliés, mais cette reforme n’aboutis pas.

Sa loi sur la composition des tribunaux est la plus importante : Depuis 149, existent les premier tribunaux permanent a Rome. Les sénateurs étaient les juges de ces tribunaux mais n’étaient pas neutres. Caius Gracchus introduit les equites dans les tribunaux pour juger les sénateurs (les sénateurs ne sont plus jugés par leurs collègues). De fait, le sénat perd une partie de son pouvoir. Cette loi règle la question de la composition des jurys qui durait depuis cinquante ans. Cela scinde l'aristocratie romaine en deux : les familles sénatorial, sous le contrôle des chevaliers. Caïus : « Je viens d'enterrer le Sénat ». Le sénat n'est plus complètement au centre de la vie politique.

 

2- La fin de Caius Gracchus

 

En 122, Caius Gracchus veut se fait réélire tribun mais des manœuvres politiques du sénat (ils le ringardisent face a d'autre trinbuns qui font plus de propositions populaires) et des manœuvres religieuses (sa volonté de faire une colonie à Carthage est mal vu car cette terre est sacer-sacrée et soustraite à la culture des hommes) l’en empêche. Cette loi de la colonie de Carthage sera abbrogée au Capitole.

Cette attaque est a l'origine du consul L. Opimius. Ce réunit le peuple. Les les gracques veulent lutter contre ces loi, dans la foule un des licteurs du consul est tué sur le Capitole. L. Opimius réuni le sénat qui vote alors un sénatus consulte ultime (suspension de l’impossibilité de tuer des citoyens) pour défendre la république. Il y a donc une volonté de s’opposer aux partisans de Caius Gracchus. Ce dernier est tué avec ses partisans. Sa tête est échangée contre récompense. La repression a été sanglante. Rome demeure calme pendant quelques années. Mais on assiste à un éclatement dans l’aristocratie entre sénateurs et equites. Les optimates l’emportent temporairement. « La discorde élève un temple à la concorde ».

 

C- La réaction nobiliaire : Caecilius Metellus

 

1- La menace gauloise

 

La voie Domitia est construite en 120 entre l’Italie du nord et l’Espagne pour sécuriser ce passage contre les celtes. Les Cimbres et les Teutons sont deux peuples considérés comme celtes par les romains mais qui viennent en réalité du Danemark actuel. Ils errent plusieurs années en Europe. Vers 115, ils quittent le Danemark et vont en Illyrie (sud de l’Europe). En 113, les consuls, envoyés contre eux, sont battus. Une véritable terreur s’installe alors à Rome (Terror Gallicus), au point que, chose exceptionnelle, des sacrifices humains ont lieux à Rome vers 114-113 (enterrement vivant de deux couples : un couple romain et un couple grec). Vers 107-106, les deux peuples s’associent pour aller chercher des terres en Italie.

 

2- Le problème de Jugurtha en Numidie

 

Jugurtha est le petit fils de Massinissa. Son père, Micipsa, meurt en 118, posant le problème de la succession (2 enfants + son neveu adopté). Jugurtha élimine alors les autres héritiers et entre en conflit avec Rome. Entre 113 ses troupes prennent une ville d’Afrique et tuent des citoyens romains. Mais la paix va être négociée. En 110, il est à Rome pour s’expliquer. Son cousin est désigné par Rome pour reprendre la direction de la Numidie mais il est aussitôt tué par Jugurtha qui se réinstalle au pouvoir. A Rome, on accuse les optimates de laisser Jugurtha impuni et de ne pas mener a bien ces guerres.

 

3- Les Metelli

 

Cette famille est dominante à Rome. En 115, les deux consuls sont membres de cette famille. Deux Metelli sont censeur. Le président du sénat est lui-même marié à une Metelli. Le grand pontife est également un Metelli. Jusqu'en 70 cette famille aura donc un grand rôle politique à Rome (Ex : Sylla épouse une femme de cette famille). En position de domination, les oppositions à cette famille sont importantes (Ex : en 110, un Metellus est envoyé combattre Jukurta). Les populares veulent ainsi renouveler les figures du pouvoir pour plus de sécurité (les Metelli sont vu comme corrompus).

 

II- Rome entre Marius et Sylla (107-78)

 

Ces trente ans sont marqués par les nombreuses menaces pour Rome. C’est une période d’inflation de la violence où des armées entières s’affrontent dans la guerre civile. Les menaces sont externes comme internes.

 

A- Marius, un homme providentiel

 

1- L’ascension

 

Marius est un homme nouveau. Il vient du même municipe que Cicéron, Arpinium. Il est de rang équestre (sa fortune correspond au cens équestre) et est protégé des Metelli car il est leur client. Il est présent à Numance et est remarqué en tant que tribun militaire. Il prend plutôt le parti des populares. En 119, alors qu’il est tribun, il fait voter une loi réduisant la taille de passerelles de vote. En 115, il est élu prêteur (mais il est le sixième et dernier élu, ce qui correspond donc à celui où l’accord c’est le moins fait). Accusé de corruption, une opposition de fait contre lui, mais les populares le soutiennent. Les optimates lui font des procès, mais il est acquitté grâce aux equites. Marius part alors en Numidie avec Numidicus Metelli en campagne militaire où il se montre très proche du peuple. Il quitte la Numidie pour devenir consul en 107. Marius est alors chargé de mener la fin de la guerre de Numidie. Il triomphe contre Jugurtha en 105. Il triomphe. En réalité celui qui s’est emparé de Jugurtha est Sylla, alors questeur de Marius. Cette idée est développée par les optimates mais Marius garde une aura importante.

 

2- L’apogée de Marius (104-100)

 

A la fin du IIe siècle, Marius est élu consul sans interruption pendant cinq années consécutives. Il remporte deux grandes victoires : en 102 contre les Teutons près d'Aix en Provence, et en 101 contre les Cimbres à Verceil. Ces batailles, très meurtrières, sont ressenties comme des libérations par les romains. Exemple : libations en l’honneur des Dieux et de Marius. Il est salué comme le nouveau Romulus. Il se révèle cependant moins bon politique que militaire.

En 101-100, Marius est consul pour la dernière fois. Des populares font alors voter des lois contre les optimates. Glaucia et Saturninus, des populares, s’associent à Marius mais ont beaucoup d’ambition politique. Marius fait le choix de faire la répression dans le sang en votant un sénatus-consulte ultime. Marius s’exile ensuite pour sauver sa vie.

 

B- Guerre des Alliés

 

1- Causes

 

Les alliés ne sont plus traités à égalité avec les romains (inégalité des frères d’arme). Ils réclament donc la citoyenneté romaine. Cette revendication est déjà ancienne.

A la veille de la guerre, il y a un durcissement des romains pour l’obtention de la citoyenneté. La mort de M. Livius Drusus, tribun en 91, déclenche la guerre. Celui-ci est issu de la haute aristocratie et est animé d’une volonté de réconciliation des optimates et des populares. Il a un véritable projet de réformes mais il est assassiné pendant son tribunat, avant d’avoir pu les mettre en place. Hors, les alliés de Rome avaient mis tous leurs espoirs en lui pour qu’il fasse voter la loi accordant la citoyenneté aux romains.

 

2- Le conflit

 

Marius est choisi pour protéger Rome. Le jeune Sylla est envoyé en Campanie où il remporte deux victoires après 89. L’essentiel des révoltés se trouve au sud de Rome avec les Samnites et les Marses. Que ce soit chez les romains ou chez les alliés, le conflit se radicalise et chacun veut détruire son adversaire. Après que Rome ai écrasé ses alliés, elle leur accorde la citoyenneté.

 

3- Conséquences

 

Tous les habitants libres d’Italie (sauf la plaine du Pô obtiennent la citoyenneté Romaine. De 300 000, le nombre de citoyennes double en passant à 900 000. Se pose alors la question de leur répartition dans les tribus : faut-il les répartir égalitairement dans les 35 tribus ou faut-il les répartir dans les tribus urbaines qui ont moins de poids lors des votes ? Cette question est l’objet de combats politiques entre optimates et populares. Il faut attendre 70 pour que cette question soit réglée. Un processus de municipalisation se met en place, homogénéisant l’Italie.

 

C- De l’expédition de Marius à la dictature de Sylla (88-78)

 

1- Marius et Sylla

 

Il existe de nombreuses différences entre les deux hommes : d’abord un décalage de génération, mais aussi un décalage d’origine sociale. En effet, Marius est un homme nouveau alors que Sylla vient d’une famille aristocratique prestigieuse mais en perte de vitesse (pas de réitération des exploits). Sylla reçoit la meilleure éducation possible alors que Marius refuse même d’apprendre le grec.

Les deux hommes sont également rivaux : Sylla est élu consul pour l’année 88. Marius se place alors comme son rival sur le plan politique. En 88, Mithridate ordonne la mise à mort des romains d’Asie, ce qui à pour conséquence de déclencher une guerre avec Rome. Sylla part alors en Campanie recruter des hommes pour compléter son armée.

 

2- La reprise des guerres civiles

 

Une fois Sylla partit de Rome, le tribun Sulpicius fait voter une loi pour retirer le commandement de la guerre à Sylla pour le confier à Marius. Sylla, mécontent, revient à Rome et réalise la première prise militaire de la ville (pas dans le sang car Sylla possède toute l’armée. Il n’y a donc pas d’opposants). Ses ennemis doivent fuir la ville. Sylla fait alors voter un sénatus-consulte ultime et déclare Marius et ses amis ennemis publics. Lorsque Sylla quitte Rome pour aller combattre Mithridate, Cinna reprend la direction de la ville avec l’aide de Marius. A nouveau, un sénatus-consulte est voté mais cette fois contre Sylla. Marius, qui n’a qu’un rêve, combattre Mithridate, meurt alors qu’il s’apprête à le réaliser. Cinna meurt à son tour en 84, après avoir enchainé les consulats.

 

3- Sylla revient à Rome

 

Sylla signe en 85 la paix de Dardanos avec Mithridate. Ce traité n'est pas très défavorable à Mithridate puisque qu’il conserve son royaume dans sa situation d'avant la guerre, et garde l'immense butin raflé par ses pillages au début de la guerre. Malade, Sylla ne rentre en Italie qu’en 83, alors que le sénatus-consulte ultime est toujours en vigueur contre lui. Pompée et un vieux Metellus se rallient à lui mais les deux armées consulaires sont envoyés contre eux. Des combats ont lieu autour de Rome entre 83 et 82. Sylla réussi sa deuxième prise de Rome, mais cette fois dans le sang. Il pourchasse alors les alliés de Cinna et Marius. Sertorius, un marianiste, se réfugie en Espagne où il créé une sorte de « Rome alternative » (sénat, école fournissant une éducation romaine, usage du latin…).

 

4- La dictature de Sylla

 

Arrivé au pouvoir, Sylla met en place les « proscriptions » (wiki : condamnation arbitraire annoncée par voie d'affiches - listes -, et qui donnait autorisation à quiconque de tuer les personnes dont les noms étaient affichés. L'assassin recevait une récompense, en général une partie du patrimoine du proscrit). Sur les listes de proscription sont inscrits les noms de nombreux aristocrates romains déclarés ennemis de Rome et donc à tuer. Leurs biens sont spoliés ce qui a des conséquences pendants plusieurs années.

Sylla transforme la dictature : elle n’est plus limitée dans le temps (tyrannie). Il entend restaurer la république romaine et souhaite redonner son autorité au sénat. Il fait ainsi passer le nombre de sénateurs de 300 à 600. Du fait des proscriptions le nombre de sénateurs est déjà inférieur à 300, les membres ajoutés par Sylla (plus de 300 donc pour compléter) lui sont tous fidèles. Sylla limite également le pouvoir des tribuns en supprimant l’essentiel de leurs prérogatives, limitant ainsi la protection des citoyens. L’ordre équestre perd de son honorabilité car les equites n’ont plus le droit de siéger dans les tribunaux. Sylla donne des terres à des militaires vétérans (les vétérans sont les militaires les plus anciens donc les mieux formés. Au combat un vétéran vaut dix jeunes recrus), s’assurant ainsi de leur fidélité. Sylla se dit protégé par Vénus et prend donc le surnom de Felix (fortuné, chéri des dieux). Il inaugure ainsi la protection divine.

En 79, Sylla abandonne le pouvoir sans explications et sans raisons. Il meurt peu après, en 78.

 

III- De la gloire de Pompée à la mort de Sylla

 

A la mort de Sylla, le sénat fait tout pour éviter la remise en cause du système créé par Sylla mais il y a des oppositions.

 

A- Gnaeus Pompeius Magnus (Pompée)

 

1- Ascension

 

A 22 ans, de lui-même, Pompée prend l’initiative de lever des troupes, de se proclamer général et d’apporter son aide à Sylla. Il remporte de nombreuses victoires et est proclamé imperator par ses troupes. Il reçoit de Sylla le cognomen Magnus, qui signifie le « grand », en l’honneur d’Alexandre le Grand. A 25 ans, sans jamais avoir été magistrat, Pompée réussi à obtenir le triomphe, malgré des oppositions. A la mort de Sylla, le sénat lui confie une série de missions. Il part en 77 en Espagne et y reste 7 ans pour combattre Sertorius, accompagné de Metellus Pius.

 

2- Retour à Rome

 

Sur le chemin du retour, Pompée rencontre les derniers alliés de Spartacus et les écrase dans un combat. Arrivé à Rome, Pompée obtient pour cela le triomphe. En réalité, Crassus Dives est celui qui a réellement vaincu la révolte de Spartacus. Il n’obtient pourtant que l’ovation. Ce dernier s’est beaucoup enrichie des proscriptions et est donc propriétaire d’une grande partie de Rome. Possédant une grande ambition politique et militaire, il est jaloux de Pompée qui lui vole sa victoire contre Spartacus et son triomphe. Pompée et Crassus sont élus consuls pour l’année 70 avec pour but de remettre en cause la législation syllanienne, et notamment de redonner leurs pouvoirs aux tribuns. Une partie des tribunaux sont également reconfiés aux equites.

 

3- Le commandement contre les pirates (67)

 

En 67, Rome décide de supprimer la piraterie qui sévit depuis de nombreuses années en Méditerranée. Les pirates sont très organisés (places fortes imprenables, en Cilicie notamment) et puissants. Le tribun Gabinius propose de confier à quelqu’un, par le biais d’une loi, un pouvoir d’imperium exceptionnel car s’étendant sur l’ensemble de la Méditerranée et ses côtes. En 67, Pompée obtient ce commandement et, en 50 jours seulement, parvient à régler le problème de la piraterie, devenant ainsi très populaire (sauveur).

 

4- Le commandement contre Mithridate (66)

 

Mithridate est le plus vieil ennemi des romains. Il est le fils du roi du Pont. C’est un souverain hellénistique très cultivé (il parle 22 langues). Il parvient au pouvoir en 111 et a une très grande ambition politique pour son royaume. Selon la légende, il s’immunisait en ingurgitant chaque jour de petites doses de poison pour s’y rendre insensible.

Deux guerres contre Mithridate ont déjà eu lieu : entre 88 et 85, qui l’opposa à Sylla, et entre 83 et 81.

Une troisième guerre débute en 74 : le roi de Bithynie meurt sans héritier et lègue son royaume à Rome. Licinius Lucullus est né vers 115 d’une famille aristocratique riche et puissante. Il est l’espoir des optimates pour s’opposer à Pompée. Il est élu consul pour l’année 74 et obtient la province d’Asie pour lutter contre Mithridate. Il obtient de grandes victoires mais ne parvient pas à s’emparer de Mithridate même. A Rome, des mouvements veulent enlever le commandement à Lucullus. En 66, la loi manilia confie le combat à Pompée. Entre 66 et 63, Pompée combat Mithridate et mène de nombreuses expéditions pour réorganiser la partie orientale du monde romain (il place des rois-clients, créé des provinces…). Ces expéditions, situées au-delà de sa mission première, sont une étape importante de l’expansion romaine.

Le troisième triomphe de Pompée à lieu en 61. Une idéologie le compare alors à Alexandre le Grand (Pompée ne porte pas l’habit habituellement réservé aux triomphateurs mais porte un habit semblable à celui d’Alexandre. De même, il est coiffé à sa manière). Pompée se dit victorieux sur tout les territoires habités (oikoumeni) car il a triomphé sur toutes les mers et sur tout les continents. Il construit pour sa gloire le complexe de Pompée, de 300m de long, et qui comprend entre autre le premier théâtre en pierre de Rome, mais également des portiques, des jardins, un temple à Venus Victrix et une curie (où se fera assassiner César). Pompée n’est pas très bon politique et a donc besoin d’alliés pour faire passer des lois.

 

B- César (63-50)

 

1- Cicéron et Catilina (63)

 

Cicéron est consul en 63. Le procès de Verrès en 70 l’a rendu célèbre mais les optimates lui sont désormais hostiles. Cicéron est une sorte de « Bayrou » : il cherche une 3e voie entre les optimates et les populares.

Sergius Catilina veut obtenir le consulat mais échoue à plusieurs reprises. Il réunit alors les mécontents du système venant de tous milieux (il fait conjuration). En 63, Cicéron est victime d’une tentative d’assassinat. Il tente alors de réprimer la conjuration de Catilina et propose de mettre à mort ses alliés.

 

2- L’émergence de César (avant 60)

 

César est issu d’une famille de la nobilitas. Du côté de sa mère, ses trois oncles ont été consuls. Il est lié par alliance (par sa tante) à Marius et donc aux populares. Il attaque par des procès d’anciens magistrats syllaniens.

César soigne beaucoup sa carrière : En 65, il est édile curule (organise des jeux) et s’endette considérablement pour réaliser des jeux impressionnants et ainsi faire progresser sa carrière. En 69, lors des funérailles de sa tante, on revoit Marius par le jeu des masques funéraires, ce qui marque les esprits et ajoute à son prestige. En 63, il est élu grand pontife, puis, après avoir été pro-préteur en Espagne, il rentre à Rome en 60.

 

C- Le premier Triumvirat

 

César propose a Crassus et Pompée une alliance secrète. Chacun apporte ce qu'il a :

  • Crassus → L'argent

  • Pompée → La gloire

  • César → Le consulat

 

Caton (arrière petit fils de Caton l'Ancien) est un des opposants de César. Il veut conserver les valeurs de Rome (moralité, rigueur..). C'est un des leaders des optimates. Il bénéficie d'une parole importante au Sénat, c'est un leader d'opignon. Dans ce consulat de 59, il fait tout pour mettre en place un consul qui est censé bloquer César : Bibulus. Caton tente aussi d'utiliser Lucullus contre César, mais il se retire de la vie politique. En 59 César fait passer les mesures pour lesquelles il a été élu. Caton, l'opposant, est cahssé de l'assemblée

César prépare son pro-consulat de manière très soigneuse. Il cherche des appuis à l'exterieur de Rome. Il en trouve auprès d'un, patricien Claudii. César va se faire adopter par un plebien pour pouvoir participer aux elections de tribuns. Il épouse Calpurnia, dont le père sera consul en 58. Le sénat manœuvre pour ne pas lui donner un grande province militaire. Mais cela n'aboutie pas et César obtient la Cisalpine, Transalpine et l'Illyrie. Il obtient alors 4 légions pour une durée de 5 ans. César pense qu'il va trouver un peuple à attaquer pour obtenir la gloire militaire. Ce son les gaulois qui lui donneront cette occasion

En 58, les Eduens, alliés des romains, demandent de l'aide à Rome. César va alors entrer en Gaule et la conquérir. César va soigner sa communication. Il mène ses expéditions à des fins de propagande. En 55 il effectue un débarquement en Bretagne pour être le premier conquérant à y mettre les pieds. Il traverse aussi le Rhin. Quand un général est victorieux on lui donne des supplications (remercier les dieux pour les conquêtes). Caton s'oppose a ces supplications et veut le livrer aux Germains car il estime qu'en franchissant le Rhin César s'en est pris à un peuple neutre. En 52, César vient a bout de Vercingétorix.

 

D- Rome dans la tourmente (60-50)

 

Cette période est symbolisée par la fin du Triumvirat. En 56 l'alliance est reconduite. César espère une chose, il veut un commandement prolongé de 5 ans. Cassus et Pompée décident de se porté au consulat. Ils sont élus pour l'année 55. Ils vont alors octroyer à César 5 ans de commandement supplémentaire. Ils vont se donner eux même deux provinces :

  • Pompée : Province d'Espagne + 7 Légions

  • Crassus : Mésopotamie + 7 Légions

Pompée va rester a Rome et commander à distance. Crassus, lui, par pour la Mésopotamie, il va être massacré et lui même va être tué. C'est la fin du Triumvirat. En 54, Julia, la fille de César et femme de Pompée meurt. Désormais plus rien ne lie les deux hommes.

Des violence émergent a Rome. Dès 58, Claudius va faire voter des loi populaire. Il met aussi en place un sorte d'armée pour « bastonner » ses opposants. Il supprime ses opposants (Cicéron exilé, Caton envoyé à Chypre). En 56 il commence a s'en prendre a Pompée ce qui favorise l’émergence d'une seconde bande. En 52 Claudius rencontre par hazard une bande adverse et est tué.

En 52, le sénat propose à Pompée d'etre consul unique. Le commandement de César touche a sa fin. On assiste alors a un regroupement autour de Pompée par peur de César. On craint sa puissance et ses troupes.

 

IV- Du déclenchement de la guerre civile à la mort de César (49-44)

 

A- Vers la guerre civile

 

On souhaites que César se démette de son commandement. Mais il refuse de rentrer a Rome en simple particulier. César espère obtenir un nouveau consulat pour l'année 49. Il y au sénat des luttes entre les opposants et les partisans de César (Marc Antoine).

Début 49, on tente un compromis, mais les opposants vont faire passer un ultimatum. Les partisans qui ont été chassé du sénat n'ont pas pu opposer leur veto. Dans la foulée Pompée obtient les pleins pouvoirs et César est déclaré ennemie publique. César attendait ce prétexte, l’expulsion des tribuns lui donne une légitimité. Le 10 janvier 49, il franchis le Rubicond à la tête de ses troupes.

 

B- César Contre Pompée

 

César a relativement peu d'hommes avec lui. Mais ce sont des hommes de grande valeur. Il avance rapidement sur Rome. Les légions de Pompée sont en Espagne. Il décide alors de se retier vers Capoue en Campanie. Un mois après Pompée part pour les Grêce, le temps joue pour lui, il essaye donc d'en gagner. Pendant ce temps César est à Rome. Il se caractérise pas sa clémence, il pardonne et ne tue personne.

En 49 César laisse le commandement à Marc Antoine et part en Espagne ou il vainc les armées pompéiennes. Fin 49, il repasse à Rome et se fait élir consul pour l'année 48. Il part ensuite à la poursuite de Pompée.

Le bilan des forces est désormais favorable à Pompée. César a du mal a traverser la mer. Mais il parvient tout de même a assieger la ville ou se trouve Pompée. Mais Pompée va le battre, en lui tuant peu d'hommes. César fuit alors vers l'Est. Pompée le poursuit pour lui porter le coup de grâce. Pompée et César se battent alors à Pharsale. L'armée de César parvient a être victorieuse alors qu'elle était en infériorité numérique. Pompée s'enfuit presque seul. César se montre clément et rend leur fonction aux magistrats.

Pompée fuit en Orient. Il pense pouvoir trouver du soutient en Egypte au près de Ptolémée XIII un jeune garçon d'une dizaine d'année. Ce dernier régnait avec sa sœur Cléopâtre, mais cette dernière fut écartée du pouvoir. Pompée est décapité lorsqu'il met le pied en Egypte. César est déçu, il estime que cette mort n'est pas digne d'un grand général comme Pompée. Il va faire monter la reine Cléopatre sur le trone au dépend de Ptolémée. Il va rester quelques années en Espagne.

En 47 il remonte vers le royaume du Pont où Pharnace essaye de remettre en place le royaume de Mithridate. Lors de l'été 47 César est de retour à Rome. Mais il doit retourner vers l'Afrique où Caton et Mettelus Scipion ont réorganisé des armées. César les vainc. En 46 César est à Rome. Et en 45 il retourne en Espagne pour lutter contre les fils de Pompée.

 

C- César à Rome

 

En 46 César célèbre ses 4 triomphe (Gaule, Égypte, Pont et Afrique). César préparait une très grande expédition pour venger Crassus.

Il met en place un calendrier solaire qui restera en place jusqu'au XVIe siècle. Il construit aussi un forum. Il souhaitait aussi détourner le Tibre et modifier le statut juridique de nombreux habitants. Il porte le Sénat a 300 membres et y intègre des Celtes. En 48 il a recours à la dictature et se fait nommer dictateur pour 1 an, puis pour 10 ans et enfin dictateur perpétuel. Il se fait donner les pouvoirs de tribun de la plèbe. Il prend aussi le pouvoir des censeur. Il se fait imprimer sa propre monnaie.

Le 15 mars 44, César rassemble le sénat dans la curie de Pompée. Il est assassiné. Il reçoit 23 coups de couteau et s'effondre devant la statue de Pompée. Très vite son testament est révélé, presque tout est donné au peuple. Lors de sa crémation l'émotion est très forte. Les conspirateurs sont considérés comme des assassins et non comme des libérateurs. Octave devient le fils de César par testament


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (15)

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